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lundi 11 août 2008

Le détail qui tue

Coucou,

Hier je suis allé voir Wall-e, alors depuis je répète « WaaaAAAAll-eee » toutes les cinq minutes. Je le fais assez mal, mon petit doigt me dit que je suis moins attendrissant que l'original. Le reste du temps je dis des choses comme « On a une piscine ? » ou « Put on your Sunday clothes. » Parce que Wall-e m'a vraiment donné envie de regarder Hello Dolly...




Voilà, ça va tout de suite mieux après ça...

Mais vous avez peut-être remarqué quelques détails qui tuent, dans Wall-e. Un premier, qui est plus amusant qu'autre chose : quand Wall-e redémarre il fait le son d'un Mac... Un petit « tuuu » qui n'a rien de bien méchant. Mais alors il y a un autre détail autrement plus perturbant. Sauf erreur de ma part, Wall-e regarde ses cassettes VHS de Hello Dolly avec... un iPod. Alors je sais bien que Pixar et Apple ont la même personne à leurs têtes (un certain Steve), mais bon, quand même...

Puisque vous êtes là j'en profite pour vous raconter deux trucs rigolos vus ce soir... Je faisais un tour dans WOM... World Of Music... Vous savez que je suis dans un pays où ils ne connaissent pas la Fnac (les pauvres). Donc on fait avec ce qu'on a... Et que vois-je dans le classement des meilleurs ventes d'albums du moment ? Colplay toujours bien placé, certes... mais à la 14e place... Qui est là ? Mais oui mais oui c'est bel et bien... Carla Bruni. Aïe.

Et dans le bac, là... que vois-je... Harry Potter 4, le film, vendu au prix difficilement battable de... 50 centimes. Oui, oui, 0,50 €. J'ai bien lu et relu et vérifié et revérifié. Mais là aussi, il y avait un détail qui tue : c'était en VHS. Wall-e aurait pu le regarder sur son iPod, comme ça.

mercredi 28 mai 2008

Un zoom et un rébus

Coucou,

Du cinéma et un rébus au programme cette fois-ci. Mais le cinéma d'abord.

Vous connaissez Alfred Hitchcock ? Oui bon c'est une question purement rhétorique. Il a inventé plein de trucs, et a notamment été un des premiers à utiliser un effet spécial très spécial. Effet qui a été repris par plein de gens bien depuis, on peut voir ici une petite compilation de ce que l'on appelle souvent le zoom Vertigo, puisque c'est dans le film Vertigo qu'il a été utilisé autant que l'on sache pour la première fois.




Vous aurez reconnu des extraits de Vertigo, donc, mais aussi des Dents de la mer, de Poltergeist, des Affranchis et de la Communauté de l'anneau.

Comment ça marche ? C'est assez simple, en fait. On effectue un traveling arrière, bref on recule la caméra, ce qui fait que l'arrière plan change. Et pour que le premier plan reste autant que possible stable, on zoome vers l'avant, aussi précisément que l'on peut. Pas besoin d'ordinateur, de techniques compliquées, vous pouvez même jouer à Hitchcock, Spielberg, Scorcese ou Jackson (Peter de son prénom, tiens il a besoin de son prénom lui pour qu'on le reconnaisse vraiment) chez vous, c'est la classe.

On notera au passage que l'effet est toujours visuellement impressionnant mais qu'autant que je sache, il n'y a que dans les Affranchis qu'il a vraiment un sens. Pour vous en convaincre, il suffit d'écouter le dialogue...




Voilà... On the surface everything seemed to be fine... Bien trouvé, non ? (Provocation gratuite : c'est pas Tarantino qui aurait eut une idée comme ça.)

Assez pour le cinéma, enfin assez pour aujourd'hui. Passons au rébus !

