dimanche 5 avril 2009

Photographe officiel

Coucou,

Le sommet de l'Otan à Strasbourg est terminé, ça a été l'occasion de détruire l'ancien poste frontière à côté du pont du Rhin à peu de frais, ça tombe bien, on ne savait justement pas trop quoi en faire. Merci donc aux casseurs cachés parmi les manifestants.

Poste frontière
Merci au passage au New York Times et à Getty Images pour la photo.

Ça a aussi été l'occasion de faire de la publicité pour Strasbourg, avec les belles photos officielles des cérémonies officielles tout d'abord. Ce qui m'emplit de joie, c'est que si je ne réussis pas dans l'informatique, je pourrai toujours devenir photographe officiel de l'Otan ou du Ministère français des affaires étrangères. Je vous explique...

Sur le site de l'Otan, on peut télécharger ce magnifique fond d'écran officiel du sommet. Si, si. Là, en choissant le mois d'avril.

Fond d'écran Otan

Il est beau, ce fond d'écran, hein ? Je suis ravi de vous apprendre que le 26 avril 2005, j'ai fait la même photo. Parfaitement. Je dirais même que je préfère ma version, le ciel nuageux est bien plus évocateur.

Fond d'écran Maxou
Franchement, je ne comprends pas pourquoi les gens de l'Otan ne m'ont pas encore appelé pour m'embaucher...

Continuons avec les photos officielles. Celles du Ministère des affaires étrangères, maintenant, que l'on peut trouver sur... Flickr. Oui, oui, dans la galerie « France Diplomatie. » Bernard Kouchner avait sans doute besoin de faire des économies... Je voudrais attirer votre attention sur une photo que l'on peut trouver ici.

Lampadaire officiel
Encore une fois, les photographes officiels ne sont pas les premiers à avoir eu l'idée d'insister sur les lampadaires modernes du Jardin des deux rives. Le même 26 avril 2005, je prenais en effet le cliché suivant...

Lampadaire Maxou
Certes, je n'ai pas réussi à avoir Barack Obama, Angela Merkel, une personne que je ne voulais de toute façon pas photographier et une personne que je ne reconnais pas dans le cadre... Probablement parce qu'ils n'étaient pas là... Mais le lampadaire, lui, je l'ai eu. Celui-là, ou un qui lui ressemble, peu importe.

Voilà pour les photos officielles de ce sommet qui aura donc été une formidable publicité pour Strasbourg et la démocratie occidentale. Je vous laisse avec une dernière photo, volée à l'AFP, qui me plaît beaucoup... À l'occasion je ferai la même, sans les policiers...

Avenue de la Paix
Amusante façon de résumer un sommet de l'Otan, vous ne trouvez pas ?

dimanche 29 mars 2009

Assis-debout

Ça ne va pas du tout à l'opéra de Stuttgart... La première de Lohengrin, qui a lieu ce soir et à laquelle je n'irai pas, aura lieu en l'absence du metteur en scène. Pire, l'affiche précise que la mise en scène est « d'après Stanislas Nordey », et pas « de Stanislas Nordey. » (Parce que c'est de ce monsieur Stanislas Nordey qu'il est question, un Français apparemment connu.)

Le Monde en a même fait un article. La journaliste ne mâche pas ses mots : « à l'Opéra de Stuttgart, c'est la consternation. » Le metteur en scène qui part à quelques jours de la première, vous imaginez bien le drame. Qu'a-t-il bien pu se passer ?

C'est assez simple, et un grand classique à l'opéra, je crois. Un conflit, que dis-je, une guerre sans merci entre le metteur en scène et le chef d'orchestre, Manfred Honeck. Qui avaient tous les deux des visions incompatibles de l'opéra de Wagner. Des visions tellement différentes que l'on est arrivé au clash. Stanislas Nordey témoigne : « Ce monsieur [le chef d'orchestre] voulait que le chœur se lève lorsqu'il chante et qu'il s'assoie lorsqu'il ne chante pas. Artistiquement parlant, cela n'a aucun sens. » Ben voyons ! On mesure bien la gravité de la chose, et on imagine le metteur en scène rentrant chez lui le soir, expliquant à ses amis au téléphone : « Non mais vous vous imaginez, le chœur qui se lève lorsqu'il chante et s'assoit ensuite ! » On imagine de même monsieur Honeck expliquant à ses proches : « Le chœur qui devrait chanter assis, ou rester tout le temps debout, mais c'est ridicule ! » Et on imagine la réaction des amis, partagés entre l'envie de dire à l'artiste que des fois il déconne un peu quand même et le souhait de rester un tant soit peu solidaire avec l'artiste en question.

