dimanche 27 avril 2008

Cannstatter Zeitung

Bonjour à tous, ça faisait longtemps !

J'étais à la Frühlingsfest cet après-midi, pour faire des photos. Et d'ailleurs, j'ai fait plein de photos. J'ai aussi mangé des frites et bu un Spezi, mais là n'est pas le sujet du ce message. Non. Je vous écris parce que près du stand d'information, là où à la Volksfest se dresse la Fruchtsäule et au printemps la Cannstatter Kanne, se trouvaient quelques piles de journaux, apparemment en libre service. Et je me suis donc servi (après avoir vérifié quinze fois qu'il n'y avait rien ni personne à proximité pour payer ou pour m'accuser de vol).

Et j'ai eu bien raison. Car j'ai ainsi pu découvrir... le (ou la pour les intégristes germanophones) Cannstatter Zeitung. Édition du week-end, c'est encore mieux ! Samedi-dimanche, six cahiers (six !), 52 pages au format « journal allemand » c'est-à-dire beaucoup trop grand pour être lu confortablement, peu importe la façon dont vous le posez ou le tenez.

Wikipédia m'en apprend un peu plus sur le journal en question. Imprimé au format rhénan, soit 350 mm par 510, ce qui est comme je le disais trop grand pour un être humain, il est vendu chaque jour à près de 8 800 exemplaires. Pas mal du tout, pour le journal local de Bad Canstatt et Untertürkheim (il existe deux éditions, une pour chaque ville, au contenu identique mais au titre différent... et pour indication il y a environ 65 000 habitants à Bad Canstatt et 16 500 à Untertürkheim, mais les deux villes sont rattachées à Stuttgart).

Que trouve-t-on dans ce magnifique journal ? Bon j'ai l'air ironique mais en fait je dois dire qu'il est pas mal du tout, et qu'en comparaison nos journaux régionaux français pourraient avoir honte. Voici un petit aperçu du numéro des 26 et 27 avril 2008, 17e semaine, n° 98, 184 année (c'est vieux !)...

À la une : la Chine veut reprendre le dialogue avec le Dalaï-lama. Le reste du premier cahier est consacré à la politique (« les boîtes aux lettres pourraient bientôt rester vides » en raison de la grève des facteurs), à l'actualité locale, très locale... comme la mise en place des palmiers pour la saison d'été à la Wilhelma, des infos sur la ville voisine, Stuttgart, et son aéroport (la liaison Stuttgart-Dubai n'est pas pour tout de suite, apparemment).

Le deuxième cahier est consacré à l'économie : la Kreissparkasse Esslingen-Nürtringen ne craint pas la crise économique. Deux pages spéciales sur l'actualité de la Frühlingsfest : défilé de dirndl dans une tente, visite de Rainhard Feindrich (et de sa compagne Ina Nadine Wagler), le star autrichienne, avant son concert « unplugged » dont les pubs sont partout dans le métro depuis quelques mois.

Vient ensuite le sport : le VfB (actuellement 5e en Bundesliga, et champion d'Allemagne en titre) a-t-il des chances face au FC Bayern (actuel 1er). Après quelques infos sur la future Coupe d'Europe, on retourne à la politique. La transition est assez violente. Réformes dans les maisons de retraite, suite de l'article sur le Dalaï-lama, et...

Un article sur Sarkozy ! On nous montre deux Français en train de le regarder à la télévision, et on nous explique que notre président, au plus bas dans les sondages, cherche une deuxième chance... Une interview qui, selon le journaliste, méritait plus le nom de monologue et lui a permis de faire l'éloge de soi-même. L'article est concis mais complet : on apprend tout, des mauvais sondages pour Sarko à l'avis du PS, en proie aux luttes de pouvoir en passant par le coût de l'opération de communication pour les chaînes de télévision : 280 000 euros.

