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vendredi 25 juin 2010

Flash info

Quelle semaine ! La France et l'Italie éliminées du mondial, Didier Porte et Stéphane Guillon virés de France Inter, même en Angleterre ils en parlent, (et Didier Porte embauché par Arrêt sur images), Et pourtant elle tourne supprimée, une campagne de pub Aussiebum à Paris, une pub Orangina un peu originale, et Steve Jobs qui nous apprend à tenir un téléphone ("Ne le tenez pas comme ça !" a-t-il répondu à quelqu'un qui se plaignait de problèmes de réseau avec son iPhone 4). Et le match de tennis le plus long de l'histoire, qui a même droit à sa page Wikipédia. Et dimanche Allemagne Angleterre, il y aura de l'ambiance en ville...

Franchement, si j'étais journaliste, je serais content.

lundi 3 novembre 2008

Hello, I'm No On Prop. 8

Coucou,

Demain, on va voter en Californie, dans l'Arizona et en Floride. Trois référendums pour lesquels un vote « oui » vise à inscrire dans la constitution de l'état une interdiction des mariages pour les couples du même sexe, et même, un Floride, l'interdiction de la création de statuts équivalents au mariage pour ces couples (donc pas d'union civile possible non plus).

Au passage, sachant que le mariage gay est déjà interdit par la loi en Floride, savoir qu'ils font un référendum pour modifier la constitution pour l'interdire « encore plus » donne vraiment une super image des gens tolérants qui vivent là-bas.

Comme toute campagne électorale, et encore plus comme toute campagne américaine, celle sur la « Proposition 8 » du nom du texte soumis au référendum en Californie, a donné lieu à pas mal de publicités télévisées de la part des partisans de l'interdiction, et de leurs opposants. J'en poste ici deux, de la même série, qui parodient les publicités bien connues pour une grande marque de produits électroniques chers mais qui brillent alors on les achète quand même.





C'était donc le premier. Et dans le même genre, une autre version...





Et voilà, c'est tout pour ce soir. On verra dans quelques dizaines d'heures ce qu'il adviendra de tout ça, et puis comme un autre vote a lieu dans le même pays au même moment, on saura en plus qui sera le prochain maître du monde, youpi !

(Et moi je vais essayer de vous parler un peu de grands-huits pour changer.)

jeudi 13 décembre 2007

Des machines et des pommes (suite et fin)

(Suite et fin de la biographie d'Alan Turing commencée ici.)

En mai 1948, Alan Turing devient directeur adjoint du laboratoire d'informatique de l'université de Manchester. S'en suivent des années de recherches assez floues, entre reprise d'anciens sujets et exploration de nouveaux domaines. Mais l'idée de construire une machine capable de penser, toujours cette idée de « construire un cerveau », donc, allait se retrouver dans une de ses publications les plus connues.

En 1950, dans Computing Machinery and Intelligence, Alan Turing décrit un test qui le rendra une fois de plus célèbre. La référence en matière de test d'intelligence artificielle de nos jours... Le fameux test de Turing. Qui est somme toute assez simple : un humain est face à un ordinateur, il écrit des questions, les réponses sont affichées sur l'ordinateur. Si l'humain est capable dans un temps raisonnable de dire s'il communique avec un autre humain par l'intermédiaire de l'ordinateur, ou s'il est en train de communiquer avec un système d'intelligence artificielle, le test est raté. Si l'humain n'arrive pas à faire la différence, le système a passé le test.

Autant vous le dire tout de suite : jusqu'à présent, aucun système d'intelligence artificielle n'a passé le test de Turing. Mais un jour, peut-être...