Lohengrin
Après le départ de Nordey, je ne sais pas trop ce qui a été finalement retenu pour le chœur. D'ailleurs si on regarde la photo présentée sur le site de l'opéra, on ne sait pas torp si les gens sont assis ou debout, on ne voit même pas leurs jambes... C'était bien la peine d'en faire un drame.

Tout autre chose, petit histoire personnelle de bureau que je n'hésite pas à vous raconter. Depuis deux semaines, je suis maître de stage. Co-maître de stage pour être exact. Mais cette semaine, l'autre tuteur était parti et je me suis retrouvé seul avec le stagiaire. Qui avait du boulot pour deux semaines, donc rien de bien grave (c'est pas comme si j'avais réellement eu besoin de m'occuper de lui, de lui trouver un truc utile à faire). Mais quand même. J'ai voulu avoir l'air sérieux, et faire semblant de m'intéresser à l'évolution du stage (bon là j'en rajoute, le sujet m'intéresse réellement). Mercredi, je vais donc trouver le stagiaire (qui a un ou deux ans de plus que moi, mais peu importe) à son bureau, et lui demande si tout va bien, s'il a de quoi faire, s'il a des questions, s'il a besoin d'aide. On discute pendant cinq minutes, ou dix je ne sais plus. Et à la fin, c'est lui qui me dit : « Si tu as encore besoin d'aide, n'hésite pas à me demander. » C'était un poil vexant. Je ne sais pas si je dois participer à l'évaluation du stage, mais si tel est le cas, je peux d'ores et déjà vous annoncer que ce malheureux stagiaire plus compétent que moi n'aura pas la note maximale. Et on verra bien c'est qui le chef, comme dirait notre Président.

samedi 7 mars 2009

CeBIT

Coucou,

Jeudi, j'étais au CeBIT. J'étais persuadé que tout le monde connaissait le plus grand salon consacré aux technologies de l'information et de la communication au monde, mais apparemment non, donc je suis obligé de dire ce que c'est. Ah tiens, je viens de le faire... C'est un salon qui a lieu une fois par an, la première semaine de mars, à Hanovre, dans le gigantesque parc des expositions de la ville (qui avait accueilli en 2000 l'Exposition universelle, et dont on trouve encore quelques vestiges).

Que faisais-je au CeBIT, vous demandez-vous ? Mais je travaillais, évidemment. J'ai un métier très intéressant...

CeBIT
Hanovre ce n'est pas tout à côté de Stuttgart, et pour pouvoir faire le voyage dans la journée, pas de choix, il faut prendre l'avion. Et il faut le prendre assez tôt à l'aller si on veut arriver à peu près vers l'ouverture du salon à 9h... Décollage à 7h25 de Stuttgart, ça veut dire vers 6h45 à l'aéroport, ça veut dire lever vers 5h15 si on veut être tranquille. Hé ben c'est très tôt, je vous assure. Tellement tôt que le 7-10 de France Inter n'a pas encore commencé... Logique. Heureusement pour moi, à 5h, Europe 1 est encore écoutable... (Un jour je vous expliquerai quelle radio écouter à quel moment entre 5h et 10h.)

Mais la radio française, c'est bien gentil, ça ne doit pas faire oublier que je suis en Allemagne. D'ailleurs on ne peut pas l'oublier trop longtemps... Je prends la S-Bahn de 6h25, et paf, contrôle des billets ! Vous avez déjà vu des contrôleurs dans les transports en commun à 6h25 en France, vous ? J'ai déjà été contrôlé le dimanche soir à 22h, à Stuttgart, encore un truc qui n'arriverait pas de l'autre côté du Rhin...