Un peu d'actualité régionale ensuite, et l'endettement des communes du Bade-Wurtemberg. Puis un « regard sur le monde » avec le trafic de tortues en Thaïlande, et on arrive au quatrième cahier.

Quatrième cahier un peu plus léger. Une piste cyclable paneuropéenne de Paris à Prague, le programme des sorties, la météo, deux pages télévision, puis la cuisine et un article sur les spätzle ! Car les spätzle sont « plus que des pâtes » et son très bons avec des girolles, comme nous le montre une photo qui donne sacrément faim. Un autre article est consacré à la rhubarbe, à manger en compote, en parfait avec des fraises ou avec des côtelettes (en chutney), mais jamais crue, attention à l'acide oxalique. Une page voyage et excursions, fin du cahier.

Mais pas fin du journal : voici le cahier supplément week-end. Un cimetière à Rome, le quotidien dans les quartiers pauvres à New York, et la page culture, avec une dame aux cheveux noirs sur fond rouge... son visage me dit quelque chose... Elle a salué son public en déclarant « Sie sind immer in meinem Erzen » sans h à Herzen... mais oui c'est Mireille Mathieu ! Après 20 ans d'absence, la voilà de retour en Allemagne. Elle était apparemment moins à l'aise pour chanter « Ganz Paris ist ein Theater » (un Ohrwurm qui avait eu du succès ici dans les années 70) que pour ce pour quoi on... euh ils l'aiment : La vie en rose, ou ses nouveaux tubes comme Du bist die Welt. On poursuit avec le cinéma (oui pour Mireille ça suffit) et l'immobilier, et on expédie le dernier cahier consacré à l'emploi, à l'automobile et aux jeux.

Ouf ! C'était une lecture intense. Bon j'avoue j'ai pas tout lu... mais en comparant à mes souvenirs de DNA ou d'Alsace, je dois dire que les Allemands ont quand même l'air vachement plus doués que les Français pour les journaux locaux. Surtout que ça c'était Bad Cannstatt, mais à Ludwgsburg ou à Tübingen, il y en a d'autres, des journaux...

dimanche 6 avril 2008

Sonderkonzert Filmmusik

Dimanche dernier il y avait à l'opéra de Stuttgart un concert de l'orchestre d'ici spécialement consacré à la musique de film (ou à la musique classique utilisée dans les films). C'était très bien et assez impressionnant, j'ai rarement vu autant de musiciens et d'instruments différents réunis pour un seul concert...

Ils avaient mis un présentateur qui faisait un petit speech entre chaque morceau, histoire de nous raconter une anecdote ou de nous cultiver un peu. Vous retrouverez ici quelques-uns des trucs intéressants qu'il nous a dits.

Par exemple, on a eu droit à la musique (le générique de début et la musique de la scène de la douche) de Psychose, d'Alfred Hitchcock. Enfin la musique est de Bernard Hermann. Hitchcock c'était le film. Vous suivez ? (J'aime bien prendre les lecteurs pour des imbéciles, en comparaison je me sens intelligent.) Il est très bien Bernard Hermann, il a composé des tonnes de trucs et influencé des dizaines de compositeurs, il a composé une musique dont tout le monde se souvient pour Psychose, mais il était aussi d'une rare modestie. Il a donc déclaré paraît-il que selon lui, 60% du film était dû au travail d'Alfred Hitchcock. Les 40% qui restent étant dûs à lui-même... (Au passage j'ai appris qu'il avait fallu sept jours pour tourner les 45 secondes de la scène de la douche, c'est très Hitchcock ça...)

Venait ensuite une des parties les plus rigolotes du concert. Vous savez que dans Le dictateur, Charlie Chaplin en barbier rase un de ses clients au rythme de la Danse hongroise n°5 de Chanel, heu non, de Johannes Brahms (warf quel humour). Cette façon de bouger pile en musique s'appelle le Mickey-Mousing, devinez d'où ça vient... Mais moi comme je suis génial je connaissais déjà le mot, vivent les cours de modélisation et animation. Bref là ils avaient un grand écran et diffusaient l'extrait du film pendant que l'orchestre jouait, et on pouvait voir le chef d'orchestre super concentré pour bien suivre l'action, en partant un peu en retard (la scène commence par un plan fixe de quelques secondes sur un poste de radio alors évidemment c'est pas facile d'être synchro) et en se rattrapant fantastiquement dix secondes plus tard, c'était très impressionnant et très bien fait.

