Coucou,
Vous le savez tous maintenant j'espère, le Prix Nobel de la paix édition 2007 a été attribué au GIEC et à Al Gore. On en parle donc évidemment partout. Courrier International propose une petite revue de presse ici. Et on peut y lire l'avis d'un journaliste du Daily Telegraph, qui écrit des choses suffisamment stupides pour que je ne résiste pas à l'envie d'en parler ici.
Je cite (la traduction étant de Courrier International, of course).
« Le réchauffement climatique est une menace pour l'environnement, pas pour la paix et l'ordre international. On a certes déjà attribué le Prix Nobel a des personnalités un peu louches. Mais on pouvait au moins défendre l'idée que leur action avait évité un bain de sang. »
En lisant ça, je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir étriper la personne qui a écrit ce machin, encore plus d'ailleurs que quand j'ai lu ses critiques sur les thèses d'Al Gore (qui est plus que très mesuré et bien loin du sensationnalisme qu'on lui reproche, mais encore faut-il avoir vu Une vérité qui dérange, compris le film, et connaître un tant soit peu le sujet pour s'en rendre compte).
Pourquoi cette phrase m'énerve-t-elle tellement ? Parce que le journaliste dit clairement, et ça ne semble pas le troubler plus que ça, qu'il n'a pas compris pourquoi on avait donné le Prix Nobel de la paix, oui, de la paix, et pas un autre, à Al Gore. C'est très clairement parce que le Comité Nobel pense que le réchauffement climatique pourrait avoir à terme (à court terme, même) des conséquences sur la paix dans le monde. Ce n'est pas une théorie nouvelle d'ailleurs, et Al Gore en parle dans son film en évoquant des millions de réfugiés (climatiques) potentiels. De quoi créer quelques désordres effectivement. Et donc non seulement ce monsieur journaliste ne comprend pas un choix très intéressant et pas anodin du tout du Comité Nobel, mais en plus il n'essaie même pas de comprendre, non, il critique des thèses qu'il n'a pas bien comprises. (Il y a trop de fois « comprendre » dans ces phrases, si un jour je suis motivé je les réécris de façon un peu plus correcte.)
Il me fait penser à la plupart des gens qui critiquent les films de Michael Moore qui ne seraient pas « rigoureusement exacts », tout ça parce qu'ils ne sont pas capables de se rendre compte que ce sont des films qui défendent une thèse et qu'il ne faut pas chercher à en tirer une vision du monde parfaitement équilibrée, ce que n'a jamais prétendu vouloir décrire leur auteur.
Et puis tout ça arrive alors que je suis en plein suspende de divorce, moi... Comment vais-je dormir ce week-end ?
En fait, plutôt bien, je pense. Un peu étonné de voir qu'ils installent déjà les premières maisonnettes du pré-Marché de Noël de Stuttgart, qui vend des trucs bons à manger dès le mois de novembre, pour faire patienter jusqu'au 30, date d'ouverture du vrai marché.
Vous le savez tous maintenant j'espère, le Prix Nobel de la paix édition 2007 a été attribué au GIEC et à Al Gore. On en parle donc évidemment partout. Courrier International propose une petite revue de presse ici. Et on peut y lire l'avis d'un journaliste du Daily Telegraph, qui écrit des choses suffisamment stupides pour que je ne résiste pas à l'envie d'en parler ici.
Je cite (la traduction étant de Courrier International, of course).
« Le réchauffement climatique est une menace pour l'environnement, pas pour la paix et l'ordre international. On a certes déjà attribué le Prix Nobel a des personnalités un peu louches. Mais on pouvait au moins défendre l'idée que leur action avait évité un bain de sang. »
En lisant ça, je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir étriper la personne qui a écrit ce machin, encore plus d'ailleurs que quand j'ai lu ses critiques sur les thèses d'Al Gore (qui est plus que très mesuré et bien loin du sensationnalisme qu'on lui reproche, mais encore faut-il avoir vu Une vérité qui dérange, compris le film, et connaître un tant soit peu le sujet pour s'en rendre compte).
Pourquoi cette phrase m'énerve-t-elle tellement ? Parce que le journaliste dit clairement, et ça ne semble pas le troubler plus que ça, qu'il n'a pas compris pourquoi on avait donné le Prix Nobel de la paix, oui, de la paix, et pas un autre, à Al Gore. C'est très clairement parce que le Comité Nobel pense que le réchauffement climatique pourrait avoir à terme (à court terme, même) des conséquences sur la paix dans le monde. Ce n'est pas une théorie nouvelle d'ailleurs, et Al Gore en parle dans son film en évoquant des millions de réfugiés (climatiques) potentiels. De quoi créer quelques désordres effectivement. Et donc non seulement ce monsieur journaliste ne comprend pas un choix très intéressant et pas anodin du tout du Comité Nobel, mais en plus il n'essaie même pas de comprendre, non, il critique des thèses qu'il n'a pas bien comprises. (Il y a trop de fois « comprendre » dans ces phrases, si un jour je suis motivé je les réécris de façon un peu plus correcte.)
Il me fait penser à la plupart des gens qui critiquent les films de Michael Moore qui ne seraient pas « rigoureusement exacts », tout ça parce qu'ils ne sont pas capables de se rendre compte que ce sont des films qui défendent une thèse et qu'il ne faut pas chercher à en tirer une vision du monde parfaitement équilibrée, ce que n'a jamais prétendu vouloir décrire leur auteur.
Et puis tout ça arrive alors que je suis en plein suspende de divorce, moi... Comment vais-je dormir ce week-end ?
En fait, plutôt bien, je pense. Un peu étonné de voir qu'ils installent déjà les premières maisonnettes du pré-Marché de Noël de Stuttgart, qui vend des trucs bons à manger dès le mois de novembre, pour faire patienter jusqu'au 30, date d'ouverture du vrai marché.


