Arrivée à l'aéroport de Hanovre, première constation : c'est un grand aéroport. Deux pistes, pleins de terminals... terminaux ? Deuxième constatation en montant dans la S-Bahn : les rames sont plus jolies à Hannovre, les acoudoirs sont en bois même en seconde classe, les panneaux lumineux indiquent l'heure et la date en plus de la station suivante, et il y a des toilettes... Passionnant, je sais. Ajoutez à cela le fait que sur le trajet entre l'aéroport et le parc des expositions, on passe à côté d'une Straßburgerplatz, vous comprendrez aisément qu'Hanovre soit une ville qui m'ait laissé une bonne impression.

Et voilà donc que l'on arrive au CeBIT, ce truc dont on m'avait dit que c'était très grand. On m'avait menti, c'est pas très grand, c'est énooorme. Tellement grand qu'il y a des lignes de bus à l'intérieur de l'exposition, pour aller d'un bout à l'autre... Ce n'est d'ailleurs pas très pratique, si vous voulez assister à une conférencde du coté de l'entrée Nord de 15h à 15h30 et être ensuite à 15h45 à l'entrée Sud... bah vous ne pouvez pas, il faut plutôt 25 voire 30 minutes pour traverser...

Oui bon, c'est grand, on a compris. Mais on y fait quoi, au CeBIT ?

On voit plein de trucs rigolos ! On donne des cartes de visite à droite à gauche (même si ça ne sert à rien). On assiste à des conférences sur des sujets terribles comme l'Introduction des technologies liées à l'Internet participatif dans l'entreprise ou Comment gagner de l'argent avec le logiciel libre ? (réponse du conférencier : on ne peut pas !), et on teste plein de produits plus ou moins nouveaux mais toujours épatants.

La grande mode du moment, c'est tout ce qui est tactile. Peu importe ce que vous avez comme écran, que ce soit sur un téléphone portbale, sur un ordinateur de bureau, avec Windows 7 au stand Microsoft une télévision géante chez Hyundai, ou ailleurs, vous devez avoir un écran tactile, sinon vous n'êtes qu'un gros nul qui n'a rien compris. Et pas tactile tout bête comme les bornes d'achat de billets SNCF, hein... Tactile multipoint, pour pouvoir redimensionner des photos avec deux doigts ou zoomer sur une carte Google Maps (95 % des démonstrations sont faites avec des applications de cartographie, c'est assez amusant).

On entend beaucoup parler français dans les allées... Évidemment les langues principales sont l'anglais et l'allemand, mais j'ai l'impression que les visiteurs français (ou francophones) sont particulièrement nombreux. Par contre, coté exposants, c'est un peu moins le cas... Même si on trouve ici ou là une petite entreprise auvergnate inconnue qui vous présente un truc. L'avantage c'est que les exposants sont contents de pouvoir parler en français, et vous laisse ensuite passer dans le Reseller area, ce qui n'a l'air de rien, et n'est effectivement pas grand chose, mais c'est une zone de salon en théorie réservée aux revendeurs et journalistes et dans laquelle je n'aurais pas pu aller comme ça. Ça m'a permis de jouer avec l'écran tactile géant de chez Hyundai.

Mais ce qu'il y avait de plus rigolo, c'était sans doute un écran équipé d'un système d'eye tracking. La démonstration était assez saisissante : un texte est affichée, vous le lisez, et quand vous arrivez au bas de l'écran, paf, ça défile automatiquement, pile à la bonne vitesse... Parce que l'écran détecte la position de vos yeux et adapte ensuite le défilement du texte à votre vitesse d electure. Ça marche aussi pour parcourir ses pochettes de CD avec une sorte de Cover Flow... Vous regardez un peu vers la gauche, et les pocjettes défilent vers la gauche, vous regardez vers la droite, elles défilent vers la droite. À quoi ça sert ? Principalement à la recherche (analyser le comportement des utilisateurs face à une interface graphique, par exemple) et à rendre les ordinateurs accessibles aux personnes ne pouvant pas utiliser de clavier ou de souris (on peut écrire un texte rien qu'avec ses yeux, en regardant les bonnes touches d'un clavier affiché à l'écran). Ça marche étonnament bien... et ça coute, oh presque rien... environ 22 000 euros.