Danny Elfman arrivait ensuite avec le thème de Spiderman. J'imagine que sans chœur il n'est pas facile de choisir un truc d'Elfman à jouer, la musique de Pee Wee peut-être ?... On notera dans le thème de Spiderman (version film hein pas le truc qui chante de la série télé) le motif de l'araignée (tac tac tac tac tac tac tac tac) dépassé par (et qui rattrape ensuite) le thème du héros (tinnnnnn tin tin tinnnnn), quelle belle façon de résumer le film...

Venait ensuite Klaus Badelt et Pirates des Caraïbes, enfin le premier en tout cas, un clône d'Hans Zimmer... pour les 2 et 3 ils ont pris le vrai, d'ailleurs au début du 3 des pirates prisonniers chantent un très joli chœur, et apparemment pour avoir dans le film des voix qui fassent vraiment pirates, ils n'ont pas voulu prendre de vrais chanteurs professionnels pour l'enregistrement. Ils ont demandé à un peu tous les gens qui étaient dans et autour du studio à ce moment-là de venir apprendre les deux lignes de texte, la mélodie, et de chanter... et ça rend très bien. Voilà donc que lors du concert on nous a proposé à nous spectateurs de faire la même chose. Hé bien je ne sais toujours pas comment c'est possible, mais ça rendait effectivement très bien.

On terminait le concert avec du John Williams (évidemment), un peu d'Harry Potter et un peu de Star Wars (re-évidemment). On retiendra (au cas où on n'avait pas remarqué) : John Williams fonctionne par thème : chaque personnage du film à un thème qui l'identifie, et dans la bande originale on reprend les thèmes dans un peu tous les ordres en les modifiant parfois un peu. Y a pas dire, il n'y a pas mieux que John Williams pour trouver des trucs qui font travailler tous les musiciens de l'orchestre. J'ai beaucoup regardé un des percussionnistes passer d'un poste à l'autre pendant Harry's Wonderous World, parce qu'il avait besoin de tellement d'instruments différents qu'on ne pouvait pas tous les mettre à la même place. C'était très amusant. Je me suis demandé s'ils avaient utilisé l'approche système pour savoir comment grouper les instruments et où les placer, pour que le monsieur ait le temps de passer d'un groupe à l'autre sans que ça pose de difficultés.

Et sinon on apprend aujourd'hui (rien à voir... quoi qu'on reste dans le cinéma) le décès de Charlton Heston... Alors, Moïse, Ben Hur ou monsieur port d'armes ? Pour moi ça sera plutôt les armes à feu, parce que Les dix commendaments c'était bien pour Cecil B. DeMille et Yul Brynner, et Ben Hur pour la course de chars, donc au final je n'ai jamais aimé Charlton Heston je crois. (Je vous ai raconté la fois où dans une interrogation d'histoire au lycée j'expliquais que le lobby du port d'armes aux États-Unis c'était le RIFLE ? oui bah c'était l'époque où je ne connaissais pas la signification de rifle et que j'avais oublié NRA, ça arrive à tout le monde.)

jeudi 3 avril 2008

Tubes

Coucou,

Et si on parlait de tubes ? Non, pas comme au Top 50, des vrais tubes. En acier. Plein de tubes.

Kingda Ka
Vous avez reconnu Kingda Ka, toujours à Six Flags Great Adventure.
Quadritube. Si, si, regardez bien les rails.


Maverick
Maverick, à Cedar Point.
Tritube. Je crois que ça se voit plutôt bien sur la photo, les rails en triangle...