Statue d'Alan Turing à Manchester
Alan Turing consacrait la plupart de son temps à ses recherches, mais n'avait rien contre l'une ou l'autre rencontres occasionnelles. Il se rendait régulièrement sur Oxford Street à Manchester, se demandant s'il n'était pas trop risqué de faire une proposition à untel. Nous sommes en Angleterre, dans les années 50, ce n'est pas si anodin. C'est tout de même comme cela qu'il rencontrera Anrold Murray. Hélas pour lui... Arnold « renseignera » un voleur (un certain Harry) qui cambriolera l'appartement de Turing. Turing porte plainte au commissariat. Il n'aurait pas dû. Le voleur expliquera qu'Arnold lui a dit comment cambrioler l'appartement de Turing, où Arnold faisait « des trucs » avec Turing. Quand on demande « quels trucs ? » à Turing, celui-ci raconte ses relations homosexuelles. Et c'est Turing qui sera condamné, le 31 mars 1952. Il a le choix entre une peine de prison ou une période probatoire d'un an pendant laquelle il doit subir une série d'injections d'œstrogènes. Il choisira la deuxième solution, voulant poursuivre ses travaux. Ce qui sera assez difficile, sa condamnation pour son homosexualité le faisait mal voir dans le milieu scientifique (ou dans l'Angleterre en générale). En période de Guerre froide, les services secrets, qui l'employaient encore, n'apprécient pas beaucoup, surtout avec son goût pour les rencontres à droite à gauche... Et si un espion en profitait pour lui dérober quelques secrets ?

Il entame ensuite une psychanalyse, voyage à Corfou ou en Scandinavie (à la recherche de rencontres). La fin ressemble plus à un roman qu'à une vraie vie, mais pourtant... Au printemps 1954, après avoir consulté une diseuse de bonne aventure dans une fête foraine, il ne parle presque plus. Le 8 juin 1954, sa femme de ménage le découvre mort dans sa chambre de Wilmslow, dans le Cheshire : il a croqué dans une pomme qu'il avait auparavant trempée dans du cyanure. Il avait 42 ans. (42, comme c'est curieux.)

Sa mère n'a jamais cru au suicide, et a toujours soutenu que sa mort était accidentelle : le cyanure était là pour les expériences de chimie que menait Turing en amateur, il en a avalé parce qu'il n'était pas assez prudent.

Mais personne d'autre n'y croit vraiment... Croquer dans une pomme trempée dans du cyanure, ça n'arrive pas par accident.

Une pomme dans laquelle on a croqué. Un symbole pour informaticiens. Ça ne vous rappelle rien ? Si, évidemment : le logo de la société Apple, qui était au départ aux couleurs de l'arc-en-ciel... ou du drapeau arc-en-ciel ? Alors, référence à Turing ou autre explication ? Le logo de la firme à la pomme a été créé en 1977, pour le lancement de l'Apple II. Officiellement, bien entendu, rien à voir avec Turing. La pomme croquée symbolise « l'acquisition de la connaissance » et les couleurs de l'arc-en-ciel doivent rappeler que l'Apple II a un affichage en couleurs de qualité. Et officieusement ? Rien non plus semble-t-il, même si beaucoup le soupçonnent.


Mais on peut en douter. Pour les couleurs, c'est vite vu : le drapeau arc-en-ciel n'a été utilisé par la communauté gay qu'à partir de 1978. Et la pomme croquée ? Il serait quand même assez douteux d'utiliser comme logo pour une toute jeune entreprise un symbole du suicide d'un grand informaticien... Si vous voulez quand même une explication officieuse, il paraît que des gens chez Apple racontent que la pomme du logo est une référence à la seule nourriture que pouvaient se payer les tous jeunes et à l'époque pauvres fondateurs. Bref, si vous créez votre start-up aujourd'hui, je vous suggère d'utiliser des ramens comme logo. Ça le ferait, non ?

Qu'est-ce que je disais dans l'accroche de l'article, au fait ? Que la vie d'Alan Turing n'était « pas banale pour un sou. » Vous me croyez, maintenant ?

mercredi 12 décembre 2007

Des machines et des pommes

Et si on parlait un peu d'un des hommes les plus importants du XXe siècle ? L'air de rien, il a accéléré la fin de la Seconde guerre mondiale et est un des pères de l'informatique... Tout le monde ne peut pas en dire autant. En plus, il a une vie pas banale pour un sou. Voici donc l'histoire d'Alan Turing.

Le petit Alan Mathison Turing (parce qu'il était bien petit un jour) naît le 23 juin 1912, à Paddington, à Londres. Son père, Julius Mathison, n'est pas là : il est collecteur d'impôts aux Indes. Il est élevé, comme son frère aîné John, par sa mère, Ethel Sara Turing.

