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jeudi 19 mai 2011

Quatre

Quatre ans aujourd'hui que ce blog est né. Et comme à chaque anniversaire, j'essaie de poster un petit message.

Cette fois-ci, je m'adresse plus particulièrement aux germanophones parmi vous, pour leur faire lire deux choses. On commence avec le début d'un roman paru le 29 avril dernier dans le Cannstatter Zeitung. L'histoire d'une jeune femme qui emménage dans un petit appartement au dernier étage d'un immeuble de la Reinsburgstrasse à Stuttgart.

Roman 1Et la suite...
Roman 2Vous comprendrez pourquoi cela m'a fait sourire...

Comme j'en suis à poster des trucs en allemand (promis je parle d'autre chose après, il y aura même des images), je vous laisse aussi savourer deux textes parus dans le dernier (c'est-à-dire celui de mai 2011) journal du théâtre d’État du Bade-Wurtemberg. Le scénario d'horreur me plaît tout particulièrement, surtout la fin...

ZukunftsvisionenBon assez parlé, maintenant des images.

D'abord un coucher de soleil à Noordwijk, pour être poétique.

NoordwijkEt puis comme la poésie c'est pas tout et qu'il n'y a pas d'ouverture de magasin Abercrombie & Fitch prévue à Stuttgart ces temps-ci, une reproduction d'un flyer distribué à l'occasion de l'ouverture prochaine d'un magasin ES Collection, qui est un peu un Aussiebum espagnol, et qui a la bonne idée de s’installer tout près de chez moi.

ES CollectionJe sais bien ce que vous pensez, ce sont de très chouettes maillots de bains.

samedi 20 juin 2009

Du vert et d'autres couleurs

Voilà deux semaines que l'on connaît les résultats des élections municipales à Stuttgart, et je n'ai même pas encore pris le temps de vous tenir informés. Après deux jours de dépouillement (hé oui c'est long de compter toutes les voix quand on a un système aussi compliqué). Cela dit ça valait la peine d'attendre, les résultats étant assez funs... Et même presque surprenants. Parce que bon Stuttgart c'est un peu un exemple typique de ville conservatrice, avec des gens riches dans des grosses maisons même pas bleues mais sur des collines, qui travaillent chez Porsche ou Bosch, roulent en Mercedes, et vont à l'opéra. Alors savoir que la CDU fait un bon score et même arrive toujours en tête, ça n'est pas un vraiment étonnant.

Sauf que cette fois, non. La CDU est deuxième. Mais qui a bien pu passer devant ? Les sociaux-démocrates ? Nooooon vous n'y pensez-pas... Ce sont les Verts, enfin les Grünen, qui sont devenus numéro 1 au conseil municipal. Et font du même coup de Stuttgart la première capitale de Land verte d'Allemagne. Il y avait déjà un certain nombre de villes « vertes » dans le coin, par exemple Fribourg (depuis longtemps je crois) ou Tübingen, mais une capitale, non, ça c'est inédit.

Signe dune prise de conscience écologique des habitants ? En fait pas trop... Les Verts font bien leurs meilleurs scores dans les quartiers jeunes et/ou étudiants, mais ça ne suffit pas pour arriver en tête. En fait s'ils s'en sortent si bien, c'est (vous avez noté l'allitération) apparemment en très large partie à cause de (grâce à ?) l'opposition au grand projet Stuttgart 21, soutenu par la CDU et la SPD, officiellement démarré depuis 15 ans et qui en gros consiste à remplace la gare de Stuttgart (en mode terminus : les trains doivent repartir en sens inverse, façon gares parisiennes) par une gare de passage, et sous-terraine. Un gros d'énormes et chers travaux pour une bonne dizaine d'années. Et plein de gens n'aiment pas trop, soit par principe, soit parce que les détails du projet (nouvelles constructions autour de la gare, nouveau plan de circulation des trains) ne leur plaît pas vraiment (en gros on ira plus vite à l'aéroport, mais les lignes régionales n'en sortiront pas vraiment toutes renforcées). Les Verts ayant fait campagne en promettant un référendum sur le sujet, ils ont su convaincre un certain nombre de mécontents. Et finissent donc en tête avec 25,3 % des voix, 24,3 pour la CDU et 17 our la SPD.








Je vous ai promis d'autres couleurs... Des couleurs d'actualité, puisuqe nous sommes au mois de juin et 40 ans après les émeutes de Stonewall (40 ans dimanche prochain pour être exact). Anniversaire qui a motivé Google, qui célèbre le traditionnel mois des gay prides à sa façon. Petite démonstration en cherchant « gay » ou « stonewall »... Ça marche aussi pour « sf pride », mais pas pour « Tales of the City » ou « Matthew Mitcham » (mais dans le dernier cas de toute façon c'est surtout la recherche d'images qui est intéressante). Je vous avais promis plein de couleurs, j'ai tenu promesse. J'aurais aussi pu vous proposer d'admirer un des tableaux bizarres du musée d'Orsay, mais ça sera une prochaine fois.

J'avais terminé mon dernier message en promettant de vous exliquer comment les Stuttgartois font pour mettre des visages sur les noms des listes électorales, je n'oublie pas, vous saurez tout, bientôt. Promis.

lundi 1 juin 2009

Briefwahl

Le 7 juin, il va se passer plein de choses. En France, la fête des mères. Dans l'Union européenne, on va voter pour le Parlement européen (enfin certains pays bizarres comme l'Irlande auront déjà voté avant). Et à Stuttgart, il y aura les élections municipales.

Et tout ça est fort intéressant... En tant que citoyen de l'Union mais d'un autre pays résident à Stuttgart, j'ai le droit de :
- voter pour le Parlement européen dans mon pays d'origine ou, si j'en fais la demande, à Stuttgart (on notera qu'aucun contrôle ne sera fait pour savoir si je n'ai pas voté deux fois, une fois en France et une fois en Allemagne, mais que je dois m'engager sur l'honneur à ne pas tricher)
- voter pour les élections municipales de Stuttgart.