Autre truc rigolo, sur le stand de Microsoft cette fois : une vidéo projection que l'on commande... au doigt ! Mais pas à l'œil. Vous êtes debout devant un mur sur lequel est projeté... une carte, tiens donc. Vous tendez le bras, pointez du doigt vers la gauche : la carte glisse vers la gauche. Pointez vers la droite, la carte glisse vers la droite. Pour cliquer il faut fermer le point et tendre ensuite le pouce, c'est un peu plus compliqué... Mais on se prend assez facilement pour Tom Cruise dans Minority Report, ça suffit à faire mon bonheur.

Si on trouve assez facilement des démonstrations intéressantes, il est un peu plus dur de trouver une glace. Il y a des stands de nourriture un peu partout, et même plein de vrais restaurants (pas si chers que ça), et quand vous ne cherchez pas de glace (le matin), vous en voyez partout. Quand vous en cherchez une (l'après midi), vous avez un mal fou à trouver un stand, et quand vous en trouvez un il a fermé. J'ai mis plus d'une heure à trouver ma glace, c'était terrible. En cherchant j'ai quand même pu tomber sur des choses amusantes, par exemple le très grand stand Deutsche Telekom, ou le hall réservé aux gamers, dans lequel on remettait le prix du meilleur joueur de je ne sais quoi à une collection de jeunes gens sans doute sympathiques, mais terriblement caricaturaux. Tout ça dans une ambiance noire et bleue, sponsorisée par Intel.

La recherche d'une glace est aussi l'occasion de visiter les vestiges de l'Expo 2000, notamment un très joli toit en bois, qui recrouvre plusieurs petits halls aujourd'hui, et sous lequel se trouvait à l'époque un restaurant portugais (de Madère pour êgtre exact) fort bon je dois dire.

Si j'ai pu voir ce toit en bois, je n'ai en revanche pas vu le Gouvernator, heu pardon le Gouverneur Schwarzenegger, qui était venu inaugurer le salon en début de semaine (et a terminé son discours en disant « I'll be back! »), il n'en restait que des photos et des banderoles dont une qui disait « Haste schon Vista, baby? » (que je traduirais pour mon public ignare par un « tu as déjà Vista, baby ? ») ce qui est un humour tout particulier.

J'étais persuadé pouvoir rapporter plein de clés USB et de stylos... Mais non, c'est la crise ! Résultat je n'ai eu droit qu'à des bonbons (dont des Gummihandys Samsung, enfin des petits téléphones portables bleus en gélatine, tout à fait rigolos) et à des papiers qui s'entasse désormais sur mon bureau.

Le voyage du retour était amusant. Déjà parce qu'on a failli rater notre S-Bahn et donc par la même occasion notre avion, tout ça parce :
- on avait oublié que la station de S-Bahn qui est « à côté » du parc des expositions est en fait àa 30 minutes à pied,
- Maxou (oui c'est moi) voulait absolument voir le stand Microsoft qui lui avait échappé jusque-là, et du coup au lieu d'avoir de la marge on n'en avait pas trop (jouer à Tom Cruise, ça prend du temps).

L'aterrissage à Stuttgart était amusant aussi... Il neigeait dehors, et si vous n'avez jamais testé, je peux vous dire que l'avion dans la neige c'est hyper fun. Les flocons dans la nuit et les lumières des phares font des sortes de trainées blanches tout autour de l'avion, on se croirait dans Star Wars en train de foncer à deux ou trois fois la vitesse de la lumière.

Star Wars
De retour sur le campus, tout était calme et blanc (de la neige en mars ! c'est dingue !), j'étais assez fatigué. Je le suis toujours d'ailleurs, alors je vais vous laisser, mais je promets de vous raconter d'autres choses passionantes très prochainement. Si, si, je m'y engage.

dimanche 1 février 2009

But the crowd still cheers!

Coucou,

Je vous avais promis une étude passionnante sur l'évolution des tarifs et de la programmation à l'Opéra national du Rhin entre 2000 et 2008, hé bien la voilà. Mais tout d'abord je vous propose un moment de détente avec une publicité pour Télérama...

Publicité Télérama
C'est Alain Korkos qui en parlait sur le site d'Arrêt sur images. Je vous laisse admirer, et trouver les erreurs (2 si je ne m'abuse, mais il y en a une bien plus drôle que l'autre... sans doute que le publicitaire qui a fait ça venait d'avoir 18 ans).