À l'école, Alan n'est pas très bon. Il apprend certes à lire assez rapidement, mais ne se passionne que pour les nombres et plus généralement les mathématiques. À tel point qu'il n'écoute même pas en cours d'instruction religieuse, la honte !

À l'internat, il fait la connaissance du premier homme de sa vie, pourrait-on dire. Christopher Morcom, qu'il rencontre en 1928, âgé d'un an de plus que Turing, partage ses passions pour l'astronomie, les mathématiques et la théorie quantique (ils devaient pas être rigolos tous les jours). Turing était fasciné par Morcom (plus doué que lui en cours), amoureux même, et la mort à 19 ans de Morcom l'a évidemment touché.

Turing continue ses études, il entre au King's College à Cambridge en 1931. Comme quoi il n'était pas si nul que ça... Du moment qu'il pouvait faire des maths, ça allait même plutôt bien.

Alan Turing
Il s'intéresse aux travaux de von Neumann sur la mécanique quantique (en 1932), se sent proche du mouvement anti-querre de 1933, économiquement il est plutôt d'accord avec Keynes (le brave garçon), fréquente le milieu homosexuel du King's College (comme quoi il y avait un milieu homosexuel au King's College à Cambridge à l'époque, qui l'eut cru), fait de l'aviron, de la course à pieds, il a même un petit bateau (comme Dexter, quoi).

Ses travaux sur la théorie des probabilités lui valent un certain nombre de prix reçus entre 1934 et 1936. On l'imaginait devenir un mathématicien pur et dur, mais Turing se passionnait depuis quelques années déjà pour la logique. Il apprend la théorie de Bertrand Russell, puis découvre les travaux de Gödel et son fichu théorème d'incomplétude (qui dit en gros qu'une théorie suffisante pour faire de l'arithmétique contient toujours des énoncés qui ne sont pas démontrables, et dont la négation n'est pas démontrable non plus, bref des énonces sur lesquels on ne sait rien et ne saura jamais rien). Turing se sert des arguments de Gödel pour répondre à un autre grand problème de la logique, joliment baptisé Entscheidungsproblem ou Problème de la décision, dû à Hilbert (le monsieur de l'hôtel de l'infini, si ça vous dit quelque chose) en 1928. En gros (en énorme, même), il est question de savoir s'il existe (au moins en principe), une méthode définie permettant de décider si une assertion mathématique est démontrable. Suspense... Existe-t-il une méthode, ou pas ? Suspense... Turing propose une réponse en 1936, la même qu'un certain Alonzo Church (pas de bol pour Turing, c'est la réponse de Church qui a été publiée en premier). Mais tous les deux ont répondu que non, il n'existe pas.

Ce qui est intéressant, c'est la technique utilisée par Turing. Il a voulu décrire ce que pouvait être cette méthode définie permettant blablabla... Et il a eu l'idée génial de raisonner en termes mécaniques, matériels, en imaginant une machine qui lit des symboles sur un ruban de papier, et peut aussi écrire, et arrive comme ça à calculer un truc précis... Mieux, on peut faire une machine (de Turing, puisqu'il est bien question de ce que l'on appelle encore aujourd'hui machine de Turing) universelle, qui peut simuler le fonctionnement de toutes les machines de Turing. Exactement comme un ordinateur peut exécuter n'importe quel programme, pour peut qu'on lui donne du code à interpréter.


Dessin sur la machine de Turing
Et la machine Turing devint la base de presque toutes les démonstrations en informatique théorique. Un truc qui peut tout faire ! C'était révolutionnaire à l'époque, évidement aujourd'hui à l'heure des ordinateurs portables ça impressionne moins...

Au passage, toute la théorie de Turing, avec cette machine universelle à qui l'on peut fournir une sorte de code de programme pour qu'elle fasse ce qu'on veut, date de 1936, comme déjà dit. Soit neuf ans avant que les avancées en électronique permettent de mettre tout ceci en pratique, et de se rendre compte à quel point Turing était génial.