Matterhorn Blitz
Matterhorn Blitz, à Europa Park.
Bitube. Vous aviez deviné.


Batflyer
Batflyer, à Nasu Highland Park (au Japon ! d'ailleurs en parlant de Japon un jour je vous montrerai un, enfin le seul, Tilt Coaster)
Monotube... parce que ça n'existe pas que dans Roller Coaster Tycoon !

La morale de l'histoire ? Bah c'est assez simple, plus c'est grand et plus ça va vite, plus il y a de tubes, parce que les vibrations sont mieux absorbées. Mais on aime bien se limiter à deux ou trois tubes dès qu'on peut, parce que plus il y a de tubes plus c'est compliqué à construire.

Il y a des rails différents, avec des caissons et deux tubes par exemple, ou des trucs tordus pour des grands huits particuliers, mais moins d'un tube ou plus de quatre, comme dirait Greame Alwright qu'il est toujours bon de citer, ça je ne l'ai jamais vu.

lundi 31 mars 2008

Animation

Coucou,

Ce week-end c'était le Sidaction. Pour l'occasion, j'ai créé un court métrage en 3D : l'histoire d'un petit bonhomme qui marche et à qui il arrive des choses terribles.



Bon d'accord ce n'est pas mon court métrage. Le mien est un peu plus décevant, mais je vous le montre quand même. Il n'a d'ailleurs rien à voir avec le Sidaction, il avait été fait avec un copain dans le cadre de mon cours de modélisation et animation.


Et panique, elle plume

Cela fait environ un an que j'écoute France Inter. Nouvelle sans importance, pensez-vous ? Pas du tout, c'est un changement fondamental dans ma vie quotidienne.

Après avoir passé environ une dizaine d'années à écouter à haute dose Europe 1, du matin jusqu'au soir et même la nuit (il y en a d'autres ici qui connaissent Caroline Dublanche ?), j'en ai eu marre. Et les changements de la rentrée dernière ont fini de me convaincre à migrer complètement. Je ne supportais plus la publicité à haute dose. Le chouette journaliste du matin était parti. Et Jean Marc Morandini avait de plus en plus de temps d'antenne (et je hais Jean Marc Morandini). Ajoutez à ceci que pendant la campagne électorale, Europe 1 avait des petits airs de radio-UMP, j'ai donc vaincu mes préjugés anti-France Inter (radio lente d'intellos qui n'ont rien à faire de leur vie...) et profité du temps libre que me laissent mes études ici pour m'y mettre.

Hé ben j'ai eu vachement raison.

Le matin, en semaine, il y a Nicolas Demorand, et il est très bien, ce Nicolas. Il est rigolo mais pas trop, sérieux mais pas trop, il pose des bonnes questions et prend pas n'importe quel auditeur à l'antenne juste pour faire style « vive la libre antenne les auditeurs ont toujours raison ». Et puis il y a la revue de presse de Clotidle Dumetz, et depuis quelques temps les évadés du Fou du roi. Les évadés du Fou du roi, c'est un peu ce qu'il y a de bien dans le Fou du roi (les chroniqueurs) sans ce qu'il y a de mal dans le Fou du roi (les invités et Stéphane Bern).

Et le midi, dans le Fou du roi, il y a Didier Porte. Et il est très souvent très bien, ce chroniqueur télé gauchiste de service, qui parle d'un peu tout et parfois de télé. D'ailleurs il est toujours applaudi deux fois que les autres gens qui participent à l'émission (même qu'une fois, quand il disait du mal d'Éric Zemmour dans sa chronique, une dame du public a hurlé « bravooooooo » à la fin).

À 13 heures, il y a le journal de 13 heures. Et ça c'est bien parce qu'au moins on n'est pas perturbé. Et encore une fois c'est présenté par quelqu'un de bien, Fabrice Drouelle. Le principal reproche que je lui ferais serait de ne pas tenir sa page Web à jour.