On notera que les étrangers originaires de pays non-membres de l'Union européenne, même travaillant ici et même résidents depuis très longtemps (voire nès ici de parents étrangers), n'ont pas forcément le droit de vote (voire forcément pas si j'ai bien suivi). Bref je suis super privilégié :-)

Et c'est de ces élections municipales que je vais vous parler. Devant rentrer en France le 7 juin, j'étais bien embêté parce que je pensais que zut, je ne pourrais pas profiter de la possibilité de voter ici. Et je ne vois pas vraiment à qui je pourrais raisonnablement donner procuration ici. Mais les Allemands ont tout prévu, et notamment le vote pas correspondance. C'est simple : vous recevez un beau jour un papier par la poste qui vous dit que vous pouvez voter, et si vous le retourner en cochant la bonne case, on vous envoie les documents pour voter par correspondance. Plein de beaux documents que je m'en vais vous présenter. Ça sera au passage l'occasion de découvrir comment marchent les élections municipales par ici.

Ce que l'on reçoit quand on veut voter par correspondance, c'est une grande enveloppe avec plein de choses dedans. Notamment deux petites enveloppes jaunes. Une qui va servir à tout renvoyer quand on aura voté (pas besoin d'affranchir, c'est pratiqueà).

Enveloppe
Et une autre enveloppe jaune, tout symbolique et émouvante, qui est la vraie de vraie enveloppe pour voter, dans laquelle on glisse délicatement son bulletin (de vote, parce que vos notes de premier trimestre de 6e intéressent en fait assez peu les autorités non parentales, il faut bien se le dire).

Enveloppe aussi
On reçoit en plus de ça une feuille (jaune, encore !) à signer pour certifier que cest bien moi et pas mon frère ou mon ennemi qui a voté, ou que c'est bien moi avec l'aide d'une tierce personne qui a voté parce que je ne pouvais pas le faire tout seul. Et une autre feuille d'instruction, qui ressemble à un mode d'emploi pour un appareil électronique, avec des jolies couleurs, et qui explique bien qu'il faut mettre le bulletin dans l'enveloppe bleue et l'enveloppe bleue dans l'enveloppe rouge. Sauf que pas de bol, les deux enveloppes sont jaunes.

Instructions
Quelqu'un aura sans doute oublié d'actualiser la fiche d'instruction depuis le dernier vote. Pas de bol.

Et ce fameux bulletin, à quoi ressemble-t-il ?

Tous les bulletins sont exactement au même format, et présentés dans un (grand) carnet dont les pages peuvent se détacher pour choisir le bulletin que l'on veut. Chaque liste a droit à une longue page, et la couverture du carnet rappelle comment on peut voter.

Instructions encore
Et c'est là que ça devient amusant. J'essaie de vous résumer le principe.

Il s'agit d'élire les 60 membres du conseil municipal, et chaque électeur a ainsi 60 voix. Oui, 60. On peut donner toutes ses voix à une liste, ou les répartir entre les différents membres des différentes listes. Si c'est le cas, on peut soit glisser plusieurs listes dans l'enveloppe et rayer les noms des gens pour qui on ne veut pas voter, ou bien ne glisser qu'un bulletin et ajouter les noms des autres gens pour qui on veut voter. Jusuqe là ça ressemble assez à ce qui passe dans les villages ou les petites communes en France.

Mais ce n'est pas tout. On n'est pas obligé de choisir 60 personnes à qui on veut donner les 60 voix. On peut aussi répartit les voix autrement, et donner à chaque candidat 1, 2 ou 3 voix en mettant une croix ou un 1, un 2 ou un 3 dans la case à côté de chaque nom. On a le droit de donner moins de 60 voix en tout, mais pas le droit d'en donner plus que 60.

Ce qui promet des séances de dépouillement absolument passionnantes...

Je ne vais pas vous montrer toutes les listes parce que ça serait un peu long, mais je vous en donne la liste quand même...

  • CDU, les conservateurs actuellement majoritaires,
  • SPD, les sociaux-démocrates en 2e position, (les couleurs sont un peu françaises parce que les deux aiment bien se présenter en rouge en fait)
  • Die Grünen, bref les verts, 3e et en forte progression en 2004, et cette fois qu'en sera-t-il-je-me-le-demande...
  • Freie Wähler, les électeurs libres ! Des gens qui se sont regroupés sur une liste sans être membres d'un parti. Ils sont assez importants dans le Bade-Württemberg et la Bavière
  • FDP, les libéraux,
  • Die Republikaner, des très conservateurs voire extrémistes de droite,
  • Die Linke, des très à gauche,
  • Un groupement indépendant Stuttgart Ökologisch Sozial,
  • une liste qui n'a que 26 membres mais un nom rigolo : Allianz Graue Panther und Freunde, les panthères grises et leurs amis !
  • Weltaktion, une liste qui compte... un et un seul membre.
Je ne vais pas toutes vous les montrer parce que je n'ai pas que ça à faire non plus, mais pour votre culture et pour soulager votre curiosité (je vous entends trépigner...), voici la liste SPD :

Liste SPD
On notera bien la place libre en-dessous pour ajouter des noms d'autres listes, et la case à droite de chaque nom pour mettre le nombre de voix attribuées.

Comme vous pouvez le constater, le vote est très personnel, puisque l'on peut vraiment choisir qui dans la liste aura des voix et qui n'en aura pas. Et d'après les discussions que l'on a au bureau, il semble bien que les gens ne se privent pas de sélectionner minutieusement celui ou celle qui aura une, deux ou trois voix, et ceux qui n'en auront pas. Selon quels critères ? Et surtout, dans une grande ville, comment fait-on pour mettre une tête sur tous ces noms ? C'est ce que je vais tenter de vous montrer... mais dans un prochain message, parce que celui-ci commence à se faire long.

lundi 4 mai 2009

Mahonet

Coucou,

Ce dimanche, en (re)visitant la Staatsgalerie à Stuttgart, je me suis retrouvé face à un tableau fort perturbant. Je ne sais pas si, comme moi, vous avez toujours du mal à vous rappeler lequel des deux est Manet est lequel est Monet. Moi si. Édouard et Claude, Claude et Édouard, je mélange. Je pensais que la visite du musée, avec une salle consacrée aux impressionnistes français, m'aiderait à dissiper la confusion.

