samedi 23 août 2008

Points de vue

Coucou,

Un petit truc rigolo vu en Espagne hier, chez un marchand de journaux. Au rayon presse internationale, le Monde, le Figaro, Libération et le Parisien étaient côte à côte. Tous faisaient leur une sur la situation en Afghanistan. Mais chacun dans son style, jugez plutôt (je cite de mémoire) :

Le Monde, journal censé être d'analyse :
Les raisons de l'enlisement en Afghanistan

Le Figaro, journal.... comment dit-on ? De droite ? Libéral ? Ah, non, sarkozyste :
Sarkozy : en Afghanistan, l'armée se bat pour défendre le monde libre

Le Parisien, journal plutôt populaire :
Bouleversant : les corps des six soldats tués en Afghanistan rapatriés

Et Libération, de gauche :
Faut-il quitter l'Afghanistan ?

On a rarement droit à un aussi bel étalage des différences entre journaux, donc je vous en fais profiter...

Je constate avec peine que ces imbéciles d'ayants-droits d'Hello Dolly ont supprimé la vidéo de Youtube, alors je remplace avec une vidéo qui intéressera surtout les germanophones (les autres peuvent demander une traduction ou des explications s'ils veulent) : Rainald Grebe nous parle de la Stiftung Warentest. Mais d'abord, il émet un avis fort intéressant sur les années 90. Et les lectures masculines et féminines.




Je savais que ça vous plairait... et j'espère ne pas avoir été mangelhaft.

lundi 11 août 2008

Le détail qui tue

Coucou,

Hier je suis allé voir Wall-e, alors depuis je répète « WaaaAAAAll-eee » toutes les cinq minutes. Je le fais assez mal, mon petit doigt me dit que je suis moins attendrissant que l'original. Le reste du temps je dis des choses comme « On a une piscine ? » ou « Put on your Sunday clothes. » Parce que Wall-e m'a vraiment donné envie de regarder Hello Dolly...




Voilà, ça va tout de suite mieux après ça...

Mais vous avez peut-être remarqué quelques détails qui tuent, dans Wall-e. Un premier, qui est plus amusant qu'autre chose : quand Wall-e redémarre il fait le son d'un Mac... Un petit « tuuu » qui n'a rien de bien méchant. Mais alors il y a un autre détail autrement plus perturbant. Sauf erreur de ma part, Wall-e regarde ses cassettes VHS de Hello Dolly avec... un iPod. Alors je sais bien que Pixar et Apple ont la même personne à leurs têtes (un certain Steve), mais bon, quand même...

Puisque vous êtes là j'en profite pour vous raconter deux trucs rigolos vus ce soir... Je faisais un tour dans WOM... World Of Music... Vous savez que je suis dans un pays où ils ne connaissent pas la Fnac (les pauvres). Donc on fait avec ce qu'on a... Et que vois-je dans le classement des meilleurs ventes d'albums du moment ? Colplay toujours bien placé, certes... mais à la 14e place... Qui est là ? Mais oui mais oui c'est bel et bien... Carla Bruni. Aïe.

Et dans le bac, là... que vois-je... Harry Potter 4, le film, vendu au prix difficilement battable de... 50 centimes. Oui, oui, 0,50 €. J'ai bien lu et relu et vérifié et revérifié. Mais là aussi, il y avait un détail qui tue : c'était en VHS. Wall-e aurait pu le regarder sur son iPod, comme ça.

samedi 12 juillet 2008

Stuttgart en musique

Coucou,

Jeudi soir, il faisait beau, et je suis allé me promener dans Stuttgart un appareil photo à la main. Je voulais photographier quelques places de la ville qui me plaisent bien, et puis surtout les Buddy Bears qui sont en ce moment sur la Schlossplatz. Mais par le plus grand des hasards, ma promenade s'est transformée en film musical, film que je vous propose de retrouver ici...

Tout a commencé dans la Königstraße, où un orgue de Barbarie jouait... bah je vous laisse écouter (et découvrir la Königstraße pour ceux qui ne connaissent pas. Non ce n'est pas une belle rue, mais elle est piétonne, grande, et avec plein de magasins.)




C'est tout joli tout plein, n'est-ce pas... Et ça n'était que le début ! Quelques instants plus tard, entre la Markthalle et l'Hôtel de ville...




D'ailleurs cette vidéo est largement ma préférée... Il faudra que je retourne à la même heure pour vérifier si le carillon joue toujours la même chose ou s'il a quand même un petit stock de mélodies...