Je suis allé voir un professeur de l'université récemment, parce que j'avais besoin de lui pour des formalités administratives absolument passionnantes. Il a été très gentil, pas de souci. Mais il ne m'a pas laissé partir avant d'avoir résolu... ça :

RébusAlors oui, je sais, c'est un rébus en allemand. Mais vous êtes assez nombreux ici à parler allemand, et les autres ont plein de trucs de traduction, genre Léo, pour les aider, donc pas d'excuses. Je suis bien évidemment à votre disposition dans les commentaires pour toute indication... mais je vous préviens tout de suite, c'est tordu. À vous de jouer !

jeudi 22 mai 2008

Couleur poisson

Coucou,

Allez on ne se repose pas trop longtemps sur les lauriers de sa première d'année d'existence, et on continue de parler de tout et de rien, mais toujours de choses extrêmement passionnantes. Je ne suis pas du genre à répondre aux derniers commentaires par un « so long and thanks for all the fish! » mais par contre je ne rate pas l'occasion de vous proposer de revoir (parce que vous l'avez évidemment déjà tous vu, et peut-être même lu) le générique du Guide du voyageur galactique...



C'était bien, hein ? Je le savais. Je pourrais vous proposer d'autres extraits du film, mais non, z'avez qu'à le regarder quand il passe à la télé ou louer le DVD, na.

Changeons de sujet. Vous savez peut-être que j'ai fait des études de visualisation. Oui, oui, ça s'étudie. Et même que mon stage de fin d'études à un rapport avec la visualisation ! Alors tous les jours je parcours le Net à la recherche de trucs rigolos dans le domaine. C'est un stage plutôt agréable...

Et des fois on tombe sur des visualisations assez sympas et intéressantes qu'on a envie de faire découvrir à plein de gens, comme celle dont je vais vous parler là tout de suite.

Vous avez déjà eu des débats sur les couleurs, du genre « ça c'est du violet ! », « non c'est violine », « non c'est fuchsia » et j'en passe ? Des chercheurs ont proposé des échantillons de couleurs à plein de gens, et leur ont demandé de donner un nom à chaque échantillon. Et ils ont fait une chouette interface Web pour consulter les résultats de leur étude. Le nom donné à chaque couleur par les personnes testées sont écrits dans la couleur en question, et chaque couleur est joliment placé sur une roue de couleurs. Ils ont ajouté un champ de saisie pour filtrer les résultats, par exemple si dans le champ on tape « green » on voit tous les noms de couleurs et toutes les couleurs qui contiennent les lettres « green ». Comme le truc fonctionne avec des expression régulières (on fait de l'informatique ou on n'en fait pas), si on veut trouver les couleurs considérées comme exactement du vert, on peut entrer « ^green$ », le ^ signifiant « début » et le $ « fin ».

vertVert selon les gens interrogés...

Pour finir sur les couleurs on pourra s'amuser avec la liste des couleurs de Wikipédia. Vous connaissiez le blanc de Meudon et le bleu safre ? Le rouge de Mars et le noir d'aniline ? Maintenant, oui.

mercredi 14 mai 2008

Broadway et Hollywood

Coucou,

West Side Story est une comédie musicale de Leonard Bernstein et Stephen Sondheim jouée pour la première fois en 1957 à Broadway. C'est aussi un film réalisé par Robert Wise et Jerome Robbins (qui signait déjà les chorégraphies de la version sur scène) sorti en 1961. Un film qui a gagné 10 Oscars, ce qui est impressionnant et un peu exagéré quand même, il ne devait rien y avoir de transcendant au cinéma cette année. D'ailleurs une rapide vérification le confirme à peu près (il y avait La Dolce Vita, quand même).

JetsLes Jets claquent des doigts parce que c'est viril

Ce qui est amusant, c'est qu'il y a pas mal de différences entre la comédie musicale et le film. Le principal est l'ordre de quelques chansons. Sur scène, on a tenté d'avoir des actes à peu près équilibrés : le premier se termine après la bagarre, le deuxième c'est la découverte des décès et les conséquences. Dans le film, la bagarre arrive très près de la fin, pour être une sorte de point culminant de l'action (la dernière partie du film est d'ailleurs assez lente et un peu barbante il faut bien le dire).