En septembre 1936, Turing arrive à l'université de Princeton. Il y étudie l'algèbre ainsi que la théorie des nombres qui lui fournira un sujet de thèse de doctorat. Parallèlement à ces travaux théoriques, il se lance aussi dans le concret : il met notamment au point une machine capable de crypter des messages en multipliant des nombres binaires... La cryptographie était d'ailleurs d'autant plus à la mode à l'époque que l'on commençait à entrevoir des risques de guerre avec l'Allemagne nazie.

En 1938, il retourne à Cambridge, suit les cours de philosophie des mathématiques de Wittgenstein (il a fréquenté de ces gens !), soutient l'entrée en Grande Bretagne d'un réfugié juif allemand, travaille secrètement pour le Départmeent de cryptographie britannique, appelé alors Government Code and Cypher School. En octobre, il assiste à la projection de Blanche-Neige et les sept nains, le premier long métrage animé de l'Histoire. Vous savez, avec la méchante sorcière qui empoisonne une pomme...

Et il commence à s'intéresser aux moyens de casser les message codés par les Allemands avec leur machine Enigma. Quelques informations bien utiles fournies par des mathématiciens polonais en 1939 permettent aux travaux d'avancer, et avec l'aide de W. G. Welchman, un autre mathématicien de Cambridge, Turing (qui a quand fait la plus grande part du boulot) met au point une méthode permettant de déchiffrer tout message codé avec Enigma, pour peu qu'une petite partie du texte ait été devinée correctement. Dès 1940, le déchiffrage de messages codés avec Enigma devient un travail de routine, qui par exemple de comprendre les messages utilisés par la Luftwaffe.

Les messages codés avec une version légèrement différente d'Enigma par la marine allemande étaient eux plus difficiles à déchiffrer. Turing arriva nénamoins à casser le code fin 1939, mais l'utilisation pratique de sa méthode ne put commencer qu'en 1941. Pas de chance, en 1942 les Allemands modifient leur code et les Anglais ne peuvent plus rien décoder. Alan Turing était une des stars (si ce n'est la star, ou le « père spirituel ») de Bletchley Park, le QG britannique de la cryptographie. Il demandé une de ses (jeunes) collègues, Joan Clarke, en mariage. Elle accepta... Mais c'est Turing qui refusa finalement peu après, lui expliquant qu'il était homosexuel. Turing part alors aux États-Unis, et arrive avant son retour en Angleterre en mars 1943 à re-casser le code. Jusqu'à la fin de la guerre, les Alliés pourront décrypter les communications allemandes.

Turing s'intéresse alors à l'électronique. Avec une ambition : concevoir une réalisation électronique de la machine de Turing universelle. Autrement dit, construire un ordinateur. Cette idée le fascinait. Il avait montré dans ses premiers travaux en 1936 les limites de ce qu'il était possible de calculer, mais il poursuivait néanmoins le but, selon ses propres mots, de « construire un cerveau. » En 1946, son article sur l'ACE ou Automatic Computing Engine est publié (un an après un article sur un sujet similaire de Von Neumann, Turing n'a jamais eu de chance avec les dates de publications, il y a toujours eu quelqu'un pour lui passer devant au dernier moment).

En octobre 1947, Turing retourne à Cambridge. Il s'intéresse à la neurologie et à la psychologie, publie des articles sur ce qui deviendra plus tard les réseaux neuronaux : des mécanismes capables « d'apprendre. »

Turing n'a pas été le premier à réaliser une implémentation concrète d'une machine universelle : c'est à Manchester en juin 1948 que la première réalisation d'un ordinateur selon les principes de Turing a vu le jour, sous la direction de F. C. Williams.

Mais il y avait quand même des courses que Turing arrivait à gagner... Des courses à pied ! Depuis la fin de guerre il s'entraînant régulièrement, à un niveau amateur relativement avancé, et a même failli participer aux Jeux Olympiques de Londres en 1948 ! Hélas pour lui, une blessure l'en a empêché.

Alan Turing
Turing n'avait jamais caché son homosexualité, mais l'ambiance à Cambridge l'incita a être moins secret qu'auparavant. Un étudiant en mathématiques du King's College, Neville Johnson, devint son amant.

