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dimanche 7 septembre 2008

Un rideau, une cuve et un bout de bois

Coucou,

Ça vous dit, une petite promenade entre Bad Cannstatt et le centre-ville de Stuttgart, le tout en photos et avec mes commentaires toujours plaisants ? Évidemment que ça vous dit...

On va commencer avec du lourd (1,1 tonne pour être précis), le « plus grand rideau du monde » est en ce moment sur la Schlossplatz. Je vous montre tout de suite à quoi ça ressemble...

Un rideau sur la Schlossplatz
C'est particulièrement moche, vous ne trouvez pas ? Oh, vous allez me dire que ça rend mal parce qu'il ne faisait pas beau au moment où j'ai pris la photo. pas de problème, je vous fais la même (enfin presque la même, sur la deuxième il y a des gens et on voit la Fernsehturm à droite) avec un beau ciel bleau.

Un rideau sur la Schlossplatz
Et paf, vous voyez bien que c'est toujours aussi moche. Mais un gros plan aide peut-être à s'en rendre compte...

Un rideau sur la Schlossplatz
Oui alors évidemment, quelques explications sur le pourquoi et le comment de ce rideau seraient bienvenues. Ça tombe bien, il y a un petit panneau qui nous raconte comment ce truc rouge s'est retrouvé ici...

Explications sur le rideauExplications sur le rideau
C'est donc la faute à un monsieur, Henry Schweizer, qui aime bien les tissus (ou étoffes), et qui trouve que c'est bien d'un mettre partout. Il a donc décidé, comme chacun l'aurait fait à sa place, de mettre un grand rideau de 25 mètres de haut devant le nouveau château à Stuttgart. Et tout ça sera inscrit au Guinness Book, évidemment.

Une petite vue d'ensemble pour apprécier le rideau ? Il suffit de demander...

Schlossplatz
Comme les Stuttgartois ne sont pas à une contradiction près, pendant qu'il y a un énorme échafaudage et un grand rideau qui ne servent à rien et ne sont même pas jolis, on fait la promo du Jour de l'énergie, en nous expliquant tout ce qu'on peut trouver dans un gros bout de bois.

Bout de bois
Une tonne de CO2, quand même. Et 2000 kWh d'énergie solaire. Cool, et ensuite ? J'imagine qu'il faudra attendre le 13 septembre pour le savoir.

Petite transition esthétique, je vous propose une photo d'un cerf doré (et non pas volant) qui est installé sur le toit de... heu je sais pas... un truc genre Kunstverein, je crois, pas loin du rideau.

Cerf doré
Comme il est mignon...

Et maintenant, la section spéciale « magasin » de ce billet fortement décousu. Avec pour commencer les horaires d'ouverture d'un magasin de la Königstraße, présentés d'une façon pas vraiment compacte. « Nous sommes ouvert la plupart des jours de la semaine de 10h à 20h. Nos horaires détaillés sont : » et vous avez la suite sur la photo...

Horaires
Je suis passé le weekend dernier devant les vitrines automnales de Kaufhof, et je me suis promis de retourner les prendre en photo. C'est que même si je ne connais pas grand chose à la mode et que je sais qu'on est toujours surpris par les créations des grands couturiers, je dois dire que je ne savais pas du tout que la mode hommes, cet automne, c'était ça :

Mode hommes
...ni que la mode femmes, c'était ça :

Mode femmes
Au moins c'est cohérent et ça va ensemble, me direz-vous. Et puis habillés comme ça, on peut aller à la Voksfest, ce qui me permet d'enchaîner avec des photos des travaux d'installation de la Volksfest (qui doit commencer dans trois semaines), et ça c'est pratique.

Wasen
Oui alors c'est encore un peu vide et pas forcément très accueillant... Mais on devine la grand roue, sur la photo. Sachant qu'elle fait toujours 60m de haut et que la porte d'entrée doit en faire 4 ou 5, est-ce que... Non bon je me tais.

Que trouve-t-on sur un Wasen en chantier ? Des morceaux de balustrades en bois... Si vous avez une maison à aménager, ça serait sans doute du meilleur effet...

Balustrades
On trouve aussi des cuves à bière, sans bière...

Cuve
...mais néanmoins certifiées par la TÜV.

TÜV approved
Enfin... certifiées l'an dernier. On retiendra qu'une cuve comme les deux bleues de la photo peut contenir 2970 litres de bière. À 7,90€ la Maß (= 1 litre , je précise pour les incultes, même si je doute qu'il y en ait ici), ça fait une belle petite somme quand même.

On trouve aussi un épis de maïs pas assemblé :

Maïs
et des piles de bancs et de tables, qui prennent des forces avant de devoir supporter le poids des sans doute nombreux et peu raisonnables visiteurs (cinq personnes sur un banc, ça va, sept, le banc a tendance à casser, surtout si elles se mettent à sauter).

Tables et bancs
Au final, un Wasen en travaux, c'est un peu un paysage de calme et de désolation, comme la lune décrite par Tintin ou comme un cinéaste en mal de reconnaissance aimerait sans doute en filmer pour son prochain long métrage.

Wasen
Les panoramiques qui sont ici tout petits sont visibles en grand dans la galerie Picasa correspondante. Vous y trouverez un panoramique du Schlossgarten en cadeau bonus.

Sur ce je vous laisse...

dimanche 27 avril 2008

Cannstatter Zeitung

Bonjour à tous, ça faisait longtemps !