BernardoBernardo a astucieusement choisi un mur rouge pour mettre en valeur sa chemise rouge

Quelles sont les chansons qui ont bougé ? Les chansons gaies qui étaient dans le deuxième acte, et tout particulièrement I Feel Pretty et Gee Officer Krupke. Inversement, Cool est passé d'avant la bagarre (sur scène) à après (au cinéma).

Ce qui n'est pas sans incidence ! Il y a des détails « pratiques » : c'est Riff qui « mène » Cool sur scène, mais dans le film au moment où la chanson arrive il est déjà mort, et c'est Ice qui le remplace. Ice, qui sur scène s'appelait Diesel. Vous suivez toujours ?

Pour équilibrer... et rester cohérent avec le fait que c'est Riff le chef des Jets, c'est lui qui mène Gee Officer Krupke (alors que c'est Action sur scène). Beh oui il est encore vivant donc il peut chanter, le chef !

I Feel PrettyMiss America, bravo, speech!

Les changements d'ordre ont également rendues nécessaires des adaptations de paroles, principalement pour I Feel Pretty. Sur scène, la chanson était chantée de nuit (après la bagarre mais avant qu'elle n'apprenne ce qui s'y est passé) dans la chambre de Maria, et on l'entendait dire « I feel pretty and witty and bright, and I pity any girl who isn't me tonight. » Mais au cinéma, elle chante le jour dans le magasin et prononce les paroles bien connues « I feel pretty and witty and gay, and I pity any girl who isn't me today. » Ce qui a permis au père de Chandler de reprendre cette chanson dans son spectacle à Las Vegas, comme vous ne l'ignorez probablement pas.

Dernières conséquences de ces changements d'ordre : l'interprétation des paroles n'est plus du tout la même. Autant je dois dire que Cool prend pour moi beaucoup plus de sens après le combat, autant je dois dire que je suis déçu que le côté second degré voire cynique ou désespéré de I Feel pretty et de Gee Officer Krupke est complètement perdu, on se retrouve dans une interprétation très terre à terre. C'est cohérent, certes, mais on perd un peu en originalité.

Il y a d'autres changements qui sont là pour des raisons de correction politique (faut faire politique correct, quoi). Je pense tout particulièrement aux paroles de America. Il y a un très chouette site qui permet de les lire en version scène et cinéma. Les deux chansons n'ont presque plus rien à voir ! Sur scène, on a droit à un duo (duel ?) entre Anita, qui vante les joies du rêve et américain et critique assez durement la vie à Porto Rico, et Rosalia qui a gardé un souvenir nettement plus positif de l'île de ses origines... Au cinéma, le duo se fait entre Anita et Bernardo, et cette fois-ci Anita vante toujours les mérites de la vie aux États-Unis mais ne dresse pas de portrait aussi noir de San Juan... Par contre Bernardo critique vivement New York et le racisme ambiant. Petit exemple :

Sur scène :

ROSALIA: I'll drive a Buick through San Juan. ANITA: If there's a road you can drive on.

Au cinéma :

ANITA: Buying on credit is so nice. BERNARDO: One look at us and they charge twice.

AmericaAmerica au cinéma : les filles d'un côté, les garçons de l'autre

Parmi les autres différences, on notera bien sûr la distribution : la plupart des acteurs de Broadway n'ont pas pu reprendre leur rôle à Hollywood, alors qu'ils savaient chanter et danser, eux. Mais voilà au cinéma il faut des stars, et même si Natalie Wood ne sait pas bien chanter et a dû être doublée par Marnie Nixon,c e n'est pas grave, on la prend quand même...

Je termine rapidement en citant les quatre passages que Jerome Robbins a eu le droit de réaliser avant de se faire virer du film : le prologue, Cool, I Feel Pretty et America. Il devait réaliser tous les numéros musicaux, mais était un peu trop maniaque pour la santé des acteurs (presque tous blessés à la suite du tournage de Cool) et les producteurs (presque ruinés avant de le virer).