On continue avec de la musique dans la partie du Schlossgarten située en face de l'opéra (une des plus jolies parties du parc, d'ailleurs). Le premier qui reconnaît ce qui est joué a gagné.




On termine en vidéo avec un petit craquage que je vous propose d'aller retrouver directement sur Dailymotion, si vous aimez les vidéos bizarres vous serez servis : c'est par ici.

Et ah oui, j'ai dit que je me promenais en ville pour prendre des photos. C'est vrai, c'était l'idée de départ. Et vous pouvez donc en retrouver un certain nombre dans une galerie astucieusement intitulée Stuttgart / Buddy Bears.

Histoire de dire qu'en fait c'est très joli comme ville, Stuttgart.

jeudi 3 juillet 2008

Un arc en ciel près du génie

Samedi dernier, c'était la Gay Pride à Paris. Enfin, la Marche des fiertés pour être exact. Comme il se trouve que j'y étais, vous avez gagné un petit photo-reportage. Chic alors.


On n'était pas loin de la Bastille... là où, parfois, il pleut des cordes sur le génie. Mais pas ce jour-là.

Gay Pride, Gay Pride... c'est vite dit. Au début, en tout cas, ça n'avait rien de très joyeux, puisque ce monsieur...

I am Gay Iranian
...nous rappelait qu'être homosexuel ce n'est pas vraiment drôle partout dans le monde. Comme si ça ne suffisait pas dans la démoralisation, Amnesty International en rajoutait un morceau un peu plus tard.

Amnesty International
Et encore, je vous épargne le char spécialement consacré à la dénonciation de la peine de mort. Oh, et puis non, je ne vous l'épargne pas.

Contre la peine de mort
Qui dit peine de mort dit États-Unis... bon d'accord j'exagère un chouilla, mais j'avais besoin d'une transition pour pouvoir vous montrer des supporters de Barack Obama, qui étaient là... je ne sais pas pourquoi.

Obama
Je n'ai vu personne pour soutenir McCain (ni le candidat républicain à la présidence américaine, ni les frites). Je ne sais pas pourquoi... Et ça me fait penser qu'un jour je devrais vous parler d'Ellen Degeneres.

Puisqu'on est en train de parler politique, continuons avec une photo du seul char de tout le défilé à avoir été sifflé (et bloqué pendant une heure, paraît-il)... celui de l'UMP¨, ou plutôt de GayLib, le club des gens dont on ne comprend pas trop ce qu'ils font à l'UMP... Sans doute des gens qui entre leurs idéaux et la victoire aux élections ont choisi comme Bernard Kouchner.

GayLib
Je passe sur le Modem, le Parti socialiste ou les Verts (qui étaient, parce que c'est écologique, dans des petites voitures à pédales... désolé je n'ai pas pu m'empêcher). Ce qui était beaucoup plus rigolo, c'était de voir le Parti communiste. Parce qu'apparemmentil y a encore des gens au Parti communiste. Oui oui, le parti français, pas le chinois... Je sais c'est assez peu croyable. Et pourtant. La preuve en photo...

PCF
Politique toujours, avec les syndicats à peu près tous bien représentés. À mon goût, c'était à la CFDT qu'il y avait le plus d'ambiance. Une petite vidéo exprès pour le plaisir d'entendre la techno massacrée par le micro de mon appareil photo numérique.



Ça commence à faire beaucoup pour la politique, mais je ne peux pas ne pas vous montrer le slogan le plus rigolo de la journée, présentée ici par... une sorte de Cécilia Sarkozy.

Ben, personne ne critique Sarkozy aujourd'hui ?
Si la ressemblance avec Cécilia ne vous frappe pas, vous pouvez vérifier ici. Moi je trouve que c'est un peu ça quand même. Vu de loin. En fermant un œil. À contre jour.

Cette fois-ci c'est vraiment fini pour la politique. On passe au monde merveilleux de l'entreprise, bien plus épanouissant. Par exemple avec Personn'ailes (oh le joli nom), l'association gay du personnel d'Air France.

Air France
Association gay friendly, pardon, je corrige. Je n'ai pas de vidéo, mais je vous assure qu'ils avaient une très jolie choré qui parodiait les gestes effectués par les stewards lorsqu'ils donnent les consignes de sécurité avant le décollage.

Autre entreprise, autre ambiance... Sur le char de la SNCF, on dansait au son du tada-dada, vous savez, la fameuse nouvelle identité sonore de la SNCF, enfin nouvelle depuis quelques temps quand même..