Mais revenons à Strasbourg... Il se trouve que j'ai dans ma chambre un programme de la saison 2000/2001 qui traîne toujours, et je me suis amusé récemment à y jeter un œil, pour comparer avec le programme de la saison actuelle, la 2008/2009, donc. Évidemment, le prix des places a augmenté. Ça on pouvait s'en douter. Ce qui est un peu plus suprenant, c'est qu'il n'a pas augmenté qu'un peu.

Jugez plutôt : en 2000/2001, une place de catégorie 1, tarif 1 (donc le tarif pour les productions les plus chères) coûtait 50,31 € (il y a des virgules et des centimes parce qu'à l'époque les prix étaient en francs). En zone 3, tarif 1 toujours, c'était 28,20 € la place.

8 ans plus tard, pour le même tarif 1 des productions les plus chères, une place de zone 3 coûte... 55 €, soit plus chère que la zone 1 de l'époque ! Et la zone 1 est à 85 euros. Ah oui quand même.

Mais les prix ont augmenté parce que les places sont meilleurs, l'opéra a été refait, on voit mieux, on entend mieux, me direz-vous. Hé ben non pas du tout, le bâtiment est tout sauf aux normes, rien n'a changé de côté-là, ah si une nouveauté : il y a des petits bouts de plafond qui commencent à s'effondrer par-ci par-là (entre le cathédrale et le parlement européen, ça doit être une tradition strasbourgeoise).

Autre chose qui a augmenté à l'opéra, évidemment, le prix des abonnements. L'abonnement « Variations », par exemple, est passé de 381,12 € en 2000 à 540 € en 2008. Ce qui est encore plus rigolo, c'est que dans le même temps, il y a moins de spectacles dans l'abonnement... Il y a même moins de spectacles tout court, puisque si l'on comptant en 2000 9 opéras au programme (dont une version concertante, mais uniquement des nouvelles productions à Strasbourg), en 2008 il faut se contenter de 7 spectacles, sans version concertante certes, mais avec deux reprises... Soit 5 nouvelles productions contre 8 en 2000. Si les noms des opéras joués en 2000/2001 et 2008/2009 vous intéressent, il suffit de demander et je me ferai un plaisir de les écrire, histoire de prouver que c'était mieux avant.

Un petit ange
Et en plus on ne nous donne même plus de jolies pochettes pour mettre les billets... Pfff...

Ah, tiens, tant que vous êtes là, je voudrais en profiter pour m'excuser auprès du Prof. Bullinger, dont j'ai déjà parlé ici. Je vous avais raconté qu'il était Univ.-Prof. Dr.-Ing. habil. Prof. e.h. Dr. h.c., et je me suis un peu trompé... Plus exactement j'avais sous-estimé ce brave monsieur (qui est depuis un peu devenu mon patron quand même, quoique pas tout à fait mais presque), parce que le Professeur Bullinger, Hans-Jörg de son prénom, est en fait Univ.-Prof. Dr.-Ing. habil. Prof. e.h. mult. Dr. h.c. mult. Oui oui j'avais oublié les « mult. » qui viennent nous rappeler qu'il est professeur honoris causa, certes, mais plein de fois. Pareil pour les titres de docteur. Cela dit avec mult on ne sait pas vraiment combien de fois, si ça se trouve c'est juste deux et moi je dis « plein de fois » pour me faire pardonner mon manque de respect de l'autre jour...

Sur ce, votre humble Dipl.-Inf. serviteur va vous laisser et vous souhaiter une agréable fin de semaine.

vendredi 9 janvier 2009

Sortir

Coucou !

Tout d'abord, je souhaite une très bonne année à tous les lecteurs du blog... S'il en reste encore après une si longue absence...

2009, une nouvelle année, youpi ! L'occasion de vous raconter plein de choses passionnantes. Savez-vous par exemple que, quand je le peux, j'achète Télérama en région parisienne et non pas ailleurs en France (ou à l'étranger, mais on ne trouve plus Télérama à la gare de Stuttgart depuis quelques temps) ? Je vous sens intrigués... Pourquoi acheter Télérama à Paris plutôt qu'ailleurs ? C'est bien simple, à Paris, pour le prix d'un numéro normal (soit 2 euros, c'est assez cher quand on y pense), vous avez droit au magazine habituel et à un supplément « Sortir ». Et le supplément Sortir, c'est génial. Vous avez droit à des mini articles pas snobs du tout sur les expos du moment, les bars à la mode, les restos à ne pas rater.