Il y a encore plein de petites différences ici ou là, de trucs inversés (Tonight et America) ou de paroles changées car prononçables sur scène mais ne passant pas la censure au cinéma, mais je ne vais pas tout citer non plus !

dimanche 6 avril 2008

Sonderkonzert Filmmusik

Dimanche dernier il y avait à l'opéra de Stuttgart un concert de l'orchestre d'ici spécialement consacré à la musique de film (ou à la musique classique utilisée dans les films). C'était très bien et assez impressionnant, j'ai rarement vu autant de musiciens et d'instruments différents réunis pour un seul concert...

Ils avaient mis un présentateur qui faisait un petit speech entre chaque morceau, histoire de nous raconter une anecdote ou de nous cultiver un peu. Vous retrouverez ici quelques-uns des trucs intéressants qu'il nous a dits.

Par exemple, on a eu droit à la musique (le générique de début et la musique de la scène de la douche) de Psychose, d'Alfred Hitchcock. Enfin la musique est de Bernard Hermann. Hitchcock c'était le film. Vous suivez ? (J'aime bien prendre les lecteurs pour des imbéciles, en comparaison je me sens intelligent.) Il est très bien Bernard Hermann, il a composé des tonnes de trucs et influencé des dizaines de compositeurs, il a composé une musique dont tout le monde se souvient pour Psychose, mais il était aussi d'une rare modestie. Il a donc déclaré paraît-il que selon lui, 60% du film était dû au travail d'Alfred Hitchcock. Les 40% qui restent étant dûs à lui-même... (Au passage j'ai appris qu'il avait fallu sept jours pour tourner les 45 secondes de la scène de la douche, c'est très Hitchcock ça...)

Venait ensuite une des parties les plus rigolotes du concert. Vous savez que dans Le dictateur, Charlie Chaplin en barbier rase un de ses clients au rythme de la Danse hongroise n°5 de Chanel, heu non, de Johannes Brahms (warf quel humour). Cette façon de bouger pile en musique s'appelle le Mickey-Mousing, devinez d'où ça vient... Mais moi comme je suis génial je connaissais déjà le mot, vivent les cours de modélisation et animation. Bref là ils avaient un grand écran et diffusaient l'extrait du film pendant que l'orchestre jouait, et on pouvait voir le chef d'orchestre super concentré pour bien suivre l'action, en partant un peu en retard (la scène commence par un plan fixe de quelques secondes sur un poste de radio alors évidemment c'est pas facile d'être synchro) et en se rattrapant fantastiquement dix secondes plus tard, c'était très impressionnant et très bien fait.

Danny Elfman arrivait ensuite avec le thème de Spiderman. J'imagine que sans chœur il n'est pas facile de choisir un truc d'Elfman à jouer, la musique de Pee Wee peut-être ?... On notera dans le thème de Spiderman (version film hein pas le truc qui chante de la série télé) le motif de l'araignée (tac tac tac tac tac tac tac tac) dépassé par (et qui rattrape ensuite) le thème du héros (tinnnnnn tin tin tinnnnn), quelle belle façon de résumer le film...

Venait ensuite Klaus Badelt et Pirates des Caraïbes, enfin le premier en tout cas, un clône d'Hans Zimmer... pour les 2 et 3 ils ont pris le vrai, d'ailleurs au début du 3 des pirates prisonniers chantent un très joli chœur, et apparemment pour avoir dans le film des voix qui fassent vraiment pirates, ils n'ont pas voulu prendre de vrais chanteurs professionnels pour l'enregistrement. Ils ont demandé à un peu tous les gens qui étaient dans et autour du studio à ce moment-là de venir apprendre les deux lignes de texte, la mélodie, et de chanter... et ça rend très bien. Voilà donc que lors du concert on nous a proposé à nous spectateurs de faire la même chose. Hé bien je ne sais toujours pas comment c'est possible, mais ça rendait effectivement très bien.

