lundi 25 février 2008

Trilingue

Coucou,

Et si nous parlions un peu les langues étrangères ? Allez, je me lance en allemand...

Dann hau' doch ab, du Idiot (ou Blödmann, je constate que le Spiegel a révisé sa traduction dans la journée).

Continuons en anglais...

Then get out of here, you total jerk. On notera au passage le sens du titre des journalistes de CNN... Les socialistes voient rouge... Vous préférez laquelle ? Pour ma part, je reste fidèle à la VO, comme toujours au cinéma.

Et là, sublime enchaînement, je vous propose de retrouver le discours d'ouverture de Jon Stewart lors de la 80e cérémonie des Oscars. C'était rigolo, surtout que j'ai compris à peu près toutes les blagues.


Voilà, j'espère avoir bientôt plein de trucs géniaux à vous raconter, pour le moment je vous laisse...

mardi 5 février 2008

Faschingsdienstag

Coucou,

Non, ce n'était pas le Super Tuesday, ici... c'était plus un Superdienstag. Faschingsdienstag, pour être exact, en VF mardi gras. D'ailleurs je l'écris en gras. Il y avait donc un défilé à Stuttgart, pas un des plus réputés d'Allemagne loin de là, mais un défilé quand même. Avec environ 2000 participants (des fous) et 250 000 spectateurs (fous aussi, ou alors motivés, il faisait froid et il a un petit peu plu).

Avant de vous montrer quelques photos (parce que je sais que vous aimez ça) et même quelques vidéos (parce que je sais que vous adorez ça), un mot sur la vie en ce mardi : c'est celle d'un jour pas férié mais férié quand même. Officiellement, c'est jour ouvré. En pratique... à la fac il y a cours, enfin pas pour moi parce que mon prof de théorie de l'informatique avait envie de faire un week-end prolongé de ski dans la Forêt-Noire... Et en ville, à part les trucs qui vendent à manger (jamais fermés bien évidemment), tous les magasins étaient fermés. Bon certes, si vous ne comptez que les trucs de nourriture vous avez bien la moitié du centre-ville qui était en mode normal, mais pas de Karstadt, pas de Galeria Kaufhof, pas de Breuninger, tout ça était fermé. Pendant ce temps en France, on ouvre les grandes surfaces le dimanche...

Et ce défilé, alors ? Il a commencé à 14h, il se déroule dans les rues principales du centre-ville, et grande nouveauté cette année il avançait en sens inverse. Pourquoi ? Parce que comme ça il se termine devant la brasserie partenaire de l'événement qui organise une fête dans l'après-midi. Youpi. J'ai un tract (je n'aime pas dire flyer) pour une bière à tarif avantageux.

Évidemment c'est allemand donc c'est bien organisé. Il y a des barrières tout le long du parcours, les gens attendent sagement avant, se répartissent proprement tout le long, sur la place de l'Hôtel de ville il y a de la musique pour patienter et un animateur qui tente de nous faire faire la hola (avec plus ou moins de succès). L'attente sous la pluie passe nettement mieux avec en fond Grieschicher Wein ou Dschinghis Kahn...





En plus les cigarettes Gauloises faisaient leur pub en misant sur le mauvais temps : elles distribuaient de magnifiques parapluies bleu et blanc.

Parapluie Gauloises
Pas de chances pour les cigarettes, la pluie n'a pas duré et les parapluies ont vite été repliés.

En face de nous, il y avait un alien. Il était là comme ça dans le public, personne ne semblait s'en inquiéter. Moi il me faisait peur, alors pour me venger, je l'ai pris en photo.

Alien
Il y avait quelques autres trucs rigolos dans le public, mais on va plutôt se concentrer sur le défilé. Pas de chars hélas, mais des petites troupes, des gens bien costumés, et des fanfares. Des sorcières. Des chats. Et des fanfares. Des petites filles. Des pirates. Et des fanfares. Comme ça pendant 1h30... Morceaux choisis, donc...

On est en Allemagne, hein, donc faut de l'ordre. Alors on commence, et on termine, avec des policiers. À cheval au début, en voiture à la fin.

Policiers à chevalEt donc ensuite plein de gens costumés. Dans les costumes bien, on notera un monsieur en rouge.

Homme rouge
Monsieur suivi d'autres messieurs tout aussi rouges.

Hommes en rougeUne spécialité du coin : les défilés de petites filles. En voici un, par exemple...

Petites filles...et en voici un autre.

Petites fillesVous préférez quelle version ?

Pour ma part, j'ai été conquis par ce pauvre petit garçon traîné de force par sa maman.

Petit garçon
On notera le regard du pauvre jeune homme vers le public : hé oui, quand on est de l'autre côté de la barrière, on gagne plein de bonbons. Quand on est là où il est, tout le monde vous regarde, et faut marcher, et on peut rien manger...