Pas du tout.

Parce qu'il y a un tableau de Manet exposé à Stuttgart qui est assez terrible. Bon, en vrai il n'est pas si mémorable que ça, surtout si on le voit dans la reproduction de pas géniale qualité que j'ai trouvée dans le catalogue en ligne du musée.


On y voit Monet peignant. Et sa femme, Camille, à côté. Vous noterez qu'autant Camille a un visage vaguement reconnaissable, autant Monet n'existe que par sa barbe... Mais peu importe. Ce qui est vraiment perturbant, c'est que l'on est face à un tableau de Manet représentant Monet peignant. Manet a peint Monet peignant. On ne nous dit pas ce que Monet peignant. peignait... J'imagine qu'il devait peindre Manet en train de le peindre. Manet peignant Monet peignant Manet peignant etc., c'est un truc qui se programmerait bien avec une fonction récursive... Ou un Raymond Devos à portée de clavier.

Et ça me donne envie de copier ici une reproduction du Triple Self-Portrait de Norman Rockwell, je trouve ça assez approprié, même si le tableau n'est pas exposé à la Staatsgalerie, mais au Norman Rockwell Musuem à Stockbridge, m'apprend une rapide recherche.


Je termine en précisant que si vous avez interprété le titre de ce message comme un signe de ma future conversion à l'islam, vous faites erreur, je n'ai aucun projet du genre.

dimanche 29 mars 2009

Assis-debout

Ça ne va pas du tout à l'opéra de Stuttgart... La première de Lohengrin, qui a lieu ce soir et à laquelle je n'irai pas, aura lieu en l'absence du metteur en scène. Pire, l'affiche précise que la mise en scène est « d'après Stanislas Nordey », et pas « de Stanislas Nordey. » (Parce que c'est de ce monsieur Stanislas Nordey qu'il est question, un Français apparemment connu.)

Le Monde en a même fait un article. La journaliste ne mâche pas ses mots : « à l'Opéra de Stuttgart, c'est la consternation. » Le metteur en scène qui part à quelques jours de la première, vous imaginez bien le drame. Qu'a-t-il bien pu se passer ?

C'est assez simple, et un grand classique à l'opéra, je crois. Un conflit, que dis-je, une guerre sans merci entre le metteur en scène et le chef d'orchestre, Manfred Honeck. Qui avaient tous les deux des visions incompatibles de l'opéra de Wagner. Des visions tellement différentes que l'on est arrivé au clash. Stanislas Nordey témoigne : « Ce monsieur [le chef d'orchestre] voulait que le chœur se lève lorsqu'il chante et qu'il s'assoie lorsqu'il ne chante pas. Artistiquement parlant, cela n'a aucun sens. » Ben voyons ! On mesure bien la gravité de la chose, et on imagine le metteur en scène rentrant chez lui le soir, expliquant à ses amis au téléphone : « Non mais vous vous imaginez, le chœur qui se lève lorsqu'il chante et s'assoit ensuite ! » On imagine de même monsieur Honeck expliquant à ses proches : « Le chœur qui devrait chanter assis, ou rester tout le temps debout, mais c'est ridicule ! » Et on imagine la réaction des amis, partagés entre l'envie de dire à l'artiste que des fois il déconne un peu quand même et le souhait de rester un tant soit peu solidaire avec l'artiste en question.

Lohengrin
Après le départ de Nordey, je ne sais pas trop ce qui a été finalement retenu pour le chœur. D'ailleurs si on regarde la photo présentée sur le site de l'opéra, on ne sait pas torp si les gens sont assis ou debout, on ne voit même pas leurs jambes... C'était bien la peine d'en faire un drame.

Tout autre chose, petit histoire personnelle de bureau que je n'hésite pas à vous raconter. Depuis deux semaines, je suis maître de stage. Co-maître de stage pour être exact. Mais cette semaine, l'autre tuteur était parti et je me suis retrouvé seul avec le stagiaire. Qui avait du boulot pour deux semaines, donc rien de bien grave (c'est pas comme si j'avais réellement eu besoin de m'occuper de lui, de lui trouver un truc utile à faire). Mais quand même. J'ai voulu avoir l'air sérieux, et faire semblant de m'intéresser à l'évolution du stage (bon là j'en rajoute, le sujet m'intéresse réellement). Mercredi, je vais donc trouver le stagiaire (qui a un ou deux ans de plus que moi, mais peu importe) à son bureau, et lui demande si tout va bien, s'il a de quoi faire, s'il a des questions, s'il a besoin d'aide. On discute pendant cinq minutes, ou dix je ne sais plus. Et à la fin, c'est lui qui me dit : « Si tu as encore besoin d'aide, n'hésite pas à me demander. » C'était un poil vexant. Je ne sais pas si je dois participer à l'évaluation du stage, mais si tel est le cas, je peux d'ores et déjà vous annoncer que ce malheureux stagiaire plus compétent que moi n'aura pas la note maximale. Et on verra bien c'est qui le chef, comme dirait notre Président.

mercredi 15 octobre 2008

Abbau

Dimanche soir, 23h, c'était la fin de la 163e Cannstatter Volksfest. La fin officielle. En pratique, à 22h30 ils commençaient déjà à ranger et démonter. Mais on va quand même considérer que dimanche soir 23h, c'était H+0. Et regardons un peu la webcam qui donne une vue d'ensemble du Wasen, pour voir à quelle vitesse nos amis forains allemands démontent leurs manèges...

H+1, quelques gens traînent un peu, on a balayé dans les allées...

H+2, les camions et les grues font leur entrée.