Fin de la première partie. Demain, suite et fin de l'article sur Alan Turing, avec au programme : un test, un procès, une pomme.

dimanche 28 octobre 2007

Stohlfrucht

Coucou,

Voici le plus court message jamais posté sur ce blog... Pour vous proposer d'aller regarder cette vidéo tout droit venue de chez Conan O'Brien...

Ah... ces Européens :-)

Bon comme ça fait vraiment très court je vous propose aussi de jeter un coup d'œil à ça, pour voir pourquoi des fois je n'aime pas Apple, et à ça pour voir pourquoi des fois j'aime bien Arrêt sur images. Et puis vous pouvez aussi découvrir la droite bling bling, dont le nom me plaît beaucoup.

Bon dimanche avec une heure de plus en moins, ou le contraire, du moment que je peux dormir c'est du tout bon.

Au fait, l'Elder Wand, en français, c'est la baguette de sureau. Et Shell Cottage, la chaumière aux coquillages. Assez décevant il faut bien le dire.

jeudi 25 octobre 2007

Albus Perceval Wulfric Brian Ciganer-Albéniz

Coucou,

Voici un message que je voulais poster vendredi dernier... Mais je n'ai pas vraiment eu le temps. Je m'y mets maintenant sinon ça ne va plus aller du tout.

Il se passe plein de choses. Deux de ces choses se retrouvent dans le titre de cette note, titre dont je suis très fier, d'ailleurs. Il n'y a pas de quoi, me direz-vous. Vous avez raison.

Albus (et les prénoms qui viennent ensuite), c'est Dumbledore. Mais vous savez tous déjà pourquoi je voulais en parler. Du coup histoire d'être intéressant quand même je vais vous rappeler que c'est demain vendredi 26 octobre que l'on saura comment Jean-François Ménard a traduit Elder Wand et que David Thewlis, qui joue Lupin dans les films, pensait, comme moi, que c'était Lupin qui était gay (enfin au début, évidemment quand on a lu tous les livres...), et pas Dumbledore.

Le nom de famille à la fin du titre, c'est celui de Cécilia. Qui était, avec son ex Nicolas, à la Une des Stuttgarter Nachrichten vendredi dernier. Je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter le journal (très bon journal, d'ailleurs, et cher, 1,40 €, bref un journal allemand typique). Et de prendre la Une en photo pour vous prouvez que je n'invente rien. La photo, vous pouvez la voir ci-dessous.

Là.

Vous ne voyez rien ?

Normal, en fait la photo est toujours sur l'appareil, est l'appareil est à Strasbourg. Mais vous verrez cette photo un jour, je m'y engage.

En remplacement, je vous propose une photo d'une petite chatte blanche qui était dans la prairie sous ma fenêtre il y a quelques temps. C'est peut-être un chat et pas une chatte, certes.

Une chatte blanche
C'est-y-pas tout mignon ?

En parlant de chat, demain sort Leopard. Hé ben vous savez quoi, c'est pas si bien que ça, quand on y regarde de près. Il y a un an Apple nous promettait « Vista 2.0 », en fait c'est plus l'illustration que les employés de Steve (et Steve aussi (Steve c'est Steve Jobs pour ceux qui n'auraient pas compris)) feraient mieux de bosser au lieu de dire du mal des autres (les autres c'est Microsoft).

Dans le TGV vendredi dernier (encore vendredi dernier !) mon voisin avait un iPhone. Il n'arrêtait pas de jouer avec, et j'avais vraiment envie de le lui emprunter. Mais je n'ai pas osé demander, vu comme il parlait à sa femme (« Si tu n'écoutes pas les annonces, on va se tromper de station et je ne veux pas aller à Lyon »... enfin il parlait (mal) anglais « If you don't listen, we'll miss the stop and I don't want to go to Lyon! ») je me suis dit que j'avais raison de le laisser tranquille. Je me suis rattrapé en allant jouer avec un iPod touch dans un (en fait, deux) magasin(s). C'est assez génial, je dois dire. Pour surfer sur le Web (j'ai testé en allant voir mon blog...) en tout cas. J'ai pu zoomer avec deux doigts sur le schéma des grands roues, c'était fabuleux.