Le top, c'est les gens déguisés qui posent pour que je puisse prendre une photo correcte. Il y a quelques sorcières qui jouent le jeu parfois (mais pas avec moi), mais j'ai eu plus de chance avec ce vampire.

Vampire Bon là il s'est laissé prendre en photo. Mais dix secondes après il menaçait de me morde le cou avec ses canines acérées.

Entre tous ces gens déguisés, il y avait donc plein de fanfares. J'en ai filmées pas mal, croyant bien faire, mais en fait le micro de l'appareil photo a réduit les sons mélodieux de la Guggenmusik en cacophonie infâme. Je vous mets quand même un extrait...



Voilà pour ce brève reportage photo-vidéo du défilé. Moi j'ai célébré avec un Berliner (non, pas un habitant de Berlin), parce qu'il y a des méga promos... 5 pour 3 euros, vous vous rendez compte. J'ai acheté en plus du pain aux céréales, et on m'a offert... un paquet de Barilla. Des fois les opérations de communication des grandes entreprises sont assez étonnantes.

Avant de se quitter, je vous propose d'admirer un photographe, un vrai celui-ci (pas comme moi, quoi), en pleine fanfare. C'est tout mignon. Le son est évidemment parfaitement atroce.




Atroce, je vous l'avais dit.

dimanche 27 janvier 2008

Die Erotik der Macht

Coucou,

C'est amusant... Je lisais ce matin une dépêche de l'AFP sur le site du Figaro, dont le titre a attiré mon attention... « Sarkozy se défend d'être trop "people" »... Le contenu est encore mieux. On y apprend que notre Sarko national aurait répondu, quand on lui demandait s'il était selon lui plus connu à l'étranger pour son style et sa vie privée que pour son action, « je pense que ce n'est pas exact ». Vous pouvez en lire plus sur le site du Figaro. Moi je considère que c'est amplement suffisant pour introduire le sujet qui va nous occuper aujourd'hui...

Vous connaissez sans doute le Spiegel, ce magazine allemand réputé dont Courrier International estime qu'il s'agit d'un « grand, très grand magazine d’enquêtes, lancé en 1947, agressivement indépendant, à l’origine de plusieurs scandales politiques. » Bref, pas un petit truc au rabais, qui tombe dans la vulgarité, le ragot, la pipolisation etc. D'ailleurs, l'indépendance a un prix... 3,50 euros le numéro, c'est pas donné. Et que trouvait-on cette semaine à la une de ce grand hebdomadaire allemand ? Une image vaut mieux qu'un long discours. Comme je vous aime bien, je vous propose même plusieurs images !

On commence avec la couverture. Quand je l'ai vue chez le marchand de journaux, j'ai eu un choc. Et évidemment je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter le Spiegel, parce que vraiment ça s'annonçait passionnant. Beaucoup plus drôle en tout cas que tous les journaux locaux ou régionaux ou nationaux qui faisaient leur Une sur l'histoire de la Société Générale (c'est limite si les Allemands en ont plus parlé que les Français, de ce truc-là). Mais la Une du Spiegel, donc...


L'affaire d'État Sarkozy-Bruny, l'érotisme du pouvoir, le mariage du sexe, de la politique et du soap... Tout un programme ! À l'intérieur, on a droit à une dizaine de pages de dossier, avec de magnifiques illustrations. La première page, par exemple, me plaît beaucoup :


Je suis tout spécialement fan de la mise en parallèle de la photo officielle du président et du mannequin sur le podium... Ils sont forts, au Spiegel, quand même. D'ailleurs, la mise en parallèle, c'est leur spécialité, et ça continue avec une photo de Sarko à son bureau, rapprochée d'une photo très, très similaire du'n certain Kennedy.


On notera que le petit Louis a des avantages par rapport au petit John, à savoir une maman et un chien qui se font photographier avec lui.

Je vous parle un peu de l'article quand même, enfin très rapidement... Le magazine s'étonne des vacances payées par un industriel français... « Imaginons-nous une seconde seulement qu'Angela Merkel se fasse payer ses vacances d'été par Tchibo ou qu'elle voyage avec l'hélicoptère de Hans "Haribo" Riegel »... Ils en vont même à se demander si un pays où de telles choses sont possible est vraiment encore une démocratie. Aïe, ça fait mal.

Vous l'avez peut-être déjà entendue, parce que l'expression est tellement bonne qu'elle a été reprise en France... mais apparemment, Angela Merkel a trouvé un charmant sobriquet pour notre Nicolas adoré : « le président Duracell ». Il faut dire que ça lui va à ravir. Et le Spiegel nous explique que ce président à piles énerve beaucoup, à Berlin. Et on cite le projet critiqué d'Union euro-méditerranée, ou le retour en France du journaliste prisonnier au Tchad dans l'affaire de l'Arche de Zoé, rapatrié par Sarko dans une opération « mise en scène comme une opération de sauvetage dramatique. »

Les parallèles, on n'en a jamais trop, alors le Spiegel en fait un troisième. Magnifique, celui-là. Triple comparaison... avec du beau monde. Louis XV et Madame de Pompadour, Pompidou et sa femme Claude, et... la famille Sarkozy. Regardez comme ils sont beaux.