SNCF
Il y avait tout plein de gens habillés de façon rigolotes (ou habillés de façon légère, très légère même... mais j'ai pas de photos, désolé). Dans la catégorie « habillé de façon rigolote », ce monsieur est assez bien placé :

Drôle de robe
En plus il fait coucou au photographe, c'est donc quelqu'un de bien (le monsieur, pas le photographe (enfin si, le photographe aussi)).

Des tracts étaient distribués, jusque là rien de bien surprenant. Sauf qu'en regardant de plus près, on trouvait des trucs un peu curieux.

Lost Jeremy
Je ne sais pas si vous serez à Paris le 12 juillet, mais c'est sans doute très rigolo.

Comme dans toute manifestation rassemblant plus de cent personnes, il y avait quelqu'un qui proposait des câlins gratuits.

Câlins gratuit

Et histoire de ne pas oublier que le thème de la Marche cette année était la lutte contre l'homophobie en milieu scolaire, un char nous proposait des « paroles d'ados. » Celle-ci m'a beaucoup plu...

Paroles d'ados
Ce qui m'a moins plu, c'est ce char.

Sirènes ? Vu de loin, tout à l'air normal (enfin quand on est à la Gay Pride, évidemment un autre jour de l'année le monsieur-sirène peut surprendre). Mais quand on y regarde de plus près...

Némoooo
On s'aperçoit qu'ils ont empalé Némo sur un trident, et ça c'est un crime. (En fait, un examen attentif révèle que Némo est coincé entre deux dents du trident, mais ce n'est pas une raison. Et oui, je sais, on ne voit pas si c'est Marlin ou Némo, mais je pars du principe que c'est Némo parce qu'il est tout simplement plus connu que son papa.)

Vous adorez les vidéos, je le sais, en voici donc une deuxième. Toujours la CFDT, mais depuis un autre point de vue. Et avec une envolée lyrique vers la fin du film, pour suivre un ballon qui se dirige vers le ciel.



C'est que je regardais Urgences, quand j'étais petit, moi... Alors les ballons qui s'envolent, ça rappelle tout plein de souvenirs. Bon, pas tout plein. Mais la fin de l'épisode 21 de la saison 8, quand Mark Greene meurt. Ce qui mérite donc une deuxième photo de ballons dans le ciel.

Ballons dans le ciel
Pour ne pas oublier que Paris, même le 28 juin 2008, ce n'est pas que la Gay Pride, je vous quitte avec un petit panoramique du Louvre et de sa pyramide. Le panoramique existe aussi en grand format.

Le Louvre
Quand je serai grand, je serai architecte... Ah non zut, bon bah alors chief software architect, c'est déjà bien.

samedi 14 juin 2008

Tony

Coucou,

Et si nous parlions un peu des Tony Awards, qui pour leur édition 2008 seront remis le 15 juin, comme toujours à New York, cette année ça sera au Radio City Music Hall, avec Whoopi Goldberg à la présentation. Et des gens plutôt connus pour remettre les prix : Glenn Close, Richard Griffiths et Daniel Radcliffe (qui ne se quittent plus, apparemment), Kristen Chenoweth (whééééé), Liza Minnelli, Alec Baldwin et d'autres...

Tout commence quand Antoinette Perry (surnommée Tony, moi qui croyais que Tony était forcément un surnom masculin), née en 1888 (oula c'est vieux) et décédée en 1946, participe à la fondation de la American Theatre Wing. Un peu comme l'Academy des Oscars, mais pour le théâtre, parlé et chanté. La Wing a commencé à attribuer des récompenses en 1947, et les nomme d'après le surnom de sa directrice pendant la guerre, récemment décédée. Voilà donc le début des Tony Awards.

C'est un collège d'environ 700 professionnels qui participe au vote, et qui remet des récompenses dans 27 catégories (contre 11 en 1947). Les catégories ne sont pas follement originales, on y trouve la meilleure pièce, la meilleure comédie musicale, le meilleur acteur et la meilleur actrice, à chaque fois au théâtre et en comédie musicale, le meilleur metteur en scène et patati et patata. Rien de bien transcendant. Il ne donnent plus de récompenses pour le meilleur technicien de scène, ce que je trouve regrettable, c'était l'occasion d'entendre parler de gens inconnus et assez utiles quand même.