L'après midi, quand j'écoute la radio (je précise que je n'écoute pas tout tous les jours, hein, ça dépend de mon emploi du temps...), je reste sur Europe 1 parce que j'aime bien l'émission de Laurent Ruquier, surtout quand il y a Pierre Bénichou. Voilà, je n'ai pas honte de l'avouer. J'écoute aussi Nicolas Canteloup, et c'est bien parce qu'on peut écouter sa chronique sans pub et sans écouter ce qu'il y a avant et après, et c'est souvent rigolo, youpi.

À 18 heures, sur France Inter, c'est vachement trop bien. Enfin à 18h15 pour être exact. Il y a Et pourtant elle tourne, une émission qui est géniale dès le générique de début. On nous parle de ce qui se passe dans le monde, partout sauf en France, et même pas forcément uniquement de l'actualité brûlante dont on parle déjà ailleurs, non, ils racontent des petits trucs, conseillent des sites Web qu'on connaît pas forcément, parlent d'Afrique sans forcément parler de guerre ou de famine, parlent du Japon sans parler de mangas et des États-Unis sans parler de Coca Cola ou d'Hollywood. Et ils ont une façon géniale de donner l'heure, du genre « il est 18h50 à Paris, 22h20 à New Dehli. »

Je termine avec un rapide mot des émissions du week-end, enfin surtout du dimanche. Le matin de 11h à 12h, il y a Panique au Mangin Palace, que vous connaissez tous j'espère. Donc je n'en dis pas plus, na, voilà. Et le soir, il y a du lourd. Générique au piano, ambiance feutrée, émission enregistrée en public avec des spectateurs qui interviennent, et on se demande où ils les ont trouvés... Le masque et la plume, avec des critiques d'un peu tout mais très souvent de cinéma. Et c'est assez terrible. À écouter uniquement si on aime se moquer des critiques à la Inrockuptibles. « Je n'aime pas les chefs d'œuvre », « ça rappelle Britsch Klampsky dans le premier film de Timothée Zanderzk » ou autres choses dans le genre sont au rendez-vous. Heureusement qu'il y a parfois une revue des messages envoyés par les auditeurs pour entendre quelques avis un peu moins ridicules que ceux des critiques sélectionnés. Mais c'est quand même très rigolo à écouter, hein, faut pas croire.

Et hop, j'ai mis à jour le blog, ça me tracassait de voir qu'il n'y avait plus de nouveau message depuis si longtemps.

samedi 8 mars 2008

Zurückrollen

Coucou,

Il y a des grands huits rigolos parce qu'ils n'ont aucun intérêt particulier si ce n'est d'aller vite, très vite, et haut, très haut. Ils sont construits exprès pour les parcs d'attractions qui veulent dire « nous on a le plus grand », et tant pis si ce plus grand est sans intérêt aucun, parcours expédié en même pas une minute, sensations pas forcément au rendez-vous, aucune originalité ou presque, on s'en fiche, c'est haut et ça vite alors on est contents.

Kingda Ka
Un beau spécimen dans le genre est Kingda Ka, à Six Flags Great Adventure dans le New Jersey. Il vous propulse à 206 km/h en 3,5 secondes (lancement hydraulique, si vous avez la moindre idée de comment ça fonctionne merci de me l'expliquer), vous envoie à 135 mètres de hauteur, vous fait redescendre et hop c'est fini. 28 secondes de parcours, avec j'imagine une file d'attente de deux heures avant, sinon on ne voit pas l'intérêt.

Un autre exemple du genre (et du même constructeur, Intamin, des braves petits Suisses, parce que les Suisses sont très forts en grands huits) est le Top Thrill Dragster (on constate au passage qu'un grand huit haut et rapide a souvent un nom ridicule) de Cedar Point (ahhh Cedar Point) dans l'Ohio. Bon Top Thrill chose il est moins haut et moins rapide que Kingda Ka, mais sinon c'est fondamentalement la même chose. 193 km/h, 128 m de haut et 30 secondes de parcours.