Bon ça suffit comme ça, je garde des choses de côté pour vous parler de sujets moins ridicules dans un autre message.

lundi 21 janvier 2008

Harmonie et équilibre

Coucou,

Comme vous le savez, un des trucs les plus intéressants chaque semaine dans Télérama, c'est le courrier des lecteurs. Non que le reste du magazine soit dénué d'intérêt, mais plutôt que la sélection effectuée par la rédaction est tout à fait judicieuse. Trois choses sur les deux pages de cette semaine ont attiré mon attention...

  • Une lettre du PDG d'Harmonia Mundi, qui réagit à un article sur « la crise du disque ».. Je m'attendais à un n-ième réaction de maison de disque condamnant une fois de plus les méchants pirates et accusant Internet, cette zone de non droit... Mais non, pas du tout. La cause principale (ou tout du moins une des causes principales) de la crise du disque, selon Bernard Coutaz, PDG d'Harmonia Mundi, est la disparition des points de vente indépendants, en raison de la concurrence des grandes surfaces qui peuvent pratiquer des bas prix, ou des très bas prix, les disques n'ayant pas bénéficié, comme les livres, de la loi Lang. « Et c'est ce manque d'expositions et de rencontres entre les disques et le public qui est la cause majeure de la chute du marché », ajoute-t-il. « L'offre deumeure diverse, et le public intéressé par l'achat de supports physiques existe. » Ça change du discours classique des maisons de disque, trouvé-je.
  • Un lecteur écrit un truc un peu déprimant, pour dire que le joli film (si, si) La visite de la fanfare a été rapidement (après sa sortie) interdit en Égypte.
  • Un message (écrit en rouge !) de la rédaction aux lecteurs est assez amusant... Il demande plus de variété dans les courriers envoyés, parce qu'en ce moment les trois quarts des lettres et messages électroniques envoyés à Télérama parlent des « aventures du petit N. »... Le journal demande donc à ses lecteurs « des lettres qui illustreraient que la vraie vie est aussi ailleurs »...
Trois petites choses dont je tenais à vous faire part... C'est fait !

dimanche 13 janvier 2008

So romantisch...

Coucou,

Vendredi soir, je suis allé voir (devrais-je dire « écouter » ?) Norma à l'opéra de Stuttgart. Oui, oui, c'était bien. Mais je voudrais surtout vous parler de mon voisin, un vieux monsieur allemand, assez bizarre je dois dire, et apparemment habitué de l'opéra. D'abord il m'a vexé en partant du principe que comme j'étais français, je ne pouvais pas bien comprendre l'allemand (alors que bon, j'étais quand même en train de discuter avec lui des qualités et défauts de l'interprète du rôle titre et il comprenait très bien ce que je disais) et qu'il devait donc me mimer ce qu'était une trompette parce que oui bien sûr, le mot allemand est difficile à comprendre.

Mais bon je vais arrêter de me moquer de ce monsieur et vous faire part d'une de ses remarques. Norma, vous le savez peut-être, était aimée par Pollione, qui la quitte pour Adalgisa. Ce qui fait dire à mon vieux monsieur allemand de voisin « Un homme, deux femmes... c'est comme votre président ! D'ailleurs il va bientôt se marier, mais il a dit cette semaine que ça serait sans journalistes. »

Je n'ai pas trop su quoi penser. Je ne sais toujours pas. Ravi en tout cas d'apprendre que la vie privée de notre président passionne le monde. Je me permets néanmoins de lui souhaiter une fin personnelle différente de celle de Pollione. Je suis trop bon.

samedi 5 janvier 2008

Tout va bien

Coucou,

J'en voyais deux qui s'inquiétaient au fond là-bas à droite... Mais pas de tracas, bientôt il y aura des nouveaux messages intéressants ici. Celui-là, c'est juste pour vous faire patienter et vous souhaiter à tous une bonne année 2008 !

À Nouvel An on aime bien les feux d'artifices... Je vous propose de revoir ceux de Sydney pour l'an 2000, même en vidéo de mauvaise qualité ça passe très bien.



Comme ça faisait un peu court, je propose à ceux qui ne connaissent pas encore de découvrir un extrait de Wicked avec cette vidéo des Tony Awards.



Comme je vois qu'il vous en faut plus, je vous propose un autre extrait des Tony Awards (qui date d'il y a 10 ans celui-là), pour avoir une idée de ce à quoi ressemble The Lion King sur scène...



Voilà, comme ça l'année commence bien.

dimanche 23 décembre 2007

Advent (4)

Advent, Advent,
Ein Lichtlein brennt.
Erst eins, dann zwei,
Dann drei, dann vier,
Dann steht das Christkind vor der Tür.





Et donc joyeux Noël à tous...