H+3, le démontage commence dans la pas si froide nuit d'octobre.

H+11, le soleil est revenu mais la tour de chute libre et le Star Flyer (à gauche) ont disparu. Et il ne reste pas grand chose de la grande roue.

H+20, la grande roue a disparu. La Wilde Maus (le grand huit en bas à droite) aussi.

Ensuite c'est un peu moins drôle et le démontage ralentit nettement pour le reste. Si on regarde ce soir, on voit ça :

H+beaucoup, on range l'intérieur des tentes.

En fait pour avoir une idée plus générale du montage et démontage, ça se passe comme ça : pour les grandes tentes, ça commence mi-juillet (pour être prêt fin septembre), les manèges arrivent entre début septembre et la semaine d'avant la fête suivant leurs autres occupations estivales, le démontage des manèges est bouclé en trois jours, celui des tentes dure un mois et demi. On m'avait demandé il y a longtemps où on mettait les tentes le reste de l'année, j'ai trouvé récemment la réponse dans une vieille édition du magazine de la Volksfest : elles passent l'hiver, le printemps et le début de l'été dans des hangars de la région, avec tout le matériel qui va avec (notamment les tables, les bancs, et les environ 20 000 chopes de bières utilisées dans chaque grande tente).

À propos de Volskfest, j'ai une anecdote rigolote (enfin selon moi) sur ce que l'on a le droit d'y vendre ou pas. Et notamment les choses qui se mangent. Vous pensez que vous pouvez venir avec votre sand et vendre ce que voulez ? Non ! Tout est réglementé. Par exemple on n'a pas le droit de vendre de vin chaud. Sauf exception, comme cette année à l'Oktoberfest à Munich : en raison des températures particulièrement faibles (on ne dépassait pas les 8 degrés...), les marchands de glaces ont été expcetionnellement autorisés à vendre du vin chaud. mais juste les marchands de glaces. Et seulement la deuxième semaine. Et uniquement parce qu'il faisait froid. Ah non alors, on ne plaisante pas avec ça.

Je me suis toujours demandé quelle valeur avait les nombres de visiteurs indiqués par les organisateurs de ce genre de fêtes. À Stuttgart ils en donnent un après le weekend d'ouverture, un à mi-parcours le weekend suivant, et un chiffre total et final le vendredi avant (!) la fin de la fête. L'année dernière, ça donnait 1 million, 2 millions, 4,5 millions fantatsique record absolu on est super contents. Cette année, ça donnait 900 000, 2 millions, 4 millions on est super contents d'arriver à 4 millions parce qu'on a eu peu de visiteurs la première semaine en raison du mauvais temps. Bref avec le même « chiffre » à mi parcours, on arrive à des écarts curieux à la fin. Au passage cette année ils ont parlé de 900 000 visiteurs le premier weekend, de pas beaucoup le deuxième en raison du mauvais temps et d'un million le dernier parce qu'il a fait super beau, et pour avoir vu ça de mes propres yeux je peux vous assurer qu'il y avait plus de monde le 2e weekend... Enfin peu importe... Mais je suis perturbé, sic es chiffres correspondent à n'importe quoi (on se doute que ce sont de très larges estimations, mais elles pourraient au moins avoir un vague lien avec la réalité), pourquoi arriver à des résultats en baisse de 500 000 personnes ? Quitte à faire de la communication, autant raconter qu'on est les meilleurs, non ?

Je vous laisse réfléchir à tout ça en regardant, siv ous le souhaitez, la deuxième partie du feu d'artifice de clôture de la Cannstatter Volksfest 2008. J'aime bien le passage sur Dream On d'Aerosmith.




Même si j'aurais préféré Viva Colonia. C'eût été plu adapté, tout de même.

lundi 13 octobre 2008

Orchesterstreik

Coucou,

Samedi soir, j'étais au ballet de Stuttgart pour voir une nouvelle adaptation d'Hamlet, jouée ici depuis le début du mois. L'occasion de retrouver mes amis Jason et Alexis et plein d'autres. Mais je ne suis pas là pour vous parler d'eux, mais de l'orchestre. Parce qu'un ballet bien fait ça se passe avec un vrai orchestre, et ici on fait les choses bien... Sauf que les orchestres d'Allemagne étaient en grève ce jour-là. Dans 90 opéras d'Allemagne, les musiciens ont protesté.

Pourquoi ? Parce qu'on veut changer la façon dont ils sont rémunérés, en découplant leurs accords salariaux de ceux des fonctionnaires, et ça ne leur plaît pas. Je ne connais pas les détails, mais on imagine bien le problème.


Hamlet et OphéliaOn admire ici Jason Reilly en Hamlet
et Alicia Amatriain (que je ne connaissais pas encore) en Ophélia


Ce qui était rigolo, c'était le comment de la grève. Parce qu'un musicien en grève, ça ne se permet pas d'annuler une représentation d'opéra ou de ballet. Ça se voit surtout à l'entracte : ça porte un gilet jaune fluo avec « grève » écrit dessus (enfin ici ils disent Streik mais l'idée est la même), ça distribue des tracts aux spectateurs et... et ça ne se remet pas à jouer à la fin de la pause d'une demi-heure. Quand les gens retournaient dans la salle, on leur a annoncé qu'en raison de ce mouvement de grève, la pause était prolongée d'une demi-heure. Soit une heure en tout, ce qui est assez long pour un entracte, mais assez court pour une grève, il faut bien le dire. Surtout qu'après les musiciens sont revenus et ont tout joué jusqu'à la fin et très bien comme d'habitude, et heureusement parce que le deuxième acte était mon préféré, avec une première scène de fête qui faisait penser à West Side Story et un chouette combat chorégraphié (entre Alexis et Jason, tiens, justement) mais qui ne se finit pas très très bien.