La cérémonie est diffusée à la télévision, et est assez bien d'habitude car avec plein plein de numéros musicaux, évidemment. Et une ouverture qui a de l'allure, par exemple pour la 58e cérémonie, quand Hugh Jackman reprenait une chanson de Dreamgirls (que je n'ai pas vu, est-ce que c'est bien ?) :





Puisqu'on en est à regarder des vidéos sur les Tony Awards, je ne résiste pas à l'envie de vous proposer celle-ci, où Triumph the insult comic dog, un personnage de chez Conan O'Brian, interpelle les gens sur le tapis rouge. Tout en subtilité.


Et comme on parle de Tony et de comédie musicale, je termine avec deux vidéos, oui, deux, de Tony Vincent interprétant deux chansons d'Andrew Lloyd Webber. Tout d'abord ma préférée de Evita, And the money kept rolling in, lors d'un gala...



Et puis ensuite la chanson de Simon Zealotes dans la version 2000 de Jesus Christ Superstar. Oh ça alors il a changé de cheveux (pas Jesus mais Tony).



C'était bien, hein ? Oui bon la mise en scène de Jesus Christ Superstar est un peu curieuse. Certes.

Univ.-Prof. Dr.-Ing. habil. Prof. e.h. Dr. h.c.

Coucou,

Hier c'était la journée portes ouvertes à la Fraunhofer Gesellschaft à Stuttgart. J'ai eu l'occasion d'aller dans un (ou une ?) cave et c'était rigolo. Ça s'est terminé avec un chouette feu d'artifice, et en musique s'il vous plaît.

Et tout ça avait commencé par un discours du président de la Fraunhofer Gesellschaft, Hans-Jörg Bullinger. Enfin, pour être un peu plus exact, je devrais écrire Univ.-Prof. Dr.-Ing. habil. Prof. e.h. Dr. h.c. Hans-Jörg Bullinger. Ah oui tout de suite ça change. Mais ça nécessite peut-être un peu d'explications...

Commençons par les choses simples : Ing. nous indique qu'il est ingénieur. D'accord. Dr. qu'il est docteur, bref qu'il a écrit une thèse. Re-d'accord. Le Dr. h.c. est plus subtil mais se devine bien : il a été nommé docteur honoris causa quelque part, et ça s'ajoute à son premier titre de docteur. Univ.-Prof. signifie professeur d'université, pas de surprise de ce côté-là. Le Univ. se met devant le Prof. dans certains Länder et pas dans d'autres, nous dit Wikipédia. Habil... ne vient évidemment pas nous dire que monsieur Bullinger est adroit de ses mains. Mais simplement qu'il a été habilitiert, que l'on peut traduire par agrégé si on veut. Il a réussi son exam, quoi. Ce qui m'échape c'est pourquoi certains professeurs écrivent le habil. et d'autres pas. Il reste un e.h. après le deuxième Prof. Il abrège erhenhabler, que l'on peut traduire par « à titre honorifique » et qui est donc synonyme de honoris causa.

On résume : monsieur Bullinger est devenu ingénieur, puis à fait sa thèse, puis est devenu professeur, a été reconnu docteur à titre honorifique et ensuite professeur à titre honorifique. La classe, quoi.

Et comment doit-on faire pour lui adresser la parole, me demandez-vous ? Herr Professor suffit-il ? Oh, c'est encore plus simple... Quand on veut l'interpeller, on lui dit Herr Bullinger, tout simplement. C'était bien la peine d'avoir autant de titres !

Au fait le discours de ce monsieur Bullinger était très bien, déjà, et puis aussi structuré autour du slogan que la Fraunhofer Gesellschaft a choisi pour ses 60 ans l'année prochaine. Je vous le retranscris ici tellement il me plaît. Ça commence comme ça :

Menschen brauchen Zukunft

Et puis...

Zukunft braucht Forschung

Et ensuite, en toute modestie...

Forschung braucht Fraunhofer

Et pour boucler la boucle :

Fraunhofer braucht Menschen

La classe, non ?

Un truc qu n'était pas du tout la classe, par contre, c'était ce matin sur France Inter, dans le 7-9, une journaliste qui introduisait son commentaire sur le match d'hier soir par « La terre est bleue comme une orange, disait Aragon. » Hé ben non, loupé, il ne disait pas...

samedi 7 juin 2008

C'est malin

Coucou,

Récemment, Marissa Mayer, responsable de plein de trucs importants chez Google et notamment « l'expérience utilisateur », donnait une conférence, et cette conférence (que je n'ai pas trouvée en vidéo sur le Web, hélas), a donné lieu à quelques articles, donc un de CNET News.

