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mercredi 5 mars 2008

Les machines affranchies du TGV polaire (font des loopings)

Coucou,

Ce week-end j'étais à Nantes. Tout a donc commencé par un voyage en TGV Est (européen, paraît-il), entre Stuttgart et Paris. Avec à côté de moi un monsieur avec un iPhone, et de l'autre côté et en face une famille allemande sans doute typique et insupportable. Papa, maman et fifille partaient en vacances pour la première fois à Paris. Le père voulait dormir dans le train, la fille écouter son baladeur et la mère lire le guide qu'elle avait acheté pour planifier le voyage.

Et le séjour parisien de notre belle famille s'annonçait passionnant... La mère, ayant vu une photo dans le guide, suggère à la fille d'aller aux Galeries Lafayette. La fille : « oh oui il faudra y aller ». Le père : « Quoi ? Ah... ohhh pffff un magasin... ». Deuxième tentative de la mère avec ce qui est signalé par le guide comme « les meilleures crêpes au Nutella de Paris »... La fille a bien noté l'adresse, à côté de « Champs Élysées ».

J'ai même pas envie de commenter. Si ça se trouve c'était des gens tout à fait gentils, ils ont juste voulu me divertir en ayant l'air un peu cruches pendant le voyage.

À Nantes, j'ai pu revoir des amis (c'était le but) et découvrir des machines. Mais pas n'importe lesquelles, non. Les Machines de l'île... Et notamment l'éléphant, qui avait déjà déambulé dans les rues du centre ville pendant un spectacle de la troupe Royal de Luxe, spectacle que j'avais magnifiquement loupé parce qu'à l'époque j'avais préféré rester dans ma chambre et aller au cinéma le soir. Je me suis donc enfin rattrapé tout récemment. L'éléphant, particulièrement impressionnant (et joli) transporte ceux qui le veulent pour un petit tour sur l'île de Nantes, qui est le quartier en train d'être aménagé (il y a encore deux ans il n'y avait absolument rien à y faire, maintenant il y a quelques trucs et bientôt ça sera top génial, vive Jean Marc Ayrault).


Les machines sont en bonne part encore en construction, même si on peut déjà en voir quelques unes parmic elles qui peupleront le manège des Mondes marins, et on a aussi droit à une maquette (assez dingue) et à la branche prototype (assez dingue) d'un projet (assez dingue) prévu pour 2011 : l'Arbre aux hérons. Un arbre (tiens donc) en acier, de 40 mètres de haut, capable d'accueillir 300 personnes (ou un peu plus) sur les chemins qui parcourent ses 22 branches, surmonté de deux hérons géants à bord desquels l'on pourra embarquer pour un petit survol du coin. Il y aura aussi un bar sur une plateforme vers le milieu (en hauteur) de l'arbre.


Je demande à voir en vrai, parce que déjà en maquette de trois mètres de haut c'est... assez dingue.

Pour le retour vers Stuttgart, re-TGV Est évidemment. Plus de famille allemande rigolotte pour me divertir, mais en face de moi un horrible monsieur, qui parlait méchamment au conducteur pour dire « Je suis monté à Paris, pas à Strasbourg » (enfin il se contentait de dire « Paris ! »), qui était vieux gros et écoutait son baladeur MP3 incroyablement fort. Ou alors il avait mal mis ses écouteurs. Ou les deux. C'était insupportable et j'ai d'ailleurs fini par aller me trouver une autre place dans un wagon où il y avait plus de monde et notamment plus d'enfants qui jouaient et qui était pourtant plus calme !

Ce monsieur qui écoutait sa musique hyper fort voulait d'ailleurs se la jouer musicien (je suis sûr que c'était du bluff) avec des baguettes (pour tambour, vous savez...) qui dépassaient de sa sacoche et en lisant des partitions. Il avait aussi un cahier avec ses (quatre) compositions personnelles, dont une baptisées, ô originalité, Les Elfes... Il avait bien noté une mélodie qui devait durer 10 secondes, ça c'était de la composition... Il l'a relue quinze fois pendant le trajet, toujours en écoutant son baladeur à donf'... (ouaip, je parle djeunz).

Arrivé à Stuttgart, j'ai pu prendre des nouvelles de Wilbär, que j'ai hâte d'aller saluer en personne (mais faudra encore attendre quelques semaines pour ça). Car après Knut et Flocke, voici Wilbär...

Il s'appelle Wilbär, il s'appelle Wilbär, Wilbär le troisième ourson polaire ! (À chanter sur un air connu).

Wilbär est, comme son nom l'indique, né à la Wilhelma (le très joli jardin zoologique de Stuttgart) le 10 décembre dernier, et sa maman de l'a pas abandonné, ouf ! Il est choupinou tout plein et a donc gagné le droit d'avoir sa photo ici...


Il n'y a pas que des oursons à Stuttgart, il y a aussi la Frühlingsfest, qui commencera le 12 avril, en présence de l'Olympia Looping, et ça c'est trop la classe.

Je vous laisse avec cette observation concernant les Affranchis, très chouette film d'un petit réalisateur méconnu que certains appellent Martin Scorcese, et que j'ai enfin vu hier soir. Voici une petite réplique en VO, assez représentative du film.

Fuckin' unbelievable! All of them! Every fuckin' girl in my life.

Et voici la version traduite en français d'après les sous-titres (qui contenaient d'ailleurs deux, oui DEUX ! fautes, je suis scandalisé, qui m'a fichu un DVD pareil !!! Certes il a été acheté à la Fnac et était donc probablement piraté, mais ce n'est pas une raison .)

Incroyable. Y'en a pas une pour racheter l'autre.

Traduttore, traditore, paraît-il...

dimanche 27 mai 2007

Patriotisme

Coucou,

Il faut qu'on soit fiers de notre pays, vous savez, ils l'ont dit Nicolas et Ségolène (alors ça, le correcteur orthographique de Firefox connaît Nicolas mais me propose de corriger Ségolène en styrolènes, je suis surpris), on devrait mettre des drapeaux français partout, et être fiers de notre identité nationale, ah non mais alors.

Bon en fait en vrai on ne le fait pas trop. Mais alors s'il y en a qui aiment bien les drapeaux, et qui en mettent partout, et des français s'il vous plaît, ce sont bien nos amis Allemands.

Je me suis promené hier à la gare de Stuttgart. Bon en fait j'allais acheter Télérama. Et je l'ai acheté d'ailleurs. Mais ce qui était marrant dans la gare, ce n'était pas Télérama mais la décoration à l'occasion de l'arrivée du TGV le 10 juin (et du départ officiel d'un TGV vers Paris Est hier aussi je crois).

Oui donc la décoration. Imaginez-vous à, je ne sais pas, ça ressemblait un peu à un meetig du Front national en fait. C'est-à-dire que c'était bleu blanc rouge, mais alors très très très bleu blanc rouge. Dans le grand hall de la gare, des énormes drapeaux partout au plafond, mais plein, plein, plein. Et au-dessus des vitrines de tous les magasins de la gare, des centaines et des centaines de petits drapeaux bleu blanc rouge. J'ai frôlé l'overdose de patriotisme, je vous assure.

La remarque amusante à faire, c'est de se dire que décidémment, les Allemands nous adorent, que l'idée de pouvoir débarquer chez nous à 320 km/h les emplis de joie, et que je serais vraiment surpris si on me disait qu'à Paris Est, ils ont décoré la gare avec des drapeaux « Schwarz-Rot-Gold » partout.