Top Thrill Dragster
Les photos permettent de bien saisir le principe du truc, ligne droite d'accélération, on monte la bosse, on passe tout en haut à une vitesse très faible, on redescend et hop c'est (presque) fini.

Mais bien évidemment, ce sont des ingénieurs qui ont conçu ces machins. Donc, des fois, ça n'accélère pas assez, et le train n'arrive pas à passer la bosse. Si, si, je vous assure. C'est même relativement courant. Que se passe-t-il alors ? Un rollback, comme disent les Américains. Le train redescend par là d'où il est venu, est freiné quand même parce que les ingénieurs certes peu compétents mais pas stupides ont prévu le coup. On vous ramène même à la station pour vous laisser choisir entre descendre ou retenter l'aventure pour un nouveau voyage. Un rollback, c'est très rigolo en vidéo.

En voici un par exemple pour Kingda Ka.



Amusant, non ?

Il y a parfois des turcs encore mieux, comme ce qui est arrivé sur Top Thrill Dragster il y a quelques temps. C'était en 2005 je crois. Le train n'a pas accéléré assez pour passer la bosse. Mais trop pour revenir en arrière. Il est resté coincé en haut. Tout pile coincé en haut. Pendant 15 minutes ! Il a fallu attendre qu'un technicien monte tout en haut (en ascenseur, à pieds c'eût été un peu long), et vienne pousser le train, oui oui lui donner un petit coup, pour le faire repartir (dans le bon sens). Le tout a été filmé et fait la joie des fans de grands huits et de YouTube.



Les rollbacks ne sont pas du tout des accidents, ni même vraiment des incidents. Ils arrivent sur tous les grands huits propulsés au lancement, sont tout à fait prévus et presque normaux (dus par exemple au vent, à la température froide qui augmente les frottements des roues sur le rail, ou des trucs du genre). Ils sont toujours espérés par les fans, pour la bonne et simple raison qu'ils sont la garantie d'un demi-tour de manège en plus, pour le même temps d'attente...

Mais je ne sais pas s'ils vous passionnent autant que moi.

mercredi 5 mars 2008

Les machines affranchies du TGV polaire (font des loopings)

Coucou,

Ce week-end j'étais à Nantes. Tout a donc commencé par un voyage en TGV Est (européen, paraît-il), entre Stuttgart et Paris. Avec à côté de moi un monsieur avec un iPhone, et de l'autre côté et en face une famille allemande sans doute typique et insupportable. Papa, maman et fifille partaient en vacances pour la première fois à Paris. Le père voulait dormir dans le train, la fille écouter son baladeur et la mère lire le guide qu'elle avait acheté pour planifier le voyage.

Et le séjour parisien de notre belle famille s'annonçait passionnant... La mère, ayant vu une photo dans le guide, suggère à la fille d'aller aux Galeries Lafayette. La fille : « oh oui il faudra y aller ». Le père : « Quoi ? Ah... ohhh pffff un magasin... ». Deuxième tentative de la mère avec ce qui est signalé par le guide comme « les meilleures crêpes au Nutella de Paris »... La fille a bien noté l'adresse, à côté de « Champs Élysées ».

J'ai même pas envie de commenter. Si ça se trouve c'était des gens tout à fait gentils, ils ont juste voulu me divertir en ayant l'air un peu cruches pendant le voyage.

À Nantes, j'ai pu revoir des amis (c'était le but) et découvrir des machines. Mais pas n'importe lesquelles, non. Les Machines de l'île... Et notamment l'éléphant, qui avait déjà déambulé dans les rues du centre ville pendant un spectacle de la troupe Royal de Luxe, spectacle que j'avais magnifiquement loupé parce qu'à l'époque j'avais préféré rester dans ma chambre et aller au cinéma le soir. Je me suis donc enfin rattrapé tout récemment. L'éléphant, particulièrement impressionnant (et joli) transporte ceux qui le veulent pour un petit tour sur l'île de Nantes, qui est le quartier en train d'être aménagé (il y a encore deux ans il n'y avait absolument rien à y faire, maintenant il y a quelques trucs et bientôt ça sera top génial, vive Jean Marc Ayrault).