J'étais à la Frühlingsfest cet après-midi, pour faire des photos. Et d'ailleurs, j'ai fait plein de photos. J'ai aussi mangé des frites et bu un Spezi, mais là n'est pas le sujet du ce message. Non. Je vous écris parce que près du stand d'information, là où à la Volksfest se dresse la Fruchtsäule et au printemps la Cannstatter Kanne, se trouvaient quelques piles de journaux, apparemment en libre service. Et je me suis donc servi (après avoir vérifié quinze fois qu'il n'y avait rien ni personne à proximité pour payer ou pour m'accuser de vol).

Et j'ai eu bien raison. Car j'ai ainsi pu découvrir... le (ou la pour les intégristes germanophones) Cannstatter Zeitung. Édition du week-end, c'est encore mieux ! Samedi-dimanche, six cahiers (six !), 52 pages au format « journal allemand » c'est-à-dire beaucoup trop grand pour être lu confortablement, peu importe la façon dont vous le posez ou le tenez.

Wikipédia m'en apprend un peu plus sur le journal en question. Imprimé au format rhénan, soit 350 mm par 510, ce qui est comme je le disais trop grand pour un être humain, il est vendu chaque jour à près de 8 800 exemplaires. Pas mal du tout, pour le journal local de Bad Canstatt et Untertürkheim (il existe deux éditions, une pour chaque ville, au contenu identique mais au titre différent... et pour indication il y a environ 65 000 habitants à Bad Canstatt et 16 500 à Untertürkheim, mais les deux villes sont rattachées à Stuttgart).

Que trouve-t-on dans ce magnifique journal ? Bon j'ai l'air ironique mais en fait je dois dire qu'il est pas mal du tout, et qu'en comparaison nos journaux régionaux français pourraient avoir honte. Voici un petit aperçu du numéro des 26 et 27 avril 2008, 17e semaine, n° 98, 184 année (c'est vieux !)...

À la une : la Chine veut reprendre le dialogue avec le Dalaï-lama. Le reste du premier cahier est consacré à la politique (« les boîtes aux lettres pourraient bientôt rester vides » en raison de la grève des facteurs), à l'actualité locale, très locale... comme la mise en place des palmiers pour la saison d'été à la Wilhelma, des infos sur la ville voisine, Stuttgart, et son aéroport (la liaison Stuttgart-Dubai n'est pas pour tout de suite, apparemment).

Le deuxième cahier est consacré à l'économie : la Kreissparkasse Esslingen-Nürtringen ne craint pas la crise économique. Deux pages spéciales sur l'actualité de la Frühlingsfest : défilé de dirndl dans une tente, visite de Rainhard Feindrich (et de sa compagne Ina Nadine Wagler), le star autrichienne, avant son concert « unplugged » dont les pubs sont partout dans le métro depuis quelques mois.

Vient ensuite le sport : le VfB (actuellement 5e en Bundesliga, et champion d'Allemagne en titre) a-t-il des chances face au FC Bayern (actuel 1er). Après quelques infos sur la future Coupe d'Europe, on retourne à la politique. La transition est assez violente. Réformes dans les maisons de retraite, suite de l'article sur le Dalaï-lama, et...

Un article sur Sarkozy ! On nous montre deux Français en train de le regarder à la télévision, et on nous explique que notre président, au plus bas dans les sondages, cherche une deuxième chance... Une interview qui, selon le journaliste, méritait plus le nom de monologue et lui a permis de faire l'éloge de soi-même. L'article est concis mais complet : on apprend tout, des mauvais sondages pour Sarko à l'avis du PS, en proie aux luttes de pouvoir en passant par le coût de l'opération de communication pour les chaînes de télévision : 280 000 euros.

Un peu d'actualité régionale ensuite, et l'endettement des communes du Bade-Wurtemberg. Puis un « regard sur le monde » avec le trafic de tortues en Thaïlande, et on arrive au quatrième cahier.

Quatrième cahier un peu plus léger. Une piste cyclable paneuropéenne de Paris à Prague, le programme des sorties, la météo, deux pages télévision, puis la cuisine et un article sur les spätzle ! Car les spätzle sont « plus que des pâtes » et son très bons avec des girolles, comme nous le montre une photo qui donne sacrément faim. Un autre article est consacré à la rhubarbe, à manger en compote, en parfait avec des fraises ou avec des côtelettes (en chutney), mais jamais crue, attention à l'acide oxalique. Une page voyage et excursions, fin du cahier.

Mais pas fin du journal : voici le cahier supplément week-end. Un cimetière à Rome, le quotidien dans les quartiers pauvres à New York, et la page culture, avec une dame aux cheveux noirs sur fond rouge... son visage me dit quelque chose... Elle a salué son public en déclarant « Sie sind immer in meinem Erzen » sans h à Herzen... mais oui c'est Mireille Mathieu ! Après 20 ans d'absence, la voilà de retour en Allemagne. Elle était apparemment moins à l'aise pour chanter « Ganz Paris ist ein Theater » (un Ohrwurm qui avait eu du succès ici dans les années 70) que pour ce pour quoi on... euh ils l'aiment : La vie en rose, ou ses nouveaux tubes comme Du bist die Welt. On poursuit avec le cinéma (oui pour Mireille ça suffit) et l'immobilier, et on expédie le dernier cahier consacré à l'emploi, à l'automobile et aux jeux.

Ouf ! C'était une lecture intense. Bon j'avoue j'ai pas tout lu... mais en comparant à mes souvenirs de DNA ou d'Alsace, je dois dire que les Allemands ont quand même l'air vachement plus doués que les Français pour les journaux locaux. Surtout que ça c'était Bad Cannstatt, mais à Ludwgsburg ou à Tübingen, il y en a d'autres, des journaux...