On terminait le concert avec du John Williams (évidemment), un peu d'Harry Potter et un peu de Star Wars (re-évidemment). On retiendra (au cas où on n'avait pas remarqué) : John Williams fonctionne par thème : chaque personnage du film à un thème qui l'identifie, et dans la bande originale on reprend les thèmes dans un peu tous les ordres en les modifiant parfois un peu. Y a pas dire, il n'y a pas mieux que John Williams pour trouver des trucs qui font travailler tous les musiciens de l'orchestre. J'ai beaucoup regardé un des percussionnistes passer d'un poste à l'autre pendant Harry's Wonderous World, parce qu'il avait besoin de tellement d'instruments différents qu'on ne pouvait pas tous les mettre à la même place. C'était très amusant. Je me suis demandé s'ils avaient utilisé l'approche système pour savoir comment grouper les instruments et où les placer, pour que le monsieur ait le temps de passer d'un groupe à l'autre sans que ça pose de difficultés.

Et sinon on apprend aujourd'hui (rien à voir... quoi qu'on reste dans le cinéma) le décès de Charlton Heston... Alors, Moïse, Ben Hur ou monsieur port d'armes ? Pour moi ça sera plutôt les armes à feu, parce que Les dix commendaments c'était bien pour Cecil B. DeMille et Yul Brynner, et Ben Hur pour la course de chars, donc au final je n'ai jamais aimé Charlton Heston je crois. (Je vous ai raconté la fois où dans une interrogation d'histoire au lycée j'expliquais que le lobby du port d'armes aux États-Unis c'était le RIFLE ? oui bah c'était l'époque où je ne connaissais pas la signification de rifle et que j'avais oublié NRA, ça arrive à tout le monde.)

lundi 25 février 2008

Trilingue

Coucou,

Et si nous parlions un peu les langues étrangères ? Allez, je me lance en allemand...

Dann hau' doch ab, du Idiot (ou Blödmann, je constate que le Spiegel a révisé sa traduction dans la journée).

Continuons en anglais...

Then get out of here, you total jerk. On notera au passage le sens du titre des journalistes de CNN... Les socialistes voient rouge... Vous préférez laquelle ? Pour ma part, je reste fidèle à la VO, comme toujours au cinéma.

Et là, sublime enchaînement, je vous propose de retrouver le discours d'ouverture de Jon Stewart lors de la 80e cérémonie des Oscars. C'était rigolo, surtout que j'ai compris à peu près toutes les blagues.


Voilà, j'espère avoir bientôt plein de trucs géniaux à vous raconter, pour le moment je vous laisse...

lundi 21 janvier 2008

Harmonie et équilibre

Coucou,

Comme vous le savez, un des trucs les plus intéressants chaque semaine dans Télérama, c'est le courrier des lecteurs. Non que le reste du magazine soit dénué d'intérêt, mais plutôt que la sélection effectuée par la rédaction est tout à fait judicieuse. Trois choses sur les deux pages de cette semaine ont attiré mon attention...

  • Une lettre du PDG d'Harmonia Mundi, qui réagit à un article sur « la crise du disque ».. Je m'attendais à un n-ième réaction de maison de disque condamnant une fois de plus les méchants pirates et accusant Internet, cette zone de non droit... Mais non, pas du tout. La cause principale (ou tout du moins une des causes principales) de la crise du disque, selon Bernard Coutaz, PDG d'Harmonia Mundi, est la disparition des points de vente indépendants, en raison de la concurrence des grandes surfaces qui peuvent pratiquer des bas prix, ou des très bas prix, les disques n'ayant pas bénéficié, comme les livres, de la loi Lang. « Et c'est ce manque d'expositions et de rencontres entre les disques et le public qui est la cause majeure de la chute du marché », ajoute-t-il. « L'offre deumeure diverse, et le public intéressé par l'achat de supports physiques existe. » Ça change du discours classique des maisons de disque, trouvé-je.
  • Un lecteur écrit un truc un peu déprimant, pour dire que le joli film (si, si) La visite de la fanfare a été rapidement (après sa sortie) interdit en Égypte.
  • Un message (écrit en rouge !) de la rédaction aux lecteurs est assez amusant... Il demande plus de variété dans les courriers envoyés, parce qu'en ce moment les trois quarts des lettres et messages électroniques envoyés à Télérama parlent des « aventures du petit N. »... Le journal demande donc à ses lecteurs « des lettres qui illustreraient que la vraie vie est aussi ailleurs »...
Trois petites choses dont je tenais à vous faire part... C'est fait !