Marissa MayerMarissa, et non pas Harissa

Elle dit plein de trucs rigolos, qui ont l'air impressionnants, mais qui en fait sont aussi un peu ridicules quand on y pense. Je vous explique...

À propos du nombre de résultats affichés par page, elle dit que les gens demandaient qu'on leur en montre 30, alors que Google par défaut en montre 10. Ils ont fait des tests avec 30 résultats par page et se sont rendus compte que les gens cherchaient moins quand c'était comme ça, et on alors décidé qu'il fallait rester à 10 résultats par page.

Sauf que c'est idiot ! Évidemment, si vous avez 30 résultats d'un coup avec une seule recherche, vous avez nettement plus de chances d'avoir celui qui vous intéresse dans le lot et donc moins de raisons de commencer une nouvelle recherche. Du coup la remarque de Marissa Mayer n'a pas beaucoup d'intérêt... Elle voulait sans doute dire que plus on affiche de pages Google, puis on affiche de pubs Google, mieux c'est pour eux car plus on a de chances de cliquer dessus...

Encore mieux : la couleur d'arrière-plan des publicités sur les pages de résultats. C'était du bleu au début, maintenant c'est plutôt du jaune. Constatation : les gens cliquent plus sur les pubs quand elles sont affichées sur un fond jaune. Mais encore une fois, c'est assez crétin comme analyse... Sur n'importe quel écran, le jaune à tendance à être plus proche du blanc que le bleu. Du coup le fond jaune se voit moins bien. Du coup on ne voit plus que c'est une pub. Et donc on clique plus souvent dessus ! Ils auraient pu mettre les pubs sur un fond transparent (enfin blanc donc), ils auraient eu encore plus de clics... Y a des jours où je me dis que si Google m'embauchait pour choisir les couleurs de leur page de résultats, ils en seraient exactement là où ils sont et économiseraient des fortunes en études du comportement des utilisateurs, et ils pourraient me donner l'argent ainsi économisé. Ah mais zut alors.

On continue avec le seul truc vraiment rigolo et pas stupide du tout : il y a une mention de copyright sur la page d'accueil de Google, en bas. Et vous savez pourquoi ? Pour raisons légales ? Non, non, pas du tout. Parce quand elle n'était pas là, plein de gens pensaient que la page n'était pas chargée en entier et s'attendaient à en voir plus, et n'osaient pas commencer à effectuer leur recherche. Ils ont rajouté cette mention en bas pour dire « voilà c'est fini tout est là à vous de jouer », et ça marche, on comprend bien que ça veut dire que la page est entièrement chargée. Magique.

Si la page n'avait pas l'air d'être entièrement chargée, c'est notamment parce qu'elle est très sobre et minimaliste. On dit même que ça a aidé au succès de Google, qui se démarquait ainsi de ses concurrents de l'époque (typiquement Yahoo! qui a toujours eu une page d'accueil bien pleine de plein de trucs). Et pourquoi la page d'accueil de Google était-elle si minimaliste ? La réponse de Sergey Brin est géniale : « on n'avait pas de webmaster, et je ne connais pas le langage HTML. » Ah oui, évidemment. Et dire que des années plus tard, il y a des étudiants qui analysent la présentation des moteurs de recherche pour en parler dans leurs travaux de fin d'études... S'ils savaient, les pauvres...

On termine avec un truc qui ne vient pas de l'article mais qui est amusant quand même. Prenez cinq lettres de l'alphabet. N'importe lesquelles. De préférences des lettres qui n'ont aucune chance d'être un mot existant dans une langue parlée sur terre. Genre zqstr, un truc du genre. Et cherchez ça sous Google. Et vous aurez des résultats. Toujours, pour tous les groupes de cinq lettres... Rigolo, non ? Avec six lettres ça a l'air de marcher aussi, d'ailleurs. Je vous laisse tester.

Mais pas trop longtemps non plus, vous avez encore un rébus à trouver, je vous rappelle ! Certains d'entre vous sont très près de la solution, et s'ils se décidaient à poster ce qu'ils ont en réponse aux commentaires, ça serait fini en une journée. Mais apparemment vous êtes tellement individualistes que ça ne marche pas :-( Ahlalala depuis que François Fillon nous a tous emmené sur son terrain idéologique, rien ne va plus en ce bas monde...