Bref, un ballet, une grève, et un petit tour à la Volksfest manger des fruits au chocolat... c'éait une chouette soirée.

dimanche 7 septembre 2008

Un rideau, une cuve et un bout de bois

Coucou,

Ça vous dit, une petite promenade entre Bad Cannstatt et le centre-ville de Stuttgart, le tout en photos et avec mes commentaires toujours plaisants ? Évidemment que ça vous dit...

On va commencer avec du lourd (1,1 tonne pour être précis), le « plus grand rideau du monde » est en ce moment sur la Schlossplatz. Je vous montre tout de suite à quoi ça ressemble...

Un rideau sur la Schlossplatz
C'est particulièrement moche, vous ne trouvez pas ? Oh, vous allez me dire que ça rend mal parce qu'il ne faisait pas beau au moment où j'ai pris la photo. pas de problème, je vous fais la même (enfin presque la même, sur la deuxième il y a des gens et on voit la Fernsehturm à droite) avec un beau ciel bleau.

Un rideau sur la Schlossplatz
Et paf, vous voyez bien que c'est toujours aussi moche. Mais un gros plan aide peut-être à s'en rendre compte...

Un rideau sur la Schlossplatz
Oui alors évidemment, quelques explications sur le pourquoi et le comment de ce rideau seraient bienvenues. Ça tombe bien, il y a un petit panneau qui nous raconte comment ce truc rouge s'est retrouvé ici...

Explications sur le rideauExplications sur le rideau
C'est donc la faute à un monsieur, Henry Schweizer, qui aime bien les tissus (ou étoffes), et qui trouve que c'est bien d'un mettre partout. Il a donc décidé, comme chacun l'aurait fait à sa place, de mettre un grand rideau de 25 mètres de haut devant le nouveau château à Stuttgart. Et tout ça sera inscrit au Guinness Book, évidemment.

Une petite vue d'ensemble pour apprécier le rideau ? Il suffit de demander...

Schlossplatz
Comme les Stuttgartois ne sont pas à une contradiction près, pendant qu'il y a un énorme échafaudage et un grand rideau qui ne servent à rien et ne sont même pas jolis, on fait la promo du Jour de l'énergie, en nous expliquant tout ce qu'on peut trouver dans un gros bout de bois.

Bout de bois
Une tonne de CO2, quand même. Et 2000 kWh d'énergie solaire. Cool, et ensuite ? J'imagine qu'il faudra attendre le 13 septembre pour le savoir.

Petite transition esthétique, je vous propose une photo d'un cerf doré (et non pas volant) qui est installé sur le toit de... heu je sais pas... un truc genre Kunstverein, je crois, pas loin du rideau.

Cerf doré
Comme il est mignon...

Et maintenant, la section spéciale « magasin » de ce billet fortement décousu. Avec pour commencer les horaires d'ouverture d'un magasin de la Königstraße, présentés d'une façon pas vraiment compacte. « Nous sommes ouvert la plupart des jours de la semaine de 10h à 20h. Nos horaires détaillés sont : » et vous avez la suite sur la photo...

Horaires
Je suis passé le weekend dernier devant les vitrines automnales de Kaufhof, et je me suis promis de retourner les prendre en photo. C'est que même si je ne connais pas grand chose à la mode et que je sais qu'on est toujours surpris par les créations des grands couturiers, je dois dire que je ne savais pas du tout que la mode hommes, cet automne, c'était ça :

Mode hommes
...ni que la mode femmes, c'était ça :

Mode femmes
Au moins c'est cohérent et ça va ensemble, me direz-vous. Et puis habillés comme ça, on peut aller à la Voksfest, ce qui me permet d'enchaîner avec des photos des travaux d'installation de la Volksfest (qui doit commencer dans trois semaines), et ça c'est pratique.

Wasen
Oui alors c'est encore un peu vide et pas forcément très accueillant... Mais on devine la grand roue, sur la photo. Sachant qu'elle fait toujours 60m de haut et que la porte d'entrée doit en faire 4 ou 5, est-ce que... Non bon je me tais.

Que trouve-t-on sur un Wasen en chantier ? Des morceaux de balustrades en bois... Si vous avez une maison à aménager, ça serait sans doute du meilleur effet...

Balustrades
On trouve aussi des cuves à bière, sans bière...

Cuve
...mais néanmoins certifiées par la TÜV.

TÜV approved
Enfin... certifiées l'an dernier. On retiendra qu'une cuve comme les deux bleues de la photo peut contenir 2970 litres de bière. À 7,90€ la Maß (= 1 litre , je précise pour les incultes, même si je doute qu'il y en ait ici), ça fait une belle petite somme quand même.

On trouve aussi un épis de maïs pas assemblé :

Maïs
et des piles de bancs et de tables, qui prennent des forces avant de devoir supporter le poids des sans doute nombreux et peu raisonnables visiteurs (cinq personnes sur un banc, ça va, sept, le banc a tendance à casser, surtout si elles se mettent à sauter).

Tables et bancs
Au final, un Wasen en travaux, c'est un peu un paysage de calme et de désolation, comme la lune décrite par Tintin ou comme un cinéaste en mal de reconnaissance aimerait sans doute en filmer pour son prochain long métrage.

Wasen
Les panoramiques qui sont ici tout petits sont visibles en grand dans la galerie Picasa correspondante. Vous y trouverez un panoramique du Schlossgarten en cadeau bonus.

Sur ce je vous laisse...

lundi 11 août 2008

Le détail qui tue

Coucou,

Hier je suis allé voir Wall-e, alors depuis je répète « WaaaAAAAll-eee » toutes les cinq minutes. Je le fais assez mal, mon petit doigt me dit que je suis moins attendrissant que l'original. Le reste du temps je dis des choses comme « On a une piscine ? » ou « Put on your Sunday clothes. » Parce que Wall-e m'a vraiment donné envie de regarder Hello Dolly...




Voilà, ça va tout de suite mieux après ça...