Je termine en vous faisant part d'une nouvelle qui m'a perturbé. Il semblerait que notre président se soit exprimé en faveur d'une taxe sur les produits importés de pays (où il ne pleut pas ? non pas du tout) n'ayant pas ratifié le protocole de Kyoto. Bon évidemment pour l'instant c'est un discours et rien de plus, mais quand même, je trouve ça plutôt une bonne idée. Du coup je me demande si je vais réussir à dormir, après ce qu'il m'est arrivé au supermarché cet après-midi... Quelle vie !

samedi 16 juin 2007

Le département de distorsion des statistiques

Coucou,

Dans un épisode du dessin animé Dilbert, le patron demande à Dilbert de tester un médicament contre le « syndrome du box chronique » sur des rats. Finalement le test sera effectué sur un et un seul rat, le budget alloué (zéro dollar) n'ayant pas permis d'en trouver un autre que celui qui traîne toujours chez Dilbert. Seulement voilà, un test effectué sur un rat, ça ne valide pas encore une étude scientifique. Que faire donc de ces chiffres si difficilement obtenus ?

Les porter au département de distorsion des statistiques, bien sûr. Département de l'entreprise dont l'unique employé explique à Dilbert qu'il peut manipuler les chiffres (le chiffre) fourni pour prouver que l'immortalité est possible. Pour ce qui est du « syndrome du box chronique » (une sorte de dépression qui touche les gens travaillant dans des box dans les entreprises, qui se sentent mal de toute façon mais on a décidé que c'était une maladie, ça permet de vendre un remède), tout le monde sait qu'il existe : on en a parlé à la télé, il y a un livre (dont on a parlé à la télé), et maintenant l'étude de Dilbert, même pas besoin de déformer !

Mais pourquoi est-ce que je vous parle de ça ? Et pourquoi maintenant ? Parce que le département de distorsion des statistiques, il existe pour de vrai, et un peu partout.

Quelques petits exemples glanés de-ci de-là (comme je parle bien moi quand je veux !) :

  • En cours de visualisation, lors de la toute première séance d'exercices, on nous a demandé de commenter le graphique suivant :
    Graphique sur des cartes graphiques
    À première vue, la carte graphique représentée par les traits bleus est trois voire quatre fois mieux que celle en rose, je pense que vous êtes d'accord ?

    Mouais. Quand on regarde d'un peu plus près, on voit que l'échelle commence à 0,8 et non pas à 0, et que l'on passe de 1 à 1,6 ou 1,8... Loin des trois fois plus rapide ou trois fois mieux. Pas besoin de trafiquer les chiffres, ils sont parfaitement exacts enfin je pense. Mais on les présente d'une façon qui fait que quand on regarde un peu rapidement, paf on a une impression un peu déformée de la réalité. Ou très déformée.
  • Lundi dernier, Steve Jobs (encore lui !) annonçait que « le meilleur navigateur du monde » allait être, non, était déjà, disponible pour Windows. Safari, le navigateur d'Apple évidemment (qui est moins bon que Firerfox, bien sûr, mais Steve Jobs n'allait quand même pas évaluer un produit Apple à sa juste valeur, et puis quoi encore). Mais Steve Jobs ne faisait pas que dire qu'il était content et que tout était génial, non, il donnait aussi des chiffres. Obtenus avec un standard de test répandu et connu et que tout le monde peut reproduire et tout. Des chiffres qui montrent que Safari est vraiment le plus rapide de tous les navigateurs. Ah bon. On retrouve mêmes ces chiffres sur le site d'Apple. Ils donnent ça :