vendredi 14 septembre 2007

Speak Deutsch

Coucou,

Chouette, il y a des nouveaux prospectus dans les boîtes aux lettres de mon immeuble. Ils sont roses et noirs et blancs, c'est donc de la pub pour Deutsche Telekom. D'ailleurs il n'y a pas de doute, c'est bien un truc purement allemand : il y a écrit en gros dessus « Neue Phone-Shop im City Center ». Ah oui, ça pour de l'allemand, c'est de l'allemand top fashion. J'ai trouvé ça rigolo, je voulais vous faire partager ma joie (enfin, joie, plutôt désespoir à voir que personne n'essaie de parler autrement qu'en anglais).

Bon sinon j'imagine que vous avez tous entendu que le titre d'Indiana Jones 4 est connu, c'est Shia LaBeouf qui l'a annoncé (et qui a un nom ridicule je trouve, Labeouf, et puis quoi encore... pourquoi pas Lavaeu ou Laproc ou Laagnaeu non mais), et ça sera Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull. Ça peut être bien...

On finit avec des nouvelles du prochain Tim Burton, Sweeney Todd, dont huit minutes ont été projetées à la Mostra (à Venise, vous savez...). Si vous avez une vidéo de l'extrait en question, je suis preneur. Sinon on peut voir à quoi ça va ressembler avec une photo de Johnny Depp (qui chante pas si mal que ça paraît-il) et d'Helena Bonham Carter (qui couche avec le réalisateur, paraît-il) ici. Et pour se donner une idée de ce à quoi la musique ressemble, on peut écouter (et voir) la scène d'ouverture (version comédie musicale sur scène) ici. Il est conseillé de lire les paroles (ici) en même temps, sinon c'est assez dur à suivre.

Bon amusement à tous avec tout ça. Et à la prochaine !

Ah mais... Je ne saurais terminer sans vous parler de l'ouverture du site d'@rrêt sur images, provisoire avant la vraie ouverture du vrai site en janvier 2008. On peut s'abonner, c'est 12 euros si vous êtes étudiant. Je trouve que ça a l'air pas mal... Et puis ils ont tendance à ne pas aimer les gens que je n'aime pas non plus, c'est encore mieux comme ça.

jeudi 12 juillet 2007

Un jeu

Coucou,

Voici des images, extraites de films, séries, magazines, émission de télévision, musées, que sais-je encore. Vous devez deviner d'où elles viennent ! Si vous devinez bien, vous aurez le droit de suggérez un thème pour la prochaine série. Là on commence avec trois images qui n'ont pas vraiment de lien... Comme je suis trop gentil je vous dis que c'est très américain tout ça. Ce n'est pas une super sélection certes, mais c'est pas grave, je ferai mieux la prochaine fois.

Il y a du plus ou moins facile, si vous voulez des indices il suffit de demander !

Bon amusement et à la prochaine.

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mardi 19 juin 2007

Penser moins pour gagner plus ?

Coucou,

Et ça n'a pas duré. J'étais tout content depuis que j'avais vu Les chansons d'amour samedi, des amis le soir-même, Alain Juppé perdre aux législatives (c'est quand même très con de se présenter aux législatives quand on est ministre... j'ai du mal à comprendre que l'argument « de toute façon je n'irai pas siéger, ça sera mon suppléant » puisse séduire... et si en plus le ministre en question est un peu truand sur les bords... bref), oui donc ça allait bien et puis...

Et puis on a appris l'arrêt de la seule bonne émission de télévision française (et j'exagère à peine). Pour des raisons géniales : il paraît que l'émission était bonne mais usée. Et oui, 12 ans qu'elle existait. Mais non il n'était pas possible de la faire évoluer, il fallait la supprimer, hein. Parce que quand même. C'est à peu près ce qu'a dit le directeur des programmes de France 5, j'adore l'argumentation soignée.