Mais vous avez peut-être remarqué quelques détails qui tuent, dans Wall-e. Un premier, qui est plus amusant qu'autre chose : quand Wall-e redémarre il fait le son d'un Mac... Un petit « tuuu » qui n'a rien de bien méchant. Mais alors il y a un autre détail autrement plus perturbant. Sauf erreur de ma part, Wall-e regarde ses cassettes VHS de Hello Dolly avec... un iPod. Alors je sais bien que Pixar et Apple ont la même personne à leurs têtes (un certain Steve), mais bon, quand même...

Puisque vous êtes là j'en profite pour vous raconter deux trucs rigolos vus ce soir... Je faisais un tour dans WOM... World Of Music... Vous savez que je suis dans un pays où ils ne connaissent pas la Fnac (les pauvres). Donc on fait avec ce qu'on a... Et que vois-je dans le classement des meilleurs ventes d'albums du moment ? Colplay toujours bien placé, certes... mais à la 14e place... Qui est là ? Mais oui mais oui c'est bel et bien... Carla Bruni. Aïe.

Et dans le bac, là... que vois-je... Harry Potter 4, le film, vendu au prix difficilement battable de... 50 centimes. Oui, oui, 0,50 €. J'ai bien lu et relu et vérifié et revérifié. Mais là aussi, il y avait un détail qui tue : c'était en VHS. Wall-e aurait pu le regarder sur son iPod, comme ça.

samedi 12 juillet 2008

Stuttgart en musique

Coucou,

Jeudi soir, il faisait beau, et je suis allé me promener dans Stuttgart un appareil photo à la main. Je voulais photographier quelques places de la ville qui me plaisent bien, et puis surtout les Buddy Bears qui sont en ce moment sur la Schlossplatz. Mais par le plus grand des hasards, ma promenade s'est transformée en film musical, film que je vous propose de retrouver ici...

Tout a commencé dans la Königstraße, où un orgue de Barbarie jouait... bah je vous laisse écouter (et découvrir la Königstraße pour ceux qui ne connaissent pas. Non ce n'est pas une belle rue, mais elle est piétonne, grande, et avec plein de magasins.)




C'est tout joli tout plein, n'est-ce pas... Et ça n'était que le début ! Quelques instants plus tard, entre la Markthalle et l'Hôtel de ville...




D'ailleurs cette vidéo est largement ma préférée... Il faudra que je retourne à la même heure pour vérifier si le carillon joue toujours la même chose ou s'il a quand même un petit stock de mélodies...

On continue avec de la musique dans la partie du Schlossgarten située en face de l'opéra (une des plus jolies parties du parc, d'ailleurs). Le premier qui reconnaît ce qui est joué a gagné.




On termine en vidéo avec un petit craquage que je vous propose d'aller retrouver directement sur Dailymotion, si vous aimez les vidéos bizarres vous serez servis : c'est par ici.

Et ah oui, j'ai dit que je me promenais en ville pour prendre des photos. C'est vrai, c'était l'idée de départ. Et vous pouvez donc en retrouver un certain nombre dans une galerie astucieusement intitulée Stuttgart / Buddy Bears.

Histoire de dire qu'en fait c'est très joli comme ville, Stuttgart.

samedi 14 juin 2008

Univ.-Prof. Dr.-Ing. habil. Prof. e.h. Dr. h.c.

Coucou,

Hier c'était la journée portes ouvertes à la Fraunhofer Gesellschaft à Stuttgart. J'ai eu l'occasion d'aller dans un (ou une ?) cave et c'était rigolo. Ça s'est terminé avec un chouette feu d'artifice, et en musique s'il vous plaît.

Et tout ça avait commencé par un discours du président de la Fraunhofer Gesellschaft, Hans-Jörg Bullinger. Enfin, pour être un peu plus exact, je devrais écrire Univ.-Prof. Dr.-Ing. habil. Prof. e.h. Dr. h.c. Hans-Jörg Bullinger. Ah oui tout de suite ça change. Mais ça nécessite peut-être un peu d'explications...

Commençons par les choses simples : Ing. nous indique qu'il est ingénieur. D'accord. Dr. qu'il est docteur, bref qu'il a écrit une thèse. Re-d'accord. Le Dr. h.c. est plus subtil mais se devine bien : il a été nommé docteur honoris causa quelque part, et ça s'ajoute à son premier titre de docteur. Univ.-Prof. signifie professeur d'université, pas de surprise de ce côté-là. Le Univ. se met devant le Prof. dans certains Länder et pas dans d'autres, nous dit Wikipédia. Habil... ne vient évidemment pas nous dire que monsieur Bullinger est adroit de ses mains. Mais simplement qu'il a été habilitiert, que l'on peut traduire par agrégé si on veut. Il a réussi son exam, quoi. Ce qui m'échape c'est pourquoi certains professeurs écrivent le habil. et d'autres pas. Il reste un e.h. après le deuxième Prof. Il abrège erhenhabler, que l'on peut traduire par « à titre honorifique » et qui est donc synonyme de honoris causa.

On résume : monsieur Bullinger est devenu ingénieur, puis à fait sa thèse, puis est devenu professeur, a été reconnu docteur à titre honorifique et ensuite professeur à titre honorifique. La classe, quoi.

Et comment doit-on faire pour lui adresser la parole, me demandez-vous ? Herr Professor suffit-il ? Oh, c'est encore plus simple... Quand on veut l'interpeller, on lui dit Herr Bullinger, tout simplement. C'était bien la peine d'avoir autant de titres !

Au fait le discours de ce monsieur Bullinger était très bien, déjà, et puis aussi structuré autour du slogan que la Fraunhofer Gesellschaft a choisi pour ses 60 ans l'année prochaine. Je vous le retranscris ici tellement il me plaît. Ça commence comme ça :

Menschen brauchen Zukunft

Et puis...

Zukunft braucht Forschung

Et ensuite, en toute modestie...

Forschung braucht Fraunhofer

Et pour boucler la boucle :

Fraunhofer braucht Menschen

La classe, non ?