    Les performances des navigateurs selon Apple
    Ah oui oui Safari est vraiment le plus rapide pour cette « HTML Performance » qu'on ne sait pas trop ce que c'est, mais quand même, quelle rapidité ! Sauf que... Sauf que quand vous allez utiliser votre navigateur, dans la vraie vie de l'internaute de tous les jours, vous ne verrez pas ces différences. Safari n'est pas plus rapide, en général, pour un utilisateur. Pourquoi ? Parce que le test est effectué dans des conditions très particulières et teste quelque chose de très particulier (pour ce test-là : le temps écoulé pour afficher totalement un certain nombre de pages Web simples). Mais quand vous naviguez sur le Web, peu importe que la page soit affichée totalement, si la partie qui vous intéresse est déjà visible. Peu importe qu'une page simple soit affichée vite, si celle que vous consultez à trois bandeaux en Flash, deux vidéos, quatre Javascripts etc. Et je ne parle même pas du fait que Safari pour Windows, dans la version actuellement disponible, est tout à fait inutilisable. Et d'ailleurs c'est drôle : 'il passe le test Acid2, mais il n'arrive pas à afficher correctement les résultats d'une recherche Google. Comme quoi, un test, ça ne veut pas dire grand chose.
  • Dernier exemple de statistiques à qui on fait dire un peu tout ce qu'on veut ? Mais les sondages auxquels on a eu droit pendant toutes les campagnes électorales, bien sûr. Pendant les campagnes, et même après... Vous vous souvenez du sondage iTélé-Le Figaro-Machin (dont les Guignols n'arrêtaient pas de se moquer) qui nous expliquait que «65 % des Français ne sont pas choqués par les vacances de N. Sarkozy. » Voilà du sondage intéressant, important, bien fait et bien analysé. Parce que bon entre nous, on comprend bien que si on demande à des gens « est-ce que ça vous choque ? » il y ait pas mal de monde qui réponde « bah non, choquer le mot est trop fort... disons que c'est curieux quand même » et voilà paf une personne qui n'est pas choquée. On nous explique aussi que 65 % des gens pas choqués, c'est génial c'est une énoooorme majorité personne n'est choqué... Alors que ça fait 35 % de personnes choquées par les vacances (les vacances !) de leur président, ce qui est quand même un résultat assez surprenant. Et puis on en viendrait presque à ne plus se demander pourquoi donc on fait des sondages pareils, alors que franchement ils ne servent à rien... Ou alors juste à ne pas parler d'autre chose ?
Tout ça pour dire que les statistiques, on peut leur faire dire ce qu'on veut, et on en trouve des preuves un peu trop souvent à mon goût. Tout ça pour dire aussi que Dilbert c'est très drôle et rarement stupide.

À bon entendeur, salut !

vendredi 8 juin 2007

Stephen Colbert, Harry et un logo

Coucou,

On a appris plein de choses aujourd'hui, ou hier, enfin peu importe. Par exemple, que le logo des JO de 2012 à Londres rend épileptique, enfin la vidéo qui l'accompagne, le logo il est surtout assez moche en fait (comme tous les logos ou presque ?)...

On a aussi appris la date de sortie du 7e et dernier Harry Potter en français : ça sera le 26 octobre 2007, et on a même droit au titre et a une estimation du nombre de pages : Harry Potter et les reliques de la mort (d'après le titre alternatif fourni par JK Rowling, donc), 850 pages pour 26,50 euros. Le nombre de pages est approximatif, le prix est exact (et assez élevé, d'ailleurs).

Il n'y a pas qu'en France qu'on parle d'Harry Potter, mais aussi chez Stephen Colbert. Comme souvent avec Stephen Colbert, j'aime beaucoup.

lundi 28 mai 2007

Hi hi hi

Coucou,

Je suis tombé sur cette vidéo et je dois dire que je la trouve assez drôle. Mais vous connaissez peut-être déjà, en fait. Ce qui peut être amusant avec cette vidéo, c'est de chercher les différences entre Qui veut gagner des millions là-bas et ici. Mis à part la drôle de voix du présentateur (sérieusement je sais pas on dirait qu'il est enrhumé ou un truc comme ça), j'ai bien aimé la petite pub cachée pour AT&T, que j'imagine être un des sponsors de l'émission...

Oui, oui, quand le présentateur dit qu'ils vont appeler le père, il ne dit pas « on va appeler votre père », il dit « nos amis d'AT&T vont nous mettre en liaison », ah oui c'est subtil d'autant que les sous-titres (rajoutés pour l'émission de TF1 dont la vidéo est extraite je crois) oublient un peu ce passage.

AT&T, on risque de bientôt encore en attendre parler, parce que ce sont eux qui vont distribuer l'iPhone d'Apple (attention une vidéo drôle se cache aussi derrière ce lien-là)...

Beh décidemment j'arrête pas de poster sur mon blog, moi !