Bon, vous me croyez ou pas, mais à mon avis ce n'est pas parce qu'elle était usée que l'émission a été supprimée. D'ailleurs elle n'était pas usée, elle évoluait un peu parfois quand même avec quelques changements de chroniques, de chroniques, de déroulement, et puis elle était toujours pas mal regardée, donc apparemment les téléspectateurs ne la trouvaient pas si usée que ça. Et puis on ne supprime pas une émission parce qu'elle est vieille, sinon on devrait supprimer le journal télé ou la météo, ça serait curieux quand même.

Daniel Schneidermann

Non, si aujourd'hui on ne peut plus comme ça laisser des gens critiquer, analyser, dire que les médias ne font pas tout toujours très bien, ici ou dans d'autres pays (on nous parle parfois me^me de la télévision dans des pays d'Afrique, non mais vous vous rendez compte !), c'est parce qu'on doit passer à autre chose, voyons. Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est travailler plus, gagner plus. Mais pas du tout analyser, ou réfléchir. Ou prendre son temps. Ou prendre du recul. Ou avoir un regard critique. Non, non, pas de regard critique, il faut admirer. Admirer le dynamisme des hommes au pouvoir. Leur jogging, leur ouverture, leurs décisions. Les écouter expliquer pourquoi ils ont raison. Il faut regarder le journal télévisé pour être informé. Et il faut croire ce qu'on nous dit. Il faut travailler plus. Gagner plus. Et penser moins, sans doute aussi. Ah non mais ça alors, vous n'allez quand même pas critiquer ! Vous, là-bas, monsieur Schneidermann, vous vous rendez compte que vous avez dit du mal de vos supérieurs hiérarchiques ? Vous avez osé dire qu'ils n'étaient pas géniaux ? On vous a déjà viré du Monde pour ça, on vous vire de France 5, maintenant. Le chef a toujours raison, c'est pourtant simple ! Vos collègues font toujours bien leur travail, c'est quand même une évidence ! Vous les insultez, en insinuant que, parfois, ils ne sont pas irréprochables. Ah non ça ne peut plus durer.

Et ça ne va plus durer, en tout cas pas sur une grande chaîne de télévision française.

Arrêt sur images, la seule émission que je tenais à toujours regarder, à suivre chaque semaine (merci Internet !), ne sera pas de retour à la rentrée.

Je suis assez dégoûté. Surtout qu'on nous dit que ça sera remplacé par une émission dans laquelle des téléspectateurs pourront discuter avec des journalistes ou présentateurs. Génial. Si ça se trouve, ça sera intéressant, d'ailleurs. Au moins autant que la libre antenne d'Europe 1, qui donnait pas plus tard que ce soir des trucs aussi percutants que « Oui je voulais dire que les gens qui disent que les gens qui qualifient les hommes de gauche qui participent à l'ouverture du gouvernement de Nicolas Sarkozy sont des traîtres ont un comportement véritablement stalinien, parce que traître c'est un mot très fort et vraiment insultant. » Ah oui, et stalinien ? « Ah mais stalinien ce n'est pas pareil » continue la personne.

Donc ça sera à quelque chose que ça que ressemblera le successeur d'Arrêt sur images. Chouette alors.

J'espère que l'équipe de l'émission trouvera un moyen de continuer, ailleurs, un peu autrement s'il le faut, mais en ne lâchant rien sur la critique, le recul et l'analyse. Ils disent parfois du mal de certaines personnes ? Et alors, si c'est mérité ! Et puis tellement de gens à la télé passent leur temps à dire du bien de machin et bidule...

Bon pour me consoler de ça et du fait que je n'arrive toujours pas à trouver comment on utilise les éléments XUL scrollbar et scrollbox, j'écoute en boucle la bande originale des Chansons d'amour, le dernier album de Ridan et celui de Tété, quand ce n'est pas un peu Lo' Jo. Autant de choses que je vous recommande, d'ailleurs.

Allez, à plus...