Un truc qu n'était pas du tout la classe, par contre, c'était ce matin sur France Inter, dans le 7-9, une journaliste qui introduisait son commentaire sur le match d'hier soir par « La terre est bleue comme une orange, disait Aragon. » Hé ben non, loupé, il ne disait pas...

mercredi 30 avril 2008

Frühlingsfest (suite et fin)

Herzlich Willkommen
Coucou,

Et oui, herzlich Willkommen dans la deuxième partie de mon reportage sur la Frühlingsfest. Si vous ne l'avez pas encore lue, la première partie est là. Je serai en fait assez bref, je crois.

Je vous avais dit que le symbole de la Volksfest était la Fruchtsäule... la colonne aux fruits, très joliment décorée... Référence aux origines agricoles de la fête, tout ça... Beh au printemps ils ont aussi un symbole. Et ce symbole, c'est la Cannstatter Kanne. Que vous pouvez admirer ici dans toute sa splendeur.

Cannstatter Kanne
Si vous affichez la photo en grand, vous aurez quelques précisions historiques... c'est-y pas merveilleux ?

Il y a de grands, de très grands manèges à la Frühlingsfest. La Wildwasserbahn, par exemple, enfin moi j'appelle ça les bûches. C'est mon truc préféré sur une fête foraine, parce que ça n'a vraiment rien à y faire : c'est incroyablement décoré, ils vont jusqu'à mettre des fleurs différentes suivant la saison, il y a plein de petites cabanes toutes charmantes tout le long du parcours, il n'y a pas un poteau qui ne soit pas thématisé pour lui donner un air de vieux truc en bois, et comme une image vaut mieux qu'un long discours...

Wildwasserbahn
...je vous propose carrément deux images, parce que j'ai aussi pris (je me demande pourquoi) une photo des caractéristiques techniques de l'attraction.

Wildwasserbahn, données techniques
Si vous êtes comme moi, ça ne vous évoquera pas grand chose (600 000 litres d'eau ? 400 tonnes ?), mais ça fait sérieux.

Évidemment dans le genre grand, très grand, il y a mieux, il y a la star, il y a le summum du gigantisme, j'ai nommé l'Olympia Looping. Parce que quand on se met en tête (comme l'a fait le forain Rudolph Barth pour la fête de la bière de Munich de 1989) de construire un grand huit transportable avec cinq inversions, on se risque sur des chemins hasardeux. Il a bien évidemment fait appel à Werner Stengel comme à chaque fois que quelqu'un veut construire un chouette grand huit, et le résultat est toujours aussi impressionnant près de 20 ans plus tard. Pas loin de 900 tonnes, plus de 80km/h de vitesse de pointe (100 selon le forain mais il ment un peu quand même) 38 mètres de haut, au sol 86 mètres sur 38, c'est grand y a pas à dire.

Olympia Looping, détail
D'ailleurs c'est tellement grand que ça ne tient pas sur une seule photo. Donc là j'ai pu vous montrer un train en haut d'un looping, je suis fier de moi, mais pour avoir une idée un peu plus générale de la bête, il faut coller plusieurs photos ensemble, et c'est ce que j'ai fait...

Olympia Looping
Si vous voulez voir le panoramique en très très grand, c'est possible ici.

Il y a aussi des grands huits plus normaux, heureusement, comme une Wilde Maus toujours appréciable...

Wilde Maus
Ou le très rigolo Spinning Racer... Une vidéo permet de bien voir ce que le machin a de rigolo.


Puisque j'en suis à vous montrer des photos passionantes, en voici une spécialement dédicacée à tous ceux qui sont fans des jets d'eau de Roller Coaster Tycoon. Ce sont presque les mêmes, mais en vrai... Oh joie !



On appréciera au passage la musique choisie par le forain...

Et comme jamais deux vidéos sans trois, je vous propose un complément à nos exercices de dynamique des solides d'octobre dernier, avec le monstrueux Flying Circus. Je préfère les Monty Python, sans hésitation.



Oui je sais, c'est affreux. Mais il y a des gens qui aiment, apparemment. Moi pour me remettre de tant d'émotions j'ai besoin de regarder autour de moi. Je vous propose de regarder avec moi, ça donnera une jolie vue d'ensemble. Non, deux vues d'ensemble. Une de l'intérieur du Wasen.

Wasen
Et, last but not least, une vue panoramique de tout le Wasen, d'un bout à l'autre, depuis une passerelle pour piétons au-dessus du Neckar.

Panoramique de la Frühlingsfest 2008 (assemblé par Shadow)
Pour voir la photo en beaucoup, beaucoup plus grand, c'est par ici. Et c'est sur ces belles images que je vous laisse, on a bien visité la Frühlingsfest, on est contents, youpi !

Frühlingsfest

Coucou,

Depuis le 12 avril et jusqu'à dimanche qui vient (aussi appelé dimanche 4 mai), c'est la 70e Stuttgarter Frühlingsfest, pendant printanier de la Cannstatter Volksfest. Le principe est presque le même, quoique la version printemps est plus orientée manèges et moins bière. Les grandes tentes des brasseries ne sont pas montées (on trouve seulement trois « petites » (comprenez à 2000 places) tentes de restaurateurs), mais c'est l'occasion d'avoir à Stuttgart les très grandes attractions qui sont à Munich en octobre.

Contrairement à la Volksfest, il n'y a pas d'origine vraiment historique à la Frühlingsfest, ils avaient envie de mettre une fête au printemps et hop ils l'ont fait. Et trois semaines, carrément (au lieu de deux en octobre), pour compenser paraît-il le fait qu'il ne fait pas encore très beau dans la région à cette époque (je confirme, il ne fait pas très beau). Malgré une durée plus longue, le nombre de visiteurs est nettement inférieur puisque ce sont « seulement » 1,5 million de gens qui viennent se promener sur le Wasen pendant la fête. Pourquoi trois fois moins qu'un octobre ? Je n'en ai pas la moindre idée.

Je vous avais déjà fait un long message sur le Wasen autonmal, je vais en refaire un sur le printemps, mais promis, en essayant de varier un peu. Je n'aime pas les redites, je hais les répétitions.