Prenons le supplément du numéro du 31 décembre 2008 au 6 janvier 2009, par exemple. On nous fait découvrir les curieux dessins de Glen baxter, donc vous pouvez admirer ci-dessous un exemple.

Glen Baxter
On nous recommande un bar qui sert des boissons à l'eau florale... Comprenez : vous pouvez boire de l'eau, avec un vague goût de fleurs, tout ça pour la modique somme de 7 euros le verre. Le petit verre, à en juger par la photo. Ou alors on peut aller dans un autre bar, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, pour faire du catch en costume plastique gonflable. Et le lendemain on peut aller rue Mademoiselle, acheter des biscuits au foie gras pour son chien à la boutique Mon bon chien.

On nous recommande, page suivante, un « spectacle délirant, où la Mort pleurnicheuse s'emmêle la faux dans sa robe de tulle. » 80 euros la place. Mais il paraît que ça vaut le coup, vraiment.

Un petit peu plus loin, on nous vante les mérites d'un trompettiste allemand, Matthias Schriefl, qui devait jouer le 6 janvier à la Cité de la musique (j'imagine qu'il la fait, je n'en sais rien, je n'y étais pas). Qu'a-t-il fait de bien pour qu'on parle de lui, ce jeune homme ? Simple : à Cologne, il a créé Shreefpunk. Un « quartet frappadingue [qui] s'appuie sur une recette claire [l'emphase est de moi] : une jam punk avec parfois quelques cordes ». Voilà. Je répète pour ceux qui n'ont pas suivi. Une recette claire. Une jam punk avec parfois quelques cordes. Évidemment ! C'est limpide ! Vous je ne sais pas, moi j'ai été largué à « jam ».

Bref, le supplément Sortir de Télérama, c'est génial, et je trouve injuste que les non-Parisiens n'aient pas le droit d'en profiter. Zut alors ! Nous aussi on veut aller dans des bars bizarres, des restos avec patrons qui chantent, et voir des concerts pas banals.

Prochainement sur ce blog, je continuerai de parler de sorties, avec une analyse passionnante de l'évolution du prix ces places et de la programmation à l'Opéra national du Rhin, entre 2000 et 2008. Je vous promets, ça sera captivant.

Je termine ce premier billet de l'année avec un « bouhhh » adressé au 20h de France 2, relevé par moi, si, si, tout seul, mais aussi par Arrêt sur images qui en a fait un article... Le 7 janvier dernier, un reportage parlait de la suppression du juge d'instruction, voulue par Nicolas Sarkozy. Pour commenter, deux personnes sont intérerrogées. Un juge, qui est contre, et un avocat qui est complètement pour. Un avocat présenté comme n'importe quel avocat lambda, on nous donne juste son nom, qui n'est pas Lambda, mais Herzog, prénom Thierry. Sauf que ce que France 2 ne dit pas, mais que le téléspectateur (= moi, par exemple) attentif ne manquera pas de remarquer, c'est que ce monsieur Herzog n'est pas vraiment un inconnu. Ni un avocat lambda... Vu que c'est l'avocat de Nicolas Sarkozy depuis quelques temps déjà. Quelqu'un de neutre pour commenter une idée du président, évidemment.

Grrr !

Et glagla, aussi, parce que chez vous je ne sais pas, mais là où je vis, il ne fait pas très très chaud.

Sur ce, je vous laisse !

jeudi 13 novembre 2008

Actualités en huit

Coucou,

Allez, fini de rire (ou de se marier pour les gays californiens), on va parler de grands huits, et même de grands huits allemands.

Vous vous souvenez sans doute d'Eurostar, le truc génial qui se baladait sur les champs de foire Allemands. Il se trouve que, terrible nouvelle, l'été dernier, Eurostar a été vendu à un parc situé près de Moscou et qui s'appelle Groky Park. Pourquoi terrible nouvelle ? Parce qu'un grand huit fixe a tendance à être moins chouchouté qu'un grand hiot qui voyage, et Eurostar va donc probablement rouiller assez vite sur les rives de la Moskova (je crois que c'est bien la Moskova que l'on voit juste derrière la bête).