Les machines sont en bonne part encore en construction, même si on peut déjà en voir quelques unes parmic elles qui peupleront le manège des Mondes marins, et on a aussi droit à une maquette (assez dingue) et à la branche prototype (assez dingue) d'un projet (assez dingue) prévu pour 2011 : l'Arbre aux hérons. Un arbre (tiens donc) en acier, de 40 mètres de haut, capable d'accueillir 300 personnes (ou un peu plus) sur les chemins qui parcourent ses 22 branches, surmonté de deux hérons géants à bord desquels l'on pourra embarquer pour un petit survol du coin. Il y aura aussi un bar sur une plateforme vers le milieu (en hauteur) de l'arbre.


Je demande à voir en vrai, parce que déjà en maquette de trois mètres de haut c'est... assez dingue.

Pour le retour vers Stuttgart, re-TGV Est évidemment. Plus de famille allemande rigolotte pour me divertir, mais en face de moi un horrible monsieur, qui parlait méchamment au conducteur pour dire « Je suis monté à Paris, pas à Strasbourg » (enfin il se contentait de dire « Paris ! »), qui était vieux gros et écoutait son baladeur MP3 incroyablement fort. Ou alors il avait mal mis ses écouteurs. Ou les deux. C'était insupportable et j'ai d'ailleurs fini par aller me trouver une autre place dans un wagon où il y avait plus de monde et notamment plus d'enfants qui jouaient et qui était pourtant plus calme !

Ce monsieur qui écoutait sa musique hyper fort voulait d'ailleurs se la jouer musicien (je suis sûr que c'était du bluff) avec des baguettes (pour tambour, vous savez...) qui dépassaient de sa sacoche et en lisant des partitions. Il avait aussi un cahier avec ses (quatre) compositions personnelles, dont une baptisées, ô originalité, Les Elfes... Il avait bien noté une mélodie qui devait durer 10 secondes, ça c'était de la composition... Il l'a relue quinze fois pendant le trajet, toujours en écoutant son baladeur à donf'... (ouaip, je parle djeunz).

Arrivé à Stuttgart, j'ai pu prendre des nouvelles de Wilbär, que j'ai hâte d'aller saluer en personne (mais faudra encore attendre quelques semaines pour ça). Car après Knut et Flocke, voici Wilbär...

Il s'appelle Wilbär, il s'appelle Wilbär, Wilbär le troisième ourson polaire ! (À chanter sur un air connu).

Wilbär est, comme son nom l'indique, né à la Wilhelma (le très joli jardin zoologique de Stuttgart) le 10 décembre dernier, et sa maman de l'a pas abandonné, ouf ! Il est choupinou tout plein et a donc gagné le droit d'avoir sa photo ici...


Il n'y a pas que des oursons à Stuttgart, il y a aussi la Frühlingsfest, qui commencera le 12 avril, en présence de l'Olympia Looping, et ça c'est trop la classe.

Je vous laisse avec cette observation concernant les Affranchis, très chouette film d'un petit réalisateur méconnu que certains appellent Martin Scorcese, et que j'ai enfin vu hier soir. Voici une petite réplique en VO, assez représentative du film.

Fuckin' unbelievable! All of them! Every fuckin' girl in my life.

Et voici la version traduite en français d'après les sous-titres (qui contenaient d'ailleurs deux, oui DEUX ! fautes, je suis scandalisé, qui m'a fichu un DVD pareil !!! Certes il a été acheté à la Fnac et était donc probablement piraté, mais ce n'est pas une raison .)

Incroyable. Y'en a pas une pour racheter l'autre.

Traduttore, traditore, paraît-il...