Mais comme j'aime bien commencer par le début... voici une photo de l'entrée principale, par laquelle presque personne n'entre.

Entrée du Wasen
Les tentes ne sont pas les mêmes. Les manèges ne sont pas (tous) les mêmes. Mais ils n'avaient apparemment pas les moyens d'avoir deux entrées différentes... bon ils ont remplacé le couple en costume local qui sert de décoration par des fleurs, certes...

Au passage, sachant que le portique mesure 6 mètres de haut et que le Höllenblitz que l'on voit au fond en mesure... oh allez je rigole !

Le petit marché qui vend de tout est toujours là. Je n'ai pas pu m'empêcher de dégainer mon appareil photo quand j'ai vu ça...

Keine China Ware
Mais en fait je ne suis pas sûr qu'il y ait un lien avec les JO... Ah oui pour les non-germanophones, l'écriteau nous indique « toutes les ceintures en cuir véritable, fabriqué en Allemagne et Italie, pas de marchandise chinoise !!! ». À peine avais-je pris la photo que le vendeur me saute dessus pour me dire qu'en fait on ne peut pas prendre de photos et qu'il faut demander... Je ne savais pas, mais la prochaine fois, je saurai. Et je ferai donc semblant d'avoir oublié.

Je vous ai déjà parlé ici de l'Höllenblitz, grand-huit transportable « à l'intérieur » sur le thème du train de la mine, avec cascade impressionnante intégrée. C'est lui qu'on voit au fond sur la première photo et en détail sur celle ci-dessous. Figurez-vous que l'autre soir, au-dessus de l'entrée du manège, les ampoules formant le tréma (ou le umlaut pour les puristes) du o de Höllenblitz étaient en pannes. Personnellement j'aurais ordonné la fermeture de l'attraction, tellement j'étais choqué de voir un truc qui ne fonctionne pas sur une fête foraine allemande. Rien ne va plus dans ce pays...

Höllenblitz
Bon en fait si, il y a encore des choses qui vont. Par exemple dans le village tyrolien, l'Almhüttendorf, le bien nommé. Vous savez, celui qui remplace le village français depuis la dernière Volksfest. La France c'était ringard et ça ne plaisait qu'aux vieux. Le Tyrol, ça, ça attire la jeunesse. (Et en plis c'est vrai, à en juger par le public présent dans le village tyrolien et celui qui était d'habitude dans le village français). Ce village est particulièrement remarquable pour le niveau de détail de la décoration. Voici par exemple un endroit où l'on peut manger à l'abri des intempéries, en écoutant de la musique (ils jouent la même chose que dans les tentes)...

Almhüttendorf
Si vous agrandissez la photo, vous constaterez que les tables sont ornées de motifs floraux peints sur le côté. Il y a d'autres espaces couverts dont les toits sont assez rigolos. Regardez-donc :

Un toit troué
Hé oui. Ils ont fait des trous dans le toit pour laisser passer la lumière du jour. Mais rassurez-vous, ils ont mis des plaques de plastique pour que la pluie, elle, ne passe pas. Et ils ont donné un style « abîmé » à tout ça pour faire typique.

Dans le genre typique, on a les animaux électroniques (mais recouverts de vrais faux poils sales et doux) à l'entrée.



Ils ont toujours beaucoup de succès auprès des petits enfants (et des Maxou).

Les stands qui vendent de la nourriture dans le village sont eux aussi très décorés. Ils ont tous sur le toit des machins comme ça...

Clocher et fleurs
Petit clocher et corbeille de fleurs (chaque corbeille de fleurs étant accompagnée d'un projecteur pour l'éclairer la nuit venue). Ah vraiment on se croirait en Autriche. Mais si on lève un peu les yeux, on aperçoit le Star Flyer et ses chaises volantes hautes, très hautes...

Toit
Vous aurez noté encore une fois les motifs floraux peints sur le toit faussement en mauvais état.

Mais sortons du village, il n'y a pas que ça à voir. Vous vous souvenez (j'espère) du hamburger qui vendait des hamburgers, et de l'épi de maïs qui vendait des épis de maïs. Rassurez-vous, ils sont toujours là. Mais accompagnés cette fois de la bouteille qui vend à boire.

Bouteille qui vend à boire
Bouteille qui n'est pas très loin du stand de nourriture à étage qui n'a aucun intérêt si ce n'est montrer qu'on n'hésite pas à construire des trucs compliqués sur les fêtes foraines juste pour impressionner le passant.

Restaurant à étages
Comme dans toute foire qui se respecte, il y a à manger à boire et à jouer... Des tombolas et des trucs du genre dont personne n'a jamais vraiment compris les règles (mais puisque « ici tout le monde gagne » après tout, quelle importance ?) avec des lots remarquables. Comme le faux tapis tigre.

Tapis tigre
Ou, mieux, la peluche lapin Playboy rose.

Lapin rose Playboy
Ou, encore mieux (oui c'est possible), la peluche Playboy léopard.

Lapin léopard Playboy
Après ça, je suis sûr que vous n'aurez même plus peur du clown géant qui est paraît-il là pour signaler un manège amusant (vous savez ces trucs où il faut traverser des tonneaux et marcher sur des tapis roulant mais où en fait vous allez mourir dans d'atroces souffrances) mais qui moi me fait très peur.

Clown moche
Bouh qu'il est pas joli. J'ai besoin d'une pause pour me remettre de mes émotions. Et c'est donc à vous, cher lecteur de jouer... Un jeu facile, très facile même.

Vous connaissez sans doute le manège Revolution, grand classique depuis des dizaines d'années mais toujours spectaculaire.

Quatre capitales
Regardez bien la décoration du panneau d'arrière-plan. Trois capitales (et cinq villes en tout) y sont représentées. Lesquelles ? Je vous laisse y réfléchir. Et j'arrête ici ce message qui est déjà bien long, je vous raconte plein d'autres choses sur la Frühlingsfest dans un deuxième message.