Bon, cette vente a des conséquences pour Eurostar, que j'ai tendance à dramatiser un peu, j'avoue. Ce sont les conséquences pour les fêtes allemandes qui m'intéressent plus. On avait trois grands grands huits transportables en Allemagne, Olympia Looping, Eurostar, et l'Alpina Bahn (on peut éventuellement ajouter Höllenblitz, mais pas vraiment non plus). Il en manque désormais un. C'est pour ça qu'un octobre à la Volksfest à Stuttgart, il n'y avait pas de truc géant : l'Alpina Bahn et l'Olympia Looping étaient tous les deux à Munich, et ça sera comme ça tous les ans désormais. Sauf que ça fait un manque à Stuttgart, qu'il faudra évidemment combler. Ce qui sera fait l'an prochain, ouf ! Car de courageux forains anonymes allemands ont acheté un petit grand truc appelé Laser dans un parc américain. Deux loopings, un parcours sinon assez basique, mais ça a une certaine allure quand même. Ironie de l'histoire, c'est un grand huit qui a débuté sa carrière en 1981 en Allemagne, et qui va revenir. Tous les détails en exclusivité Europe 1 après la pub. (Insérez votre publicité ici) Tous les détails ici.

Ça c'était donc ce qu'il y a de neuf pour les trucs transportables. Un départ, une arrivée, et franchement, on perd au change... Mais bon.

Laser

Il y a plus intéressant dans le domaine des attractions fixes, celles conçues pour les parcs d'attraction. Trois parcs allemands préparent des nouveautés pour 2009, et celle qui fait le plus parler d'elle, c'est celle d'Europa Park. Un investissement de 30 millions d'euros, pour un grand huit à propulsion de plus de 1000m de long, avec départ dans un parcours scénique dans le noir sur le thème du feu et de la glace, puis 4 inversions (un looping, deux tires bouchons et une vrille). Et un nouveau quartier, pas encore annoncé officiellement mais tout le monde sait que ça sera l'Islande. 30 millions d'euros, c'est beaucoup, et ça laisse espérer un chouette résultat final, étant donné que le prix d'un bon grand huit seul est souvent d'environ 10 à 15 millions d'euros, là ça en laisse pas mal pour de la décoration... 10 millions d'euros de faux rochers et de plantations, il y a de quoi faire.

Bientôt à Europa Park
Je vous laisse avec ce joli panoramique très récent du chantier d'Europa Park, (d'autres photos ici) et vous dit à bientôt pour de nouvelles aventures. Ah oui j'ai failli oublier. Noir Désir revient avec deux nouvelles chansons sur le Net. Ce qui me fait me demander... le retour de Noir Désir, c'est l'effet Obama, vous croyez ?

lundi 3 novembre 2008

Hello, I'm No On Prop. 8

Coucou,

Demain, on va voter en Californie, dans l'Arizona et en Floride. Trois référendums pour lesquels un vote « oui » vise à inscrire dans la constitution de l'état une interdiction des mariages pour les couples du même sexe, et même, un Floride, l'interdiction de la création de statuts équivalents au mariage pour ces couples (donc pas d'union civile possible non plus).

Au passage, sachant que le mariage gay est déjà interdit par la loi en Floride, savoir qu'ils font un référendum pour modifier la constitution pour l'interdire « encore plus » donne vraiment une super image des gens tolérants qui vivent là-bas.

Comme toute campagne électorale, et encore plus comme toute campagne américaine, celle sur la « Proposition 8 » du nom du texte soumis au référendum en Californie, a donné lieu à pas mal de publicités télévisées de la part des partisans de l'interdiction, et de leurs opposants. J'en poste ici deux, de la même série, qui parodient les publicités bien connues pour une grande marque de produits électroniques chers mais qui brillent alors on les achète quand même.





C'était donc le premier. Et dans le même genre, une autre version...





Et voilà, c'est tout pour ce soir. On verra dans quelques dizaines d'heures ce qu'il adviendra de tout ça, et puis comme un autre vote a lieu dans le même pays au même moment, on saura en plus qui sera le prochain maître du monde, youpi !

(Et moi je vais essayer de vous parler un peu de grands-